Le Robot Porn Addict est une super invention stupide

Tout est super dans cette idée : née d’un stupid hackathon, fruit de l’imagination d’un prétendu creative technologist appelé Brian Moore, faisant collaborer 2 marques improbables (Pornhub et Microsoft).

Le Robot Porn Addict est un bot qui passe sa vie à essayer de comprendre ce qu’il voit sur les vidéos du site pornographique.

Le twist : il n’a pas été programmé pour comprendre l’érotisme, il décode au premier degré les images.

Totalement super donc.

Creative technologists should’nt despise media planners

Uselessness is gorgeous
How many artists question our functionalism thru uselessness? Are you willing to be part of the club?

The brand new job of creative technologist isn’t that new.

It’s basically knowing about your tools to come up with stuff never done before or brilliantly smart and savvy.

Everyone working with some kind of tools is a creative technologist: the plumber, the carpenter, the sewer, the powerpointer.

Thus, creativity is a matter of constraint. A good idea marks a sweet spot between people, context, timing, content.

Snapzheimer is a sheer case of creative technology. This is almost perfect.

What makes it imperfect is a matter of audience.

Smartphone + Snapchat + hashtag is probably the worst combination ever to get in touch with people willing to help / be informed of Alzheimer risks, aka seniors.

This very little matter makes this perfect case of creative technology a perfect case of irrelevance.

Maybe you’re into chindogu?

Le nouvel âge d’or de l’artisanat signale la fin de l’effet de diligence digital

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Pas la peine d’avoir un oeil du lynx pour observer l’état des métiers artisanaux. Les secteurs primaires et secondaires pèsent moins de 20% des jobs en France et dans la plupart des pays occidentaux. A de rares exceptions près, ils peinent à recruter et suivent un inexorable déclin depuis des années.

Chaque tendance porte en son corollaire son opposé : on assiste à l’émergence de nouveaux avatars primaires et secondaires. De l’agriculture (urban gardening, AMAP, localisme, bio, etc.) et de l’industrie (makers, arduino, impression 3D, made in France, etc.). Le tertiaire n’est pas épargné par ce besoin de faire les choses (ou du moins de se les réapproprier, façon hacking).

L’exemple des entreprises ouvrant/soutenant des incubateurs est emblématique (même Seb a un fond d’investissement pour les startups de food!), cf. ce film incroyable pour celui de Nike :

La dématérialisation des biens de consommation qui fait suite à la standardisation globalisée des 50 années d’après-guerre est en train de générer un nouvel âge d’or – ou du moins un nouvel appétit – pour l’artisanat.

Chaque seconde nous rappelle aux limites du tout-industriel. Tout ne peut pas être dématérialisé. Même si demain nous téléchargeons nos maisons sur bittorrent, il y aura toujours besoin des gens pour fabriquer des prototypes.

L’émergence du métier de creative technologist est symptomatique de ce nouvel artisanat mêlant fabrication manuelle, création de service, design d’interface.

Au passage, on constate que cette discipline se joue des frontières de classification des métiers : le CT est primaire, secondaire et tertiaire à la fois. Cela fait partie des choses qui bougent sous l’impulsion du numérique.

Le CT est symbole de la maturité de la révolution digitale. Il en signale la fin de l’effet de diligence : jusqu’à présent, le digital copiait l’industriel. Désormais, c’est l’inverse. Même les artisans s’y mettent en partageant leurs modèles, leurs API, leurs techniques. C’est l’heure du crafting open source, incarné par des nouveaux espaces de créativité façon ICI Montreuil.

Les marques qui tirent leur épingle du jeu à notre époque ont compris la valeur d’une relation d’égal à égal avec les gens. Leur marketing s’en trouve changé. Les marques inspirent, stimulent, soutiennent. Le contraire des discours unilatéraux et autocentrés. Il ne s’agit pas uniquement de passer un vernis participatif sur la vieille pub mais d’envisager les milliards d’humains comme autant de sources d’innovation et de chiffres d’affaire. La relation est gagnant gagnant.

Donner les moyens aux gens de faire des trucs qui dépassent la frime et l’égotisme (l’apprentissage d’un savoir-faire, d’un métier, donner des idées, réhabiliter des matériaux…), voici un beau projet pour les marques.