Why Buzzfeed desperately need gatekeepers

buzzfeed racism

It’s been a couple of years that our newsfeed continually showcase baby koalas and dancing kittens.

Buzzfeed has been created in 2006, during the web 2.0 boom. At this time, traditional newspapers players couldn’t predict social media would have such an impact on their traffic. Today, 75% of Buzzfeed readers come from SoMe.

Quite naturally, there’s a gap between what people read and what they share. Buzzfeed understood this early. It started with lists, then GIFs, then every kind of stuff that people want to like, tweet or share.

I don’t really care about Buzzfeed. They’re smart blokes, they’re taking the money where it is. What bother me is when their editorial line cross the border, producing racist content or stupidity (this French article where BF editor happily explain that despite lolcats, French peeps deeply engage with regional stereotypes and anti-parisian content).

As Eli Pariser phonily explained a couple of years ago, people need gatekeepers to have equal access to a plurality of sources.

A few years ago, French intelligentsia choked when TF1 boss Patrick Le Lay asserted that telly wasn’t about elevating programs but entertaining people between commercials. Yet, TF1 is one of the biggest funder of the creation in France in Europe and is compelled to broadcast all kind of content. Call it communism but this is the French exception and we’re kind of proud of it.

Buzzfeed is like TF1 without gatekeepers. One day if anti-Semitism and witchery are what’s trending, no doubt it will jump on it.

Oups, Godwin point.

Blogueurs poules mouillées

La newsletter Stratégies datée du 17 novembre 2009 signalait le silence inhabituel de la blogosphère spécialisée dans le traitement des opérations de buzz face à l’affaire Mailorama. Les « bloggeurs influents » useraient-ils du mutisme propre aux conflits d’intérêts entre annonceurs et médias ?

 

Dans l’immédiat, ce n’est pas tant le projet de distribution d’argent dans la rue qui est à honnir mais le silence des blogueurs. Jamais à cours de réactivité pour relayer n’importe quel « bruit » dans une course à l’audience aussi vaine que pauvre pour les utilisateurs, les bloggeurs influents n’ont jamais aussi mal porté leur nom.

 

Ils n’avaient pourtant pas lésiné sur la couverture de l’annonce de l’évènement il y a 3 semaines. Aujourd’hui, c’est le calme plat. Pas bêtes les guêpes. Inutile de se fâcher avec un partenaire business potentiel.

 

Dans un second temps, il semble important de revenir sur l’opération Mailorama : sans sombrer dans la critique facile d’un projet maladroit, Stéphane Boukris semble essentiellement victime de ce qu’il conviendrait d’appeler le « buzz pour le buzz », une mécanique motivée par des agences moins portées par la culture du résultat et l’articulation stratégique du message et des moyens que par leur propre publicité.

 

Cet échec fait lumière sur les limites d’une méthode de communication à la hype inversement proportionnelle à son efficacité. Voilà qui devrait remettre en question bon nombre de recommandations.

 

Il n’est jamais trop tard pour remettre à plat les stratégies marcomms des annonceurs. Une fois encore, il aura fallu attendre un scandale pour réagir. C’est déprimant.

Quand la pub se fait vengeresse

Suite à la prétendue interdiction d’un film Sprite en Allemagne, on a pu lire sur le site du Nouvel Observateur des commentaires aussi cocasses qu’interrogateurs.

(Désolé pr le présentateur débile mais toutes les vidéos ont été retirées de Youtube cette nuit, je n’ai trouvé que ça… Avancer à 1:58mn)

Ce film serait selon plusieurs internautes le symbole de la vengeance de l’Afrique sur la vieille Europe. Réaction raciste ou analyse subliminale? Le fait est que les questions posées par ce film ont en tout cas le mérite de faire parler de la pub. L’article de l’Obs avance en effet que le but de ce film est de déclencher un buzz… Succès ou dérapage?

Dans le sillon des spots un peu dégueu, difficile de ne pas repenser à ce film Perrier des années 70 :

Source : Le Nouvel Observateur