La magie du marketing Amazon : de la surveillance à l’assistance

Il y a quelques semaines, Amazon lance Cloud Cam, une caméra de surveillance domestique.

Les raisons de ce lancement sont multiples :

  1. Les caméras de surveillance domestiques sont un succès sur Amazon et la firme américaine a tendance à lancer ses propres MDD pour capturer les catégories dynamiques.
  2. Amazon aimerait livrer les gens à domicile en leur absence : une caméra de surveillance permettrait de reconnaitre le faciès des livreurs pour pénétrer les domiciles.
  3. La maison est le nouveau champ de bataille des GAFA : chacun veut devenir « l’OS de la maison » (avec des caméras, des enceintes intelligentes ou des beacons façon dash buttons) qui sera capable de reconnaitre les membres d’un foyer, anticiper leurs désirs, proposer des publicités personnalisées. Pour souvenir, la marque de robots automates Roomba cherche également à s’emparer de ce marché.

Là où les choses deviennent amusantes, c’est à la découverte de la vidéo supra. Initialement positionné comme une caméra de surveillance, Echo vient d’être repositionné comme « assistant fashion » qui prend des photos de son look. Bref, tous les prétextes sont bons pour pénétrer les foyers et à ce titre, imposer de nouveaux usages est clé.

Et dire que les designers ont fait souhait d’être plus éthiques en 2018… (ça me fait d’ailleurs rire que ce gros faux cul de Yves Behar s’y mette aussi).

Quoi qu’il en soit, 2018 sera plus que jamais l’année de la « capteur stratégie ». Et vous? Comment votre marque collecte des données?

Merci Fabien pour ce beau lien.

Si notre définition du luxe est dépendante des médias de masse, comment le luxe va résister à la fragmentation des médias de masse?

On parlait de la théorie de la consommation ostentatoire pas plus tard que lundi et voici qu’une idée neuve jaillit, à la lecture de Blink, revue interne de Mediacom.

Selon Joerg Blumtritt (auteur de la note), la consommation ostentatoire est le fruit du modèle mass media. Lorsque tout le monde est exposé aux mêmes images, les références sont communes et universelles. Aussi, lorsqu’on possède un objet, une immense quantité de personne connait la marque en question. D’où naît le besoin de se singulariser, se hiérarchiser, dans un environnement où chacun comprend ce que vous achetez. C’est de cette situation que naît le cool (cf. veille en pied de page), consacrant le non advenu dans les médias de masse.

Demain, le développement des filter bubbles et d’un internet taillé sur mesure va ébranler l’hégémonie mass media au profit d’un équilibre entre messages universels et personnalisés.

En diminuant les références communes, la définition du luxe sera bouleversée, un peu à la manière de la culture et des genres, très dépendante des médias de masse, comme l’explique Johanna Blakley :

* La veille de Né Kid sur le cool :