10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #58

1. Le nom Atari vient d’un terme emprunté au jeu de go (ne manquez pas la suite de l’article source). Merci Olivier.

2. L’interdiction de l’absinthe en 1915 a été très généreusement défendue via des campagnes de relations publiques agressives :

L’absinthe rend fou et criminel, provoque l’épilepsie et la tuberculose, elle tue chaque année des milliers de Français. Elle fait de l’homme une bête féroce, de la femme une martyre, de l’enfant un dégénéré, elle désorganise et ruine la famille et ainsi l’avenir du pays.

3. Le syndrome de Paris.

4. Le nom Final Fantasy fait référence à la situation du studio qui l’a créée : lors de la conception de ce jeu vidéo, un échec supplémentaire lui aurait valu la faillite.

5. La Nasa a deux logos.

6. Dans les années 60, Robert Badinter a été avocat de Brigitte Bardot (source : Françoise par Laure Adler)

7. Le Lapin Agile, cabaret de Montmartre, tire son nom de l’auteur de son logo André Gill. L’établissement a brièvement été surnommé lapin à Gill.

8. L’expression 6 pieds sous terre provient de l’église : cette profondeur correspondait à la limite de la terre sacrée. En-dessous, un défunt était considéré comme excommunié.

9. Un backronym est un acronyme défini a posteriori.

10. Godwin!

Les jeux vidéos dans la vraie vie

Il y a quelques mois, Electronic Arts répond de très belle manière à un bug de ses jeux de golf, décrié par ses consommateurs. EA sort un film où Tiger Woods marche sur l’eau (cette idée prend un brutal coup de vieux compte-tenu de l’actualité…)

En Allemagne, on assiste depuis quelques semaines à une forme de réaction analogue. Face à la fronde des associations de familles contre les jeux vidéo violents, un collectif d’artistes s’amuse à détourner des affiches dans la rue. Le procédé consiste à coller l’interface du jeu Doom (un jeu de tir en vue subjective) sur des panneaux publicitaires.

Outre la modernité très 00’s du détournement publicitaire, il est amusant de constater comment les jeux vidéos s’invitent dans la vraie vie.

Une fois passée barrière de l’adoption du jeu (parfois aidée par une campagne de Familles de France), on voit apparaitre du vocabulaire (cf. langages vernaculaires des jeux en ligne par exemple), des communautés physiques (cf. Zombie parade ou soirées Wow dans des bars), des t-shirts reprenant des gimmicks visuels (logo atari, système de vies) puis des éléments de sens réutilisés.

La référence est pointue mais le message passe bien, on imagine assez facilement que les médias ont joué le rôle de vulgarisateur auprès des publics non-initiés.

Quelle sera la prochaine étape? Une mention game over à la fin des films? Des débats politiques dans Wow? Une guilde se présentant aux élections?

Plus d’images ici.

Via : Fluctuat et Ufunk