Les sujets qui empêchent de dormir les CMO/CXO/CCO/CDO

Chez Artefact, nous avons le plaisir d’animer le groupe de travail sur l’intelligence artificielle appliquée au marketing.

Chaque fin de réunion donne lieu à une petite discussion durant laquelle les participants – des directeurs marketing, CRM et digital – listent les sujets qui les préoccupent, et dont l’IA pourrait constituer une réponse.

En voici la liste, classée par ordre décroissant d’importance :

  • OnSite Personalization : cela parait évident mais Google Analytics n’étant pas encore parfaitement synchronisé avec les outils de DMP en amont et de CRM en aval (il existe toutefois des solutions transversales, genre Adobe), ce besoin passant pour acquis garde une belle marge de progression.
  • A/B Testing : ce sujet n’a rien perdu de son importance à mesure que les dispositifs de campagnes digitales de musclent (en nombre de personas, de canaux, de messages…).
  • Customer Relation Management : plus de datas, plus d’embasés, plus de pratiques digitales… Le CRM devient le super dashboard de la relation, demain condition indispensable pour avoir accès aux cookies opt-in.
  • Smart Data (Machine Intelligence, New Data Sources, Dataviz) : des reportings qui deviennent lisibles seuls en fonction de ce qu’on leur demande.
  • Data Management Platform : encore sous exploité par manque de temps, de ressources, de modèle économique de l’industrialisation de la création.
  • IA & Bots : générique mais oui.
  • Social Media Intelligence : Comment transformer le mauvais CM en tour de contrôle des discussions autour d’une marque ou d’une catégorie (on entend pas mal parler mais qui investit véritablement là-dessus?).
  • Marketing Campaign Management : grosso modo la gestion orchestrée de tous les points de contacts digitaux sur un sujet donné, optimisés en fonction des données dont on dispose et qu’on souhaite activer (il y a encore 10 ans, un film et un print transmis à l’agence média faisait l’affaire, aujourd’hui, une campagne, c’est une armée mexicaine).
  • Marketing Automation : comment processer et automatiser les tâches répétitives vue supra.
  • Emailing : eh oui monsieur, l’email est au sommet depuis 5 ans, cheval de Troie idéal pour obtenir des infos, canal de prédilection de la *relation client*.
  • Tag Management : dans la mesure où 600 outils tournent en permanence sur un site – chargez le plug-in ghostery pour vous en convaincre -, ça commence à devenir problème oui.
  • Social Media Management : basiquement qu’est ce que je fais de cette merde.
  • Customer Service : comment je parle, je réponds, j’enrichis, j’aide… Simple mais tellement compliqué en même temps (il existe 100 plateformes dotées chacune de leur propre grammaire interactionelle… Galère à industrialiser).
  • Attribution : hashtag serpent de mer, et en même temps il y a de plus en plus de campagnes 100% digitales, donc on est capables de retracer par personne la succession et le nombre de combinaisons messages/canaux.
  • Web-to-Store Campaign Management : le mobile offre d’excellentes capacités de géolocalisation, aussi, bcp rêvent d’en faire le véhicule de choix pour calculer la capacité d’un message à driver en magasin.
  • Marketplace : comment mon site de e-commerce devient un site de distribution multi-marques. Est-ce une bonne idée? Idem en média…
  • Phygital : no comment.
  • DSP : comment je gère les salauds qui m’envoient des impressions en Ukraine?
  • SSP : comment je gère les salauds qui m’envoient mes annonceurs en Ukraine?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #293

1.Les Golden Goose Awards récompensent les scientifiques dont les projets de recherche initialement considérés comme fantaisistes ont débouché sur des découvertes énormes.

2. Le CRM n’existe que depuis 1981, Selfridges a lancé les toilettes dans les grands magasins, les caméras de surveillance datent de l’époque où les Allemands testaient les fusées V2… + 100 autres anecdotes historiques sur le retail. Merci Etienne

3. Les hôtesses de l’air gardent toujours leurs mains dans le dos pour signifier qu’elles ne souhaitent pas être touchées + pour compter discrètement le nombre de personnes qui montent à bord. Merci Victor

4. Le motif Vichy ne vient pas de Vichy mais de Bretagne (cf. son nom britannique gingham qui viendrait de Guingamp, façon denim et Nîmes). Merci Ivan

5. La cave à vin planquée sous le pont de Brooklyn, imaginée pour transformer une dépense en centre de profits.

6. La perche à selfie fait une apparition furtive dans un film de science-fiction tchécoslovaque en 1969. Merci Alexandre

7. La plupart du temps, ce qu’on appelle déodorant est en réalité de l’anti-transpiration. Bien utilisé, il est censé être appliqué avant d’aller se coucher pour durer 24h.

8. Cette époque où il était stylé d’utiliser des toiles d’araignées pour encadrer son portrait.

9. L’Empire State building génère plus de revenus par le tourisme de sa terrasse que par l’intégralité de ses locataires.

10. Le premier ministre black de l’histoire de la république française s’appelait Severiano de Heredia.

Un email en point de croix pour demander un email en pixels

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Hé regardez une idée super : un email en point de croix.

Le brief CRM c’était “send an email without an email address”.

Il avait pour objectif de demander aux contacts IKEA family de renseigner leur adresse mail.

C’est vraiment top.

Parlez-vous robot ? Comment l’automatisation va tuer 80% des agences de pub

evolution robot humanoide ecriture

Ah certains égards, la créativité apparait comme le rempart ultime à l’automatisation des tâches. Un robot est incapable d’avoir une idée.

Pourtant en y regardant de plus près, le chiffre d’affaire de l’industrie de la publicité repose sur des tâches à faible valeur ajoutée : déclinaison, production, suivi de projet.

La journée type d’un salarié se décompose en 1/3 de reporting, 1/3 de réunion, 1/3 de production. 2/3 de son activité pourrait être organisée par un logiciel mêlant avec habileté trafic et reporting ; Slack pour ne citer que lui.

Aujourd’hui une partie croissante des publicitaires sont des chef-opérateurs : dans le CRM, dans les agences médias, dans le web-marketing.

Cette configuration va s’étendre à d’autres sujets : la génération de messages en achat programmatique ou CRM, la gestion de projet via un logiciel auto-apprenant, la publication de posts sur les réseaux sociaux, la définition d’une stratégie sur la base d’une machine à benchmarker une catégorie, l’élaboration d’une UX via des templates.

La publicité vit sa révolution industrielle.

Nous aurons toujours besoin de grandes idées reposants sur des vérités humaines profondes.

Le problème c’est que ce notre modèle économique n’est pas celui de l’idée mais celui de la production.

A la manière du secondaire, le tertiaire est en train de se scinder entre la conception et la production, les idées et la fabrication.

L’outsourcing en Ukraine n’est qu’une étape transitoire.

Préparez-vous à parler robot.

Big data ain’t no poetry. Big data fuck margins

cogs connection engrenage data people gens lien integration

This op-ed from Fern Miller points something paradoxical for me.

We spend more energy collecting information than listening and responding to it in unusual and surprisingly human ways.

Even if data allows customization – which is the case, think about some good CRM program – it mostly isn’t used that way.

Big data identifies big patterns, thus dominant behaviours.

I firmly believe that what Fern is refering to with her Boden anecdote is that brand managing to bond with cutosmers are the one who understand that empathy lies within margins, not dominant phenomenons.

I won’t heart Target if they offer me a coupon for beer because I buy beer every Saturday. I’ll probably notice if they get that my kid birthday is coming or i usually look for solution against pollen allergy each spring. This is unsual, then remarkable.

Big data do not offer space for little stories, margins or atoms. Big data ain’t no poetry.

It’s just mass marketing.