10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #58

1. Le nom Atari vient d’un terme emprunté au jeu de go (ne manquez pas la suite de l’article source). Merci Olivier.

2. L’interdiction de l’absinthe en 1915 a été très généreusement défendue via des campagnes de relations publiques agressives :

L’absinthe rend fou et criminel, provoque l’épilepsie et la tuberculose, elle tue chaque année des milliers de Français. Elle fait de l’homme une bête féroce, de la femme une martyre, de l’enfant un dégénéré, elle désorganise et ruine la famille et ainsi l’avenir du pays.

3. Le syndrome de Paris.

4. Le nom Final Fantasy fait référence à la situation du studio qui l’a créée : lors de la conception de ce jeu vidéo, un échec supplémentaire lui aurait valu la faillite.

5. La Nasa a deux logos.

6. Dans les années 60, Robert Badinter a été avocat de Brigitte Bardot (source : Françoise par Laure Adler)

7. Le Lapin Agile, cabaret de Montmartre, tire son nom de l’auteur de son logo André Gill. L’établissement a brièvement été surnommé lapin à Gill.

8. L’expression 6 pieds sous terre provient de l’église : cette profondeur correspondait à la limite de la terre sacrée. En-dessous, un défunt était considéré comme excommunié.

9. Un backronym est un acronyme défini a posteriori.

10. Godwin!

Quand Brigitte Bardot militait pour le développement durable

BB, c’est une affaire de patrimoine. A 75 ans, elle ne manque pas une occasion de faire parler d’elle : racisme, antisémitisme, antifourrurisme… On va même tous aller la voir au ciné dans l’adaptation de la vie de Gainsbourg par Joann Sfar le mois prochain.

Brigitte, c’est une grande bouche au service de la cause animale. Pourquoi on en parle? Parce qu’une campagne PETA (l’association US anti massacre des animaux) défraie la chronique outre-Atlantique.

Il faut dire que la mise en scène du crucifix et de Joanna Krupa (la playmate chrétienne choisie) a de quoi choquer, surtout auprès de la communauté catho intégristes pas fun, généreusement représentée en territoire Yankee.

En toute mauvaise foi (gnarf gnarf), on remarque tout de même que le fond du message évolue. Moins “stratégie du choc gratuit” que les précédentes campagnes PETA. Là où l’association se contentait de faire du bruit pour le bruit (aussi un peu pour les animaux) il y a quelques mois, elle préfère aujourd’hui militer pour l’adoption des animaux, soit une forme dérivée du re-use, une philosophie anti jetable (abordée ici ou ) liée à la slow consommation, au recyclage, au développement durable.

Certes, on ne se refait pas. Peta ne peut s’empêcher de provoquer le chaland. Mais le fond du message a changé et ça c’est vraiment cool.

Peu importe ce qu’en pensent quelques bigots réactionnaires. Pas la peine de pointer le doigt à l’ouest, nous avons les mêmes en France. On se souvient du tollé général de la campagne inspirée de la Cène par Marithé et François Girbaut.

Alors voici un petit conseil pour booster la notoriété de Brigitte : dénudez-vous pour dénoncer la culture du jetable, vous marquerez des points.

A bon entendeur…