WTF is your capteur strategy?

Ce post fait suite au post d’hier faisant état du grand nombre d’entreprises pivotant du hardware vers le software, donc vers la data.

Pour avoir de la data, il faut collecter de la data.

John Deere a des tracteurs, Bloomberg des journalistes, IBM des commerciaux, NVidia bientôt des caméras de surveillance, Snapchat un appareil photo, Google et Amazon veulent connecter les maisons.

La qualité des capteurs fera la qualité des datas.

La qualité des datas dépendra de la qualité du service collecteur de datas offert aux utilisateurs.

Comme dirait Benedict Evans :

The image sensor in a phone is more than just a camera that takes pictures – it’s also part of new ways of thinking about mobile UIs and services, and part of a general shift in what a computer can do.

Et vous? Quelle est votre *capteur stratégie*?

Mobile is eating the world – décembre 2016

C’est terrible parce que le décès de Slideshare rend compliqué le partage de présentations intéressantes. 

Mobile is eating the world c’est un peu le nouveau internet trends de Mary Meeker : un incontournable qu’on attend à chaque saison.

Le gros truc de cette édition de décembre 2016, c’est le résultat – encore inconnu naturellement – des nouvelles capacités de calcul de nos smartphones – permettant à une intelligence artificielle de tourner – et des nouvelles interfaces – objets, caméra, voix – qui vont inventer l’internet de demain.  On a hâte.

Les plus passionnés pourront en suivre le séminaire :

L’innovation n’est pas qu’une question de vulgarisation mais surtout d’idéologie

On a bien aimé cette théorie paradoxale déterrée par Benedict Evans : l’innovation suit toujours une courbe en S :

The development of technologies tends to follow an S-Curve: they improve slowly, then quickly, and then slowly again. And at that last stage, they’re really, really good. Everything has been optimised and worked out and understood, and they’re fast, cheap and reliable. That’s also often the point that a new architecture comes to replace them.

C’est précisément au moment où les technologies sont les plus matures qu’elles se font remplacer. Notamment pour permettre aux entreprises de ré-enclencher un nouveau cycle de croissance.

C’est pour cette raison qu’Apple se lance dans les voitures électriques après s’être lancé dans la téléphonie.

Ce phénomène explique également l’obsolescence programmée ou l’angoisse que peut générer la technologie à systématiquement se renouveler chez les technophobes.

C’est en même temps une immense source de progrès (cf. la machine à vapeur vs. les hommes ou l’automobile vs. les chevaux) et une immense source de regret (le téléphone filaire, la poste et les charrettes à bras c’était mieux avant).

L’innovation n’est pas qu’une question de vulgarisation mais d’idéologie.

Mobile is eating the world : 2016 edition

Voici la dernière édition du deck Mobile is eating the world, produite par l’excellent Benedict Evans (abonnez-vous à sa newsletter ici) du fond Andreesen Horowitz.

L’équivalent du Internet Trends de Mary Meeker pour le mobile.

Indispensable pour prendre la mesure de l’évolution du marché.

Posséder les cartes c’est posséder le pouvoir

tordesillas

Les cartes sont un des témoignages les plus précieux de l’histoire de l’humanité.

Par devant les potentielles richesses qu’ils pouvaient rapporter de mondes inconnus, les grands explorateurs étaient chargés de cartographier leurs itinéraires. La carte constituait un atout inimaginable pour les souverains : réduire le risque des expéditions (tout en s’assurant un indéfectible soutien de la véritable puissance de l’époque : l’Eglise). Une situation en tout point similaire à celle des des startupers et capital-risqueurs actuels.

Les enchères dont font l’objet la division cartographie de Nokia montre l’importance inchangée des cartes.

D’abord parce qu’elle est une fonctionnalité clef de la mobilité (le marché le plus en développement au global, cf. deck infra).

Ensuite parce que les expertises cartographiques sont rares et nécessitent des investissements colossaux. Hormis les puissances publiques, seuls Nokia à la grande époque, Google ou Microsoft ont pu se constituer une cartographie de qualité. Même le géant Apple – pourtant richement doté – n’a pu produire un outil satisfaisant.

Finalement parce que la cartographie est gage de liberté. Celui de ne pas payer de taxe aux pionniers (cf. la manière dont Google ramasse vis-à-vis de l’usage de ses cartes), celui d’agir sans être épié.

Payer 4 milliards de dollars par une mappemonde aujourd’hui, c’est rouvrir la route des épices sans croiser un seul barbare.