Quelques vieilles idées de médias

A force de parler, d’entendre, de lire et de regarder des idées innovantes de dispositifs publicitaires, on finit par oublier que nos aïeux s’arrachaient aussi les cheveux pour inventer de nouvelles techniques publicitaires.

L’épreuve du temps ne leur a pas toujours donné raison mais un petit voyage dans le passé permet de faire quelques trouvailles surprenantes.

1. Des briques publicitaires : initiées par les architectes depuis la nuit des temps (pyramides, cathédrales, immeubles…), les signatures d’architectes et autres bâtisseurs signant les bâtiments ont inspirées ces briques. Si Vinci, Lafarge ou Bouygues ont besoin d’arrondir leurs fins de mois un de ces jours, qu’ils pensent à ouvrir une régie-brique.

2. Des cages à oiseaux brandées : à une époque où il était cool d’avoir un canari, quelques petits malins avaient pensé à brander les perchoirs… Twitter avant l’heure?

3. Un échiquier publicitaire : les idées les plus simples ne sont pas toujours pertinentes. Partant de l’observation que les joueurs d’échecs lorgnent longtemps et avec attention leurs positions, quelques ingénieux pubards y voyaient l’opportunité de commercialiser les 64 cases.

4. Des gobelets publicitaires : Cup Factory n’a pas inventé la poudre…

5. Des moleskines à marques : ou comment intégrer un message dans la vie de tous les jours des scribouillards.

6. Des savons magiques : entre la pub et les lessiviers, c’est un histoire d’amour séculaire. Avant les soap-operas, les ingénieurs avaient pensé à disposer une feuille au milieu des savons afin de faire apparaitre des annonces au fur et à mesure que le produit était utilisé.

7. Des chaussures imprimantes : gonflé et peu vraisemblables, ces chaussures peignant des slogans sur les trottoirs…

8. Un clean tag vintage : plus efficace que les chaussures steno, cette machine n’a rien à envier aux clean tags, fréquemment convoqués en street marketing.

9. Des miroirs publicitaires : faisant apparaitre des messages lorsque des personnes les regardaient.

10. Commercialiser les espaces des monuments : déjà imaginé pour la statue de la liberté à la fin du 19e, cette technique a fait des émules.

Source : HHCC , Adverlab

Le télétravail se développe discrétement en France

On apprenait ce week-end que la société française Téléperformance va donner un coup de pouce au télétravail en France à l’aide de son client SFR. Pour mémo, SFR outsource sa hotline et relations clients chez Téléperformance.

Le Figaro nous apprenait il y a quelques semaines que prés de 20% des salariés européens sont adeptes du travail à distance contre 6 à 7% de leurs voisins français.

20% des salariés qui ont déja travaillé à domicile, ça représente combien d’espaces de travail à domicile partiellement subventionnés par les boites? Et si un couple qui travaille dans la même entreprise décide de rester à la maison (mille raisons possibles : enfants à charge, enfant/conjoint nécessitant un suivi médical, handicap…) ?

Les entreprises ont-elles déjà pensé à brander des appartements de ses salariés à distance? Il existe bien des villes quasi  brandées: Atlanta et Coca-Cola et Google à Mountain View voire plus modestement des biens immobiliers possédés par certaines grosses boites (notamment dans le secteur dans la banquassurance)… mais aucune maison SFR (ni studio, gnarf), appartement Adidas ou Loft Pepsi.

2 idées de branding possibles :

  • Subventionner et brander les appartements dans lesquels travaillents les télétravailleurs (façons salariés de chez IKEA entièrement meublés corporate), plus pratique et souple pr les logements existants ;
  • Vendre des appartements directement via la marque constructeur (Bouygues, Vinci…) plutôt que d’être parasité (ou revendre en blanc) par une marque d’agent immobilier.

Idée de génie ou (re)découverte du business model de la marque blanche?

Et toi? Tu vis Eiffage ou Lainé-Delau?