10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #118

1. L’algorithme pour gagner à pierre, feuille, ciseau à tous les coups.

2. La drôle d’histoire derrière le nom des rames de RER. Merci Olivier

3. Le vélo, déjà, toujours…

4. Le Real Madrid détient 40% des droits à l’image de ses joueurs.

5. Carat = Centrale d’Achat Radio Affichage Télévision. Merci Xavmod.

6. Cookie Puss, une mascotte publicitaire low-tech citée par Howard Stern, les Beastie Boys, “The Family Guy”, Regis and Kelly, Philip Glass ou Patton Oswalt.

7. L’expression goofy footer familière aux sports de glisse vient de Disney. Merci Sébastien.

8. Lancée en 1955, la Dodge La Femme est la première voiture officiellement adressée aux femmes.

9. Les abonnés ne représentent que 16% des gens qui fréquentent les bibliothèques municipales.

10. Depuis 2005, le revenu (toutes sources confondues) des inactifs est supérieur aux actifs (cf. Challenges).

Le progès en pédalant

Comment renforcer son amour de la petite reine ? En l’enrichissant d’une perspective historique qui n’a rien à envier au storytelling, si bien décrit par mon ami Sébastien.

La bicyclette a pris son essor à la fin du 19e siècle, de manière concomitante au développement des transports (les routes, canaux, chemins et fer ont connu un déploiement fulgurant à cette époque) sous l’impulsion de quelques grands intellectuels technocrates dont Claude-Henri de Rouvroy (ou Comte de Saint-Simon pour les intimes) est un représentatif symbole.

De fait, la bicyclette peut-être considérée comme un témoin actif des progrès sociaux.

Sa démocratisation accompagne la baisse du temps de travail et permet le développement du tourisme. Par conséquent, c’est l’ouverture d’esprit des cyclistes qui s’en trouve flattée. A l’époque, le voyage étant réservé aux élites, on passait sa vie dans le même patelin où on était peu confronté à de nouvelles idées… Ceci explique entre autre le fait que les villes ferroviaires (ie. de passage) aient été plus tôt que les autres sensibilisées aux idées nouvelles et progressistes (mais c’est une autre histoire).

Assez tôt, la petite reine cultive la mixité : femmes comme hommes s’éprennent de l’engin.

De fait, on peut raisonnablement admettre que le vélo a participé à l’émancipation des femmes. Un thèse corroborée par les sceptiques de l’époque qui voyaient dans la bicyclette un double danger pour la fertilité humaine :

  • Troubles des fonctions de reproduction occasionnés par les frottements de la selle autour des fesses,
  • Crise de la nuptialité causée par les escapades à bicyclette détournant les jeunes gens de leur besogne.

Dieu merci, le médecin français Ludovic O’Followell va rétablir la vérité et prescrire l’usage du vélo pour rapprocher les couples, repeupler le pays mais également détourner la classe ouvrière de l’alcool…