10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #120

1. Il y a dans les Boeing 22 000 pièces imprimées en 3D.

2. Le nom du monsieur Monopoly (inspiré de JP Morgan) est Milburn Pennybags.

3. Le projet 241543903 de David Horvitz.

4. Suite à un accord entre l’industrie et le gouvernement américain, certaines imprimantes tracent des micro marques sur les documents pour éviter la contrefaçon.

5. Les turpitudes de Coca-Cola : l’utilisation de la pub pour réguler les prix (oui oui) et une tentative malheureuse de création d’une pièce de 7,5 cents (Merci Noah):

First, the company got into a crazy deal with the bottlers where it was selling syrup at a fixed price of 90 cents a gallon. Because it was a dumb deal and Coke knew it they realized they needed a way to keep the price from spiraling out of control. Their solution was advertising. Because they couldn’t control the sale price they just went out to the market and told everyone it was 5 cents a bottle, meaning retailers were left with no choice but to sell it for the price consumers expected. The second reason is a little less exciting, but still interesting. Apparently Coca-Cola had an insane amount of vending machines around and they were all 5 cents. After getting out of their contract they could raise the price, but they didn’t want to double it and the machine couldn’t take anything but nickels. They tried (and failed) to lobby the government for a 7.5 cent coin, but eventually just kept the price as it was (with a brief period of giving every eighth consumer an empty bottle to artificially raise the price in a crazy way)

6. On dépense plus lorsqu’on a en poche des billets froissés (les gens veulent s’en débarrasser plus vite que de beaux billets neufs).

7. On parlait de 4e dimension il y a un siècle chez les suprématistes :

Pour les suprématistes, l’espace dépasse la représentation en trois dimensions et s’inspire des théories géométriques de la quatrième dimension. Cette forme d’espace est conçue de plusieurs couches de dimensions au travers desquelles les formes évoluent.

Dans l’œuvre de Malevitch, la quatrième dimension fusionne le temps et l’espace : ces deux éléments permettent aux formes d’évoluer librement. Les formes sont fixes dans les trois premières dimensions mais elles se trouvent activées au travers de la quatrième dimension.

8. Les deux barres du $ représentent les colonnes d’Hercule.

9. L’attentat de l’observatoire (Mitterrand se serait mis en danger lui-même pour regagner les faveur de l’opinion).

10. IKEA il y a 200 ans (merci Olivier) :

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #103

1.  85% des résultats affichés par Google lors d’une recherche shopping serait publicitaire (attention, lien manquant de précision).

2. 6 héritiers Wal-Mart détiennent autant de richesses que les 42% des Américains les plus pauvres.

3. Les nazis ont pensé tuer Churchill à l’aide d’une tablette de chocolat explosive.

4. Les Stella awards récompensent chaque année les procès américains les plus absurdes.

5. La consommation ostentatoire, théorisée en 1899 par Thorstein Veblen (connu pour sa théorie du snobisme).

6. Afin de lutter contre la contrefaçon, les dollars américains sont imprimés dans une matière composée à 75% de coton.

7. L’histoire des parkies, communauté née dans le Central Park des années 70, au carrefour de mille influences :

8. Un point de contact de plus en plus préempté : la page d’erreur 404 (cf. le joli cas récent des Rolling Stones).

9. “Lucky people increase their odds of chance encounters or experiences by interacting with a large number of people.”

10. 111,111,111 x 111,111,111 = 12,345,678,987,654,321

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #100

1. Bang, scrub, puke et autres mots de jargon âgés de plusieurs siècles.

2. Jamie Lee Curtis, Steve McQueen, Mickael Jackson, Neil Young et autres inventions de célébrités.

3. 90% des joueurs ne finissent jamais leurs jeux vidéo.

4. Pong est une contrefaçon.

5. Alexandre Grothendieck est le plus grand génie des maths vivant. Il est apatride et vit caché.

6. L’Osborne effect, conséquence d’un teasing trop réussi.

7. La révolution en marche de la littérature : demain, tout est mesurable.

8. Inflatable crowd, cette société qui fabrique des foules gonflables à usages des studio de cinéma :

9. Rudolf Valentino portant une Tank de Cartier dans Le Fils du Cheikh… Honteux mais éternel… Comme Valentino. Merci Sébastien.

10. Les innombrables ramifications du sign of the horn.

De la valeur de la contrefaçon

S’il y a bien un débat qui enflamme la vieille économie, c’est celui de la contrefaçon. Qu’il s’agisse de musique, de films ou de griffes de luxe, tout le monde s’accorde sur le fait que la contrefaçon est destructrice de valeur (250 milliards d’euros annuel en Europe).

La contrefaçon, c’est d’abord une manne financière (taxes, droits, recettes fiscales) qui échappe aux États.

Les marques en souffrent surement mais en y réfléchissant un peu, il y a de quoi s’interroger…

Le masstige (vendre des produits de luxe accessibles : porte-clefs, téléphones mobiles, petite maroquinerie, lunettes de soleil, parfums, produits cosmétiques, etc.) a stimulé la désirabilité des marques et en a altéré l’aura (logique compte-tenu de l’augmentation du nombre de logos dans l’espace publique).

Les marques de luxe sont à la fois victimes et mécènes du masstige pour une raison simple. C’est une vache à lait. Nombreux sont les acteurs qui survivent grâce à la parfumerie ou aux produits cosmétiques, souvent exploités sous licence à des grands groupes.

Le masstige est un boulevard à la contrefaçon : la basicité de certains articles (porte-clefs, casquettes, lunettes solaires…) devient très facile à copier.

Résultat : succès. Tout le monde porte du faux. Même l’industrie se pique de la mode du faux : Louis Vuitton avait orchestré de toute pièce une fausse vente à la sauvette de sacs à l’issue du vernissage de Murakami au MoMa.

Mieux, la contrefaçon est une victoire. La victoire de l’inspiration et de l’influence. Une donnée qui passionne les marketeurs depuis la nuit des temps.

Victoire de la valeur notoriété aussi. Si les médias valorisent la notoriété d’une marque, la contrefaçon est une exploitation naturelle du phénomène.

Alors? Stratégie consciente ou inconsciente? La question se pose…