52 techniques pour booster vos brainstormings

Je viens de retrouver ce lien partagé par le bon Mott.

Deck of brilliance liste 52 techniques de brainstorming pour s’aérer les neurones et redéfinir sa stratégie de communication.

Si ce sujet traite essentiellement d’exécution, il a le bon goût de faire la démonstration que le vrai génie créatif provient de la production plutôt que de l’idéation.

Bonne balade.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #256

1.L’unité de mesure de volume du pétrole, le baril, est originaire de Pechelbronn en Alsace.

2. Pourquoi les stylos Bic ont un capuchon percé? Pour que l’air puisse passer quand même passer au cas où quelqu’un en avalerait un accidentellement. Merci Victor

3. Un micromort est une unité de risque égale au millionième d’une probabilité de décès. Merci Olivier

4. La Mad Pride, c’est la gay pride des malades psychiatriques. Merci Fred

5. Le terme vaccin descend de la vaccine, une bactérie infectant les garçons vachers. On se rendit compte que ces derniers étaient immunisés à la variole. D’où le terme générique vaccin qui suivit. Merci Armand

6. Avant il y avait le syndrome de Stendhal (des gens hallucinés par la beauté d’un lieu), maintenant il y a le syndrome de Paris : les gens sont hallucinés de déception.

7. Légaliser la prostitution pourrait réduire le nombre d’infection du sida de moitié.

8. Il est prouvé que les brainstorming produisent en moyenne moins d’idées de bonne qualité que les gens qui bossent seuls.

9. La puissance collective de la gamme pentatonique.

10. Saint Valentin est aussi le patron des apiculteurs, de la peste et de l’épilepsie.

Dans un environnement de plus en plus standardisé et décadent, qui seront les dandys du marketing?

évolution des marques scenario laddering
Si tout se passe comme prévu, ce schéma devrait faire figurer “what you want” à partir des années 2010-2015.

Cet article publié dans Adage offre une bonne perspective sur l’avenir du marketing. Abordant le sujet de la publicité programmatique, il évoque les conflits d’intérêt qui vont s’en suivre.

Aujourd’hui les gens qui constituent des bases de données deviennent acheteurs média tandis que les acheteurs média s’équipent en base de données. Outre la course à l’échalote qui va produire une compétition sanguinaire sur les prix ainsi qu’une vague de consolidation dans les années qui viennent, c’est bien la question de l’interprétation des données qui est en remise en question.

Si l’auteur reconnait mollement que les nouveaux métiers du marketing n’ont pas réponse à tout, il sera difficile de faire gober ce point au marché. Les nouveaux débouchés pour les métiers du marketing – depuis la gestion et l’interprétation de la data à la mise en conformité de protocole en passant par l’invention la normalisation d’outils innovants – ne laissent pourtant guère place à la poésie et à la créativité.

J’aime imaginer que parallèlement à cette commodisation de la donnée consommateur – qui n’est pas encore pour tout de suite – un contre-courant snob fera son apparition. Les nouveaux dandys seront opposés au mauvais goût de l’automatisation, des agences à Bangalore, des KPI inutiles.

Marginaux mais très sûrs d’eux, ils tiendront salon dans les derniers lofts en friche, remplacés depuis longtemps par de cossus quartiers généraux place Vendôme, à la mode des fonds d’investissement 30 ans plus tôt. On se piquera de travailler au crayon à papier, de faire des brainstormings, de chercher des sauts créatifs. On se disputera les derniers clients prompts à accepter ces méthodes de travail artisanales : la vieille industrie du luxe (les konzerns géants auront franchi le Rubicon depuis longtemps), quelques services locaux, le B2B…

Nous sommes à un moment charnière où à moins de 30 ans, on se sent déjà vieux con. Faut-il embrasser aveuglément l’avenir?

Comme pour la plupart des réunions, les brainstorming sont des séances d’épouillage comme les autres

Il y a quelques semaines, Jonah Lerher produit un article dans le New Yorker où il explique pourquoi le brainstorming tel qu’il a été inventé – aka un outil commercial chez BBDO dans les années 40 – est un leurre.

Plusieurs expériences montrent que nous sommes plus créatifs en situation de solitude. Les mécaniques de groupes flinguent la libération des idées et le principe de non-jugement est un frein à l’idéation (tout comme l’absence de contraintes). [Il est au passage amusant de remarquer comme le concept de jugement seconde dimension fait résonner les préceptes judéo-chrétiens. Le jugement est une instance douée de droit de vie ou de mort sur la création.]

La bride posée par les effets de groupes sur la créativité est moins grave pour les séances de brainstormings que pour les organisations.

Comment rester compétitif malgré les risques de la gestion collaborative d’un projet?

Une célèbre expérience de la NASA (désolé mais je ne trouve plus le lien) portant sur la hiérarchisation des objets à emporter dans l’espace montre en effet que la somme des décisions individuelles est inférieure à une décision collective.

Entre ces deux exemples contradictoires, comment trancher et comment orienter sa gouvernance ou son management?

Comme souvent, l’utilité du brainstorming se trouve ailleurs.

Toute technique visant à stimuler la créativité par la collectivité est un exercice socio-anthropologique. Leur dessein consiste moins à trouver des idées que de rassembler des gens, créer un environnement sympathique,consacrer un laps de temps à un problème, partager une vision et son expérience d’un sujet. Le type de conversation propre aux séances d’épouillage des primates.

Après tout, c’est mieux que rien, les gens n’ont pas forcément le temps de réfléchir dans leur bureau et il existe des pistes d’amélioration.

Le brainstorming ou la co-création sont des rituels répondant avant tout à un enjeu social, d’où leur prééminence en entreprise.

Le mot de la semaine : serendipité

On l’entend de plus en plus souvent, il hante la toile. Serendipity est un terme qui désigne ce mélange de hasard et d’intuition qui nous permet de faire des découvertes fabuleuses et un peu hasardeuse.

Cette expression provient d’un conte Persan, Les 3 princes de Serendip où 3 larons partent en chasse d’animaux extraordinaires sans même les avoir vu, uniquement à partir de maigres indices.

Le mot a vécu les 2 derniers siècles de manière sinueuse et ambigue selon les différentes disciplines scientifiques qui l’invoquaient. On imagine – entre autres – que les doux dingues à la recherche de Nessie ont fini par découvrir des débuts de preuves qu’il existait…

Il fait en retour en force marqué après guerre, convoqué par l’inventeur du brainstorming : Alex Osborn. Le « brainsto » est de fait un mécanisme hautement sérendipiteux puisqu’il consiste à partir à la recherche d’idées ou concept via des bribes variées et hasardeuses autour d’un thème donné.

Le développement des nouveaux médias ces 20 dernières années a propulsé la serendipité dans une autre dimension. Le mécanisme même des moteur de recherche produit par essence de la sérendipité : je cherche un fleuriste dans mon quartier et j’aperçois qu’un nouveau cinéma vient d’ouvrir à deux pas, je pars en chasse d’un groupe de rock, je reviens avec 3 nouveaux groupes de jazz (et un nouveau teen movie à télécharger)…

En fin de compte, le pur hasard – au sens coïncideux du terme – est très rare, il n’a plus lieu d’être, le monde est surtout serendipiteux.

[MàJ] Voici notre veille Né Kid dédiée à la sérendipité :