Un concept actuel : l’économie éthique ou “ethonomics”

L’économie éthique est un concept visant à ajouter aux méthodes traditionnelles de mesure économique des variables qualitatives, telles que le système de valeurs d’un individu.

En clair, elle mesure l’adhésion des gens à des valeurs par le prisme du temps et de l’argent dépensé.

En effet, on mesure classiquement les dépenses d’une personne selon la théorie objective de la consommation sans y inclure ses valeurs (un agent économique dépense en fonction de son revenu et de son temps disponible, point barre).

Afin de se faire une idée des notions gravitant autour des ethonomics, voici un petit nuage Wordle :

Qualifié de “futur du business” par la revue US Fast Company, l’éthonomie s’illustre dans ces nouvelles pratiques qui allient le  commerce à l’éthique ou la responsabilité sociale :

  • Le commerce équitable,
  • Le localism ou marketing local (urban gardening, AMAP, etc.),
  • L’écologie et le développement durable,
  • La croissance verte,
  • Les nouvelles utopies collectives : on en croise souvent sur le web > creative commons, open source, etc.
  • La micro-finance,
  • La RSE : entreprises proposant à leurs salariés de consacrer du temps à des projets extra-professionnels…

Attention toutefois à ne pas verser dans le suivisme et le greenwashing…

Une des plus belles initiatives éthonomique, c’est le BIB (Bonheur Intérieur Brut). Il mesure le “niveau de vue” en mixant des facteurs rationnels quantitatifs (revenus économiques, etc.) avec des facteurs qualitatifs (valeurs, confiance, etc.).

A l’aune des multiples initiatives business exploitant ces nouvelles approches, on ne doute pas de son succès en devenir…

Je laisse la parole à Yvon Chouinard, brillant fondateur de Patagonia, une entreprise de produits de montagne, pionnier en matière d’éthonomie (no packaging, produits anti fast-fashion garantis à vie, engagement des salariés dans des associations, etc;) :

Source : Fast Company