10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #294

1.L’arme policière Taser tient son nom du héros d’un roman de jeunesse : Tom Swift. Taser =  Thomas [A] Swift’s electric rifle.

2. Aloha =bonjour/bonsoir/au revoir en hawaïen mais avant un mot qui signifie amour, compassion, affection voire pitié. Merci Etienne

3. En peinture, un caprice désigne une représentation volontairement erronée du réel.

4. Le zèbre serait rayé pour gérer les grandes chaleurs. Merci Victor

5. 60% des ad block mondiaux sont installés sur des mobiles.

6. Historiquement, on entoure les morts de fleurs pour couvrir l’odeur de décomposition.

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7. En 2016, Disney ramasse 20% du chiffres d’affaires du cinéma mondial (source the economist). Merci Olivier

8. Faire lambiner son amoureux en faisant le mort = breadcrumber.

9. Les BN qui sourient sont le fruit d’un programme de réduction des coûts de matière première. Merci Fabrice.

10. 39% des Américains morts durant la guerre du Vietnam furent victime du feu ami.

How commercials should drag emotions from cinema techniques

theatre salle spectacle cinema show scene

Three clues won’t make a case but if building messages more engaging means getting some inspiration from cinema, amen:

Thomson Holidays – Simon the Ogre

Channel 4 – It’s Payback Time

Destiny – Become Legend

Did you spot some other ones lately?

Faire du mediaplanning à partir de données marque et communication : les canaux sont victimes du vocabulaire en vigueur sur le marché

prix etrangers arnaque langue

Comment traduire les KPIs de marques – de type BrandZ, Equity Builder d’Ipsos ou autres – dans une stratégie des moyens?

Quels sont les points de contact qui donnent le change au bonding de marque, à la considération, à la préférence, à la familiarité? Le cinéma, la presse, le CRM et la PQR? Même remarque pour les pré-tests et post-tests qui interrogent les contenus sans tenir compte des contenants. Cela ne profite pas aux agences médias.

Puisque la data nous offre l’opportunité de tout mesurer, alors profitons-en pour être pointilleux sur les sujets qui fâchent. Faisons la différence entre les KPIs de marque, de communication, de médias et de produits (…). On sait que :

  • Une communication engageante n’émane pas forcément d’une marque engageante (ex : Evian) ou d’un produit engageant (le déodorant Old Spice).
  • Une communication chiante peut émaner d’une marque géniale (Apple) ou d’un produit génial (l’alimentation ou le hi-tech de manière générale)
  • Un média peut familier peut être utra engageant (ex : innovation Twitter ou Youtube)

Tout est dans tout (ou presque).

Aussi, il y a deux scénarios possibles.

Soit on continue à bosser sur des KPIs marques et communication et tout le monde se considère comme des agences de communication (la France à partir de la 3e République).

Soit chaque spécialiste se dote de ses propres indicateurs pour ne pas être lésé, au risque de siloter et de ne plus réussir à échanger avec ses confrères (la France avant la 3e République).

En l’état, les différents instruments de l’orchestre joue sur des partitions qui ne profitent pas à tous.

L’omniprésence du taux comme KPI suprême en agence média est subi, pas choisi. A nous de créer des correspondances ou inventer un vocabulaire simple pour donner le change à la domination verbale du message sur le moyen.

Un rapide ode aux frères Lumière

Vous connaissez mon amour de la théorie de l’effet de diligence, peut-être moins celui du cinéma. Ce rapide post a pour unique objet de louer la vista exceptionnelle des frères Lumière.

Alors qu’un nouveau média commence toujours par copier celui qu’il remplace (voici notre fameux effet de diligence), les deux inventeurs du cinématographe avaient compris dès sa création l’intérêt en soi de leur trouvaille.

De fait, la projection de L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat (une des premières de l’histoire) eu lieu dans une grande salle (effet de groupe garanti), dans l’obscurité (afin de garantir une visibilité optimale et une atmosphère mystérieuse) mais surtout… Surtout… avec un film grand spectacle générant un effet de surprise inédit.

Ils ne voyaient pas le cinéma comme un outil de reproduction de l’image façon photographie, ils avaient immédiatement compris que ce nouveau média conviendrait au spectacle et aux sensations fortes.

Les spectateurs ne manquèrent pas de rendre hommage au génie des deux frangins : ils s’enfuirent en courant.

Tout était inventé dès la naissance du cinéma. Incroyable et magnifique.

Une représentation en vogue : la vague

Parfois, on finit par oublier que dans l’inconscient collectif, Internet est comparé à un océan, sur lequel nos navigateurs nous permettent de surfer… D’où vient cette métaphore maritime?

Si on se tient aux étymologies du mot :

  • La vague est une puissance, une force naturelle puissante et difficilement contrôlable ;
  • Le vague est également quelque chose d’un peu peu brouillon, imprécis, indéfinissable, ingérable.

Tout Internet en somme… Une vaste étendue dont les millions de mouvements permanents sont difficiles à mesurer, contrôler, prédire…

Bien avant le World Wild Web, la métaphore de la vague est convoquée pour évoquer un mouvement puissant qui envahirait quelques chose : vague de grippe, vague d’estivants sur la Côte, Nouvelle Vague au cinéma ou en politique…

Les marques ayant un lien avec la mer capitalisent assez naturellement sur l’image de la vague, sans omettre parfois de rendre hommage à une des images de vague les plus célèbres : celle du japonais Hokusaï (cf. image d’introduction). C’est le cas de Quicksilver ou Rip Curl :

On a également vu Nintendo lancer une série limitée de sa console DS :

091029_nintendo-dsEt même Levi’s dans les rues au Japon :

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Que dire de Google Wave?

Ou encore du récent film allemand La Vague basé sur un roman dans lequel un professeur s’amuse à reproduire auprès de ses élèves les conditions d’ascension d’un régime totalitaire.

On dirait bien malgré les multiples interprétations que la vague peut supporter, elle est fréquemment utilisée pour symboliser le renouveau, l’innovation, la jeunesse…

Mais peu à l’opposé incarner le mal, la crainte, l’incontrôlable. N’importe quelle marque ne peut pas jouer avec la vague, ce symbole est réservé aux entreprises segmentantes qui ne peuvent être aimées de tous.

L’avenir s’annonce plus vague jamais.