Danger of silence: a kind of great allegory of communications

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Excellent TED talk alluding to several interesting points:

  • Silence can be painful, because silence can be misinterpreted, because – sometimes – silence is fear. Thinking about Ferguson, people probably made the right decision to report despite consequences and fear. Yet thinking about segregation or softer issues makes this statement powerfully true. Professionally speaking, this is the conjecture behind every crisis situation.
  • Voice makes things clearer and louder. Truismatic yet fundamental. Nobody gets your understatements or even your references. Talking demands simplicity and precision.
  • Speak about your truth, not the truth. Even scientists have to argue. Don’t expect anything from your so-called objectivity. It’s all about rhetoric.
  • Don’t let the noise hide the signal. You’ll understand after watching this short sequence. Form has definitely influence over substance.

Question: is everything worth saying? Probably not. This is why form has influence over substance; it gets yout out of the gutter.

Champs de boss

Comment les marques utilisent-elles leurs patrons dans leur stratégie marcomms? Les cas d’école ne manquent pas.

L’arrivée des premières neiges et le nouveau film Invicta – aussi qu’une boule de neige dans le col – inspirent cet article. Ce spot pose en effet moult questions :

Le patron de cette boite est vraiment cool. Qui pouvait réussir à injecter autant de fun dans un objet aussi chiant qu’un poêle à bois…

Pour le clin d’oeil macabre, le couturier Hugo Boss habillait les SS… Héritage un peu trash à porter, surtout quand on a préférer ne pas changer de nom de marque. Pour y voir plus clair, voici un point de vue Né Kid sur la question :

 

Minorité active

La mythologie du petit plus rusé que le grand est présente dans notre histoire depuis des lustres. Depuis le célèbre David VS. Goliath en passant par les nombreuses luttes syndicales qui voient les “petites gens” triompher du grand méchant capitalisme aux dents longues, notre époque et notre république respectent chaque opinion chaque cause.

Contrairement à ce que nous enseignent les innombrables cas d’oppressions de par le monde,  la raison du plus fort peut être démentie partout, y compris en Amérique du Sud d’où nous arrive une image de pays ravagés par les guerres de gangs, la violence gratuite et le règne des narcos.

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Tout communique : Audi recrute et Brice charchute

On ne le répètera jamais assez : tout communique ! Qu’il s’agisse de Ray-ban sur le nez d’un président, d’une bague à 20 000 lors d’une réunion syndicale ou d’une braguette ouverte, les acteurs de la vie publique ont un devoir de contrôle lors de leurs prises de parole. Les marques ne font pas exception à cette règle.

En pleine crise automobile mondiale, il fallait du cran pour fêter un anniversaire. La marque allemande aux 4 anneaux en a fait son partie pour envoyer un message fort : la croyance dans l’avenir par le recrutement. En accord avec le gouvernement teuton, Audi a ouvert 100 postes d’apprentis pour l’année 2010.

La communication RH est un parent pauvre de la communication : peu créative, moins grandmédiatique et glamour que sa cousine publicitaire, elle a pourtant un rôle largement aussi important puisqu’elle s’adresse aux travailleurs. Ces derniers doivent d’ailleurs passer plus de temps sur leur lieu de labeur que dans les boutiques le samedi après-midi. Pourtant, la majorité de la pub s’adresse à cette petite tranche horaire de leur emploi du temps. Cherchez l’erreur…

Il n’y en a peut-être pas, d’un certain point de vue, on consomme son emploi comme un produit. Allez savoir pourquoi des index répertorient les entreprises dans lesquelles “il fait bon travailler” ou expliquer le nombre irrationnel de candidatures reçues par certaines boites réputées être de “bonnes écoles” (L’Oréal ou Danone dans le marketing par exemple).

Si ces sociétés ont bonne presse, ce n’est pas le simple fait de leur communication commerciale, sans quoi, personne n’irait bosser chez Unilever (dentifrice, papiers hygiéniques…) ou à la BNP. C’est leur com RH et les efforts entrepris vis à vis de leurs (futurs) salariés qui bâtissent leurs réputations.

L’erreur est humaine, on en parlait encore hier chez Né Kid, mais comment expliquer les décalages d’entreprises qui font un sans-faute sur la pub et/ou le recrutement et qui annoncent la bouche en coeur le provisionnement de milliards pour payer des bonus ou des plans de restructuration sauvage en plein marasme. Erreur de débutant, ou d’organisation…

Mon job chez Né Kid consiste à bâtir des architectures de marques qui ne laissent aucune des multiples dimensions de la communication sur le bord de la route. On ne peut pas ne pas communiquer ironisaient les pontes de Palo-Alto. Entendu. Essayons seulement de le faire correctement et à tous les étages.

NB : manière un peu alambiquée de rebondir sur le scandale des déclarations de Brice Hortefeux publiées hier sur le site du Monde. Comment un ministre en 2009 peut-il encore se laisser piéger par le jeu médiatique ?

Mais que fait la police le dircab??

Source : Autoplus

Et si l’on dansait le dernier slow?

L’objet de ce post est inspiré par une nouvelle qui devrait faire frétiller de joie tout ce que la planète Terre compte d’adeptes du bon goût. La firme qui produit les abominables sandales Croc est sur le point de déposer le bilan. Ouf.

Croc est était un des symboles du mouvement fast fashion, ces marques capables d’imposer un rythme d’achat effréné. A titre d’exemple, Zara et H&M sont pour beaucoup dans le développement du fast fashion. Pour illustrer le propos, une griffe mettait sur le marché 2 à 3 collections par an il y a encore quelques années. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à 7 collections par an (en moyenne).

En clair, Croc est un exemple typique de produit hype disponible en 1000 coloris, 1000 tailles et 100 000 magasins différents en l’espace de quelques semaines, le temps pour la marque de submerger le marché puis s’en retirer aussi rapidement, croulant sous la dette gigantesque constituée pour imaginer de nouveaux motifs d’écrase-merde de chaussures.

Face à la cadence infernale imposée par les marques telles que Croc, une tendance se développe : le slow. En opposition au fast, le slow invite ses adeptes à vivre plus lentement = dépenser moins, consommer moins, se déplacer moins, communiquer moins, prendre le temps de réfléchir, prendre du recul…

Cette tendance nous enseigne une autre chose intéressante. La fast fashion, en nous imposant son rythme, nous impose également un style et la manière dont nous nous habillons. Nous en sommes les victimes consenties. La slow fashion promulgue des achats moins fréquents mais de meilleurs qualité, plus réfléchis, plus responsables et surtout plus personnels. En s’affranchissant du rythme imposé, on peut laisser parler sa personnalité et exprimer son propre style.

Le slow a commencé à faire parler de lui il y a quelques années dans le cadre de l’alimentation (en réponse au fast-food, cqfd) : plutôt que de manger sur le pouce 6 fois par jour, reprenons le temps de cuisiner, faire les choses nous-mêmes, se réunir en famille pour partager un repas et ses anecdotes quotidiennes. En somme, remettre au goût du jour le rôle de ciment social du repas dans une famille.

Le slow existe aussi en communication, sous l’effet des SMS, emails, pokes, twitt’… Réapprenons à communiquer oralement, tranquillement, à échanger des idées plutôt que de “rester connecté” frénétiquement sans autre forme d’intérêt que de faire gonfler sa base de friends

Et si finalement Joe Dassin avec tout compris depuis le début?

Source : Washington Post