10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #264

1.Pendant la 2nde guerre mondiale, les Russes entrainèrent des chiens pour aller faire exploser des bombes sous les tanks allemands. Problème : les chiens identifiaient les bâtiments à l’odeur de l’essence, or l’armée allemande roulait au diesel.

2. Aux Etats-Unis, les hommes payent en moyenne 15 000$ de plus en assurance auto au cours de leur vie.

3. Rolex a un statut d’entreprise non lucrative réinvestissant l’intégralité de ses profits au service de l’entreprise.

temps passe table france

4. Entre 1986 et 2010, le temps passé à table des Français a augmenté de 13 minutes, de 2h09 à 2h22. Source Think Tank

5. La moitié des hommes britanniques descendent d’un roi de l’âge de Bronze ayant vécu il y a environ 4000 ans.

6. Les notations de 11 grands sites internet – dont Amazon et PornHub – montrent que les produits qui ont le plus de lettres figurant à gauche d’un clavier QWERTY sont plus populaires. Merci Sylvain

7. Le stylo à tatouer a été initialement inventé par Thomas Edison pour créer un stylo électrique capable d’écrire sur 100 feuilles superposées simultanément.

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8. La chanson du bon roi Dagobert ne moque pas le roi éponyme mais Louis XVI. Merci Etienne

9. A l’aveugle, 96% des gens reconnaissent le bruit de l’eau chaude qui coule vs. celui de l’eau froide.

10. Les GPS vendus sur le marché se désactivent au-delà de 1 900 km/h et au-dessus de 18 km d’altitude pour éviter qu’ils puissent être utilisés comme système de guidage de missiles balistiques.

Le QWERTY Effect : comment les clavier d’ordinateur sont en train de changer le monde

Voilà le genre d’info dur à vérifier mais sympa à restituer.

Le chercheur anglais Kyle Jasmin a montré qu’à force de taper sur des claviers d’ordinateurs, notre cerveau associait progressivement des connotations différentes aux lettres figurant à gauche ou à droite.

Les lettres de droite étant – selon le chercheur – plus faciles à taper (sans doute parce que la majorité de l’humanité est droitière), notre cerveau leur associe un sentiment positif, inversement pour les caractères à gauche.

Ces trouvailles sont intéressantes de plusieurs points de vue :

  • L’universalisme de l’interface QWERTY (on compte toutefois quelques légères variations AZERTY ou QWERTZ) crée des connotations indépendantes des langues : le chercheur a montré que l’effet QWERTY s’appliquait aussi bien à l’anglais qu’à l’espagnol ou l’allemand. Doit-on y voir darder un projet de compréhension et meilleure entente entre les peuples?
  • L’écriture est synésthésique : les gestes influent sur le sens des mots et la perception du monde (voir effet Bouba/Kiki, les rimes des aèdes ou le lean back/lean forward).
  • Les gauchers vont-ils développer une perception du monde différente des droitiers, conformément à l’hypothèse Sapir-Whorf (voir slide 7)

Réponse dans quelques dizaines d’années…

Quand on dit que ce sont les usages qui font les produits et les marques…

… vous avez peut-être entendu parler de ce projet de remplacer le clavier QWERTY (le cousin américain de notre AZERTY) par le SWYPE.

A l’origine, QWERTY a été pensé pour ralentir au maximum la saisie d’informations sur un clavier (suivant le modèle des machines à écrire mécanique) :

Les touches correspondant aux paires de lettres les plus usitées dans la langue anglaise sont réparties de manière à éloigner le plus possible les marteaux qui lui correspondent, ce qui limite les risques de blocage des tiges. Wikipédia

Aujourd’hui, SWYPE a été pensé pour répondre au besoin d’écrire des SMS d’une seule main…

Une innovation qui pourrait être un vrai avantage concurrentiel sur le marché ô combien monotone des smartphones. Ce serait énorme qu’un simple protocole de saisie devienne une raison d’achat d’un téléphone…

Desuet et brillant à la fois.

Cette petite vidéo résume le concept :

Source : Techcrunch

Le shortcut paradoxe

Il est du ressort de l’intelligence collective de pointer les contradictions qui émergent de notre monde moderne dopé à l’innovation – au sens très large du terme – et à l’omniprésence des nouvelles technologies.

L’utilisation des raccourcis clavier en est une, à placer sous l’égide de la cohabitation du vieux et de l’ancien, que d’aucuns qualifient de vague néo-rétro. Ce mouvement englobe une très large palette d’applications : design automobile, vestimentaire, architectural, high-tech, gastronomique… Une lame de fond en quelque sorte.

En bref, un raccourci clavier vous permet d’accomplir une tâche informatique donnée plus rapidement qu’à l’aide d’un dispositif de pointage. 1984 marqua pourtant le lancement du premier Macintosh, doté d’une souris et d’une interface graphique révolutionnaire de par son abandon partiel de l’utilisation du clavier. Plus besoin de naviguer dans les menus de votre disque dur à l’aide des touches « flèches », la souris tira provisoirement un trait sur les nombreuses commandes anciennement exécutées au clavier.

La multiplication des fonctions et applications rendues possibles par l’informatique font actuellement rejaillir de nos cartons le spectre du clavier. Perdus dans les menus, notre bon vieil azerty nous immunise face à la complexité grâce à un nombre de commandes familières, acquises et maturées au cours de notre individuation informatique.

C’est donc très naturellement que je me pose la question : les shortcuts sont-ils une réaction de nostalgie inconsciente formulée à l’égard du progrès ou une madeleine historiquement indissociable de la pratique informatique ?

Réponse à suivre…