10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #308

1. Merci Victor

2. Inventées après l’universel football, les règles du rugby ont été volontairement compliquées pour éduquer les hommes à l’éthique de l’humilité. Merci Mehdi

3. Naitre avec une petite cuiller en argent dans la bouche est un proverbe qui vient de l’époque où les gens se déplaçaient avec leur propre cuiller.

4. The Hire, une des premières campagnes modernes de brand content, aurait augmenté les ventes de BMW de 12% d’une année sur l’autre.

5. Le pin colonnaire penche vers l’équateur, et personne ne sait pourquoi. Merci Simon

6. Au 14e siècle, la peste noire fit tellement de morts que l’Europe mit 3 siècles à retrouver son niveau de population.

7. Le logo Toyota est un hommage à leur activité historique : les machines à coudre.

8. Historiquement la margarine était rose.

9. Les dents de lait tombent dans le même ordre qu’elles poussent.

10. L’équipe de football américain de Baltimore est nommée Ravens en l’honneur d’Edgar Allan Poe ayant longtemps résidé dans la ville.

Posséder les cartes c’est posséder le pouvoir

tordesillas

Les cartes sont un des témoignages les plus précieux de l’histoire de l’humanité.

Par devant les potentielles richesses qu’ils pouvaient rapporter de mondes inconnus, les grands explorateurs étaient chargés de cartographier leurs itinéraires. La carte constituait un atout inimaginable pour les souverains : réduire le risque des expéditions (tout en s’assurant un indéfectible soutien de la véritable puissance de l’époque : l’Eglise). Une situation en tout point similaire à celle des des startupers et capital-risqueurs actuels.

Les enchères dont font l’objet la division cartographie de Nokia montre l’importance inchangée des cartes.

D’abord parce qu’elle est une fonctionnalité clef de la mobilité (le marché le plus en développement au global, cf. deck infra).

Ensuite parce que les expertises cartographiques sont rares et nécessitent des investissements colossaux. Hormis les puissances publiques, seuls Nokia à la grande époque, Google ou Microsoft ont pu se constituer une cartographie de qualité. Même le géant Apple – pourtant richement doté – n’a pu produire un outil satisfaisant.

Finalement parce que la cartographie est gage de liberté. Celui de ne pas payer de taxe aux pionniers (cf. la manière dont Google ramasse vis-à-vis de l’usage de ses cartes), celui d’agir sans être épié.

Payer 4 milliards de dollars par une mappemonde aujourd’hui, c’est rouvrir la route des épices sans croiser un seul barbare.

Les brand funnels sont des entonnoirs dans lesquels l’eau ne coule pas mais remonte

brandZ marques auto 2012
Pour rappel, la méthodo BrandZ de WPP (source BrandZ 2013) :
Bonding : You have a very strong relationship based on a broad set of positive activities
DOWN : You may prefer to keep a wide repertoire of brands to choose from
Advantage :
UP : The brand delivers something more than other brands, so you choose it more often
DOWN : The brand may be matched by others
Performance :
UP : Your experience meets with your expectations of the category
DOWN : It doesn’t do what you expect, the brand disappoints you
Relevance :
UP : Is this a brand that meets your needs and fits your pocket?
DOWN : It’s not your sort of thing, or is priced outside your range
Presence :
UP : A relationship starts with awareness of an experience
DOWN : You are not reminded about it
brandz insurance 2013
Même exercice sur la catégorie des Banquassurances. Source BrandZ 2013
brandz retailer france 2013
Même exercice pour les marques de retail. Source BrandZ 2013

Pourquoi l’immense majorité des brand funnels ont la forme – plus ou moins disgracieuse – d’un entonnoir?

On peut difficilement être considéré sans être connu (encore que). Faut-il pour autant travailler ces items dans un « ordre »? Est-ce que ces items s’alimentent en cascade (faut-il commencer par être connu pour ensuite bosser sa considération et sa préférence)?

En y réfléchissant, on peut faire de la notoriété qui ne travaille pas la considération alors qu’on ne peut pas faire de considération qui ne fasse évoluer la notoriété. Pourquoi se priver de faire travailler plusieurs variables à la fois? Pourquoi ne pas directement bosser la préférence? Elle fait vendre non? On dit que la différence entre le bonding et l’advantage, c’est 50% de taux de nourriture vs. 20%.

Par ailleurs, quel est le pouvoir de prédiction de ces données? On se rend compte que l’étape de préférence est corrélée à la part de marché d’une marque. Les brand funnels ne sont qu’un reflet d’une situation qu’il est impossible d’expliquer autrement que par la théorie de « la pénétration d’abord, le reste suivra » propre à Byron Sharp.

Les flèches d’un funnel fonctionnent à l’envers.

Plus tu as une part de marché, plus tu es considéré, familier et connu. C’est flagrant sur cet autre tableau comparant les funnels de marques auto :

funnel brand car automotive
Benchmark de la catégorie auto composé de (dans le désordre) BMW, Citroën, Mercedes, Renault, Dacia, Ford, Fiat, Toyota, Opel, Nissan, Peugeot, Volkswagen, Kia, Hyundai, Audi.

La part de marché dépend moins d’une brand equity que de variables telles que le nombre la DN et la DV.

La taille fait la performance (cf. loi du double jeopardy*). C’est cruel mais c’est comme ça. Les funnels sont des entonnoirs dans lequels le flux remonte.

Vend, le reste suivra.

Pour rappel, la loi du double jeopardy :

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #162

1. Le Velo-Dog, le petit flingue des facteurs.

2. Le permis de conduire à points en France ne date que de 1992.

3. Les breaks BMW ont été inventés dans un garage par un employé bricoleur :

4. Les noms des Kit-Kat et des Snickers ont des origines étranges.

5. Les stations de métro à New-York possèdent d’étonnantes bandes striées en noir et blanc…

6. Apple possède 600M de cartes de paiement en base (si quelqu’un a les chiffres de Visa ou Mastercard je suis preneur).

chart-of-the-day-accounts-apple-ebay-paypal

7. Que signifient les deux zéros avant le matricule de James Bond? Soit le droit de tuer, soit un passé tueur

8. Pourquoi une bande-annonce s’appelle trailer dans les pays anglo-saxons? Au départ, elles étaient diffusées après les films…

9. L’homme qui a breveté le super soaker est un ingénieur de la NASA, désormais riche. Merci Olivier

10. Fournis par Armor Lux, les bonnets rouges sont fabriqués en Ecosse.

« Ce qui fait marcher les femmes » d’Eram illustre doublement la caducité du coeur de cible : par le message et le moyen

identite composite personnalité MOS

Derrière une exécution assez moyenne, ce court métrage passé un peu inaperçu défend quelques chères valeurs.

Ce qui fait marcher les femmes raconte que chacun possède son propre rapport aux objets. Des fétichistes, des collectionneurs, des fonctionnalistes, des indifférents. Pas une personne n’achète pour les mêmes raisons ni de la même manière.

Mieux, la même personne peut répondre de plusieurs typologies d’achat (cf. cette brillante campagne Monoprix il y a quelques années). Il ne s’agit donc pas de réfléchir en « coeur de cible » et en « comportements dominants » mais de mettre en scène la mosaïque complexe des raisons d’achat pour laisser les gens s’y reconnaître.

Si la thématique du rapport personnalisé et des usages a le vent en poupe depuis une dizaine d’années (sous l’égide du développement du CRM dans les 90’s notamment), laisser à disposition ce contenu online est d’une sagesse assez salutaire : la marque n’impose à personne de consommer son message, seuls les curieux ou les intéressés s’en régaleront.

C’est un peu le mythe fondateur de la pub en ligne (et a fortiori du brand content) : le top-down est terminé, place à l’exposition choisie, à l’ère de la conversation.

Si le niveau de ce film Eram est un peu inférieur à ce à quoi la marque nous a habitué (exécution un peu cheap et argument parfois sexistes, un comble), ce mash-up de Plus belle la vie et de West side story  ne manque pas de fraîcheur, ne serait-ce que parce qu’il ne court pas (que) après le ROI, un peu comme les femmes Eram finalement…