10 things I didn’t know last week #196

1. One awesome lot of false ideas. Beards don’t grow harder after shaving. Einstein wasn’t a bad student. Ostriches don’t put their head in the sand, cracking up your fingers won’t give you arthrosis, chameleons don’t camouflage,  Coke didn’t invent the red Santa Claus… Thanks Maud

2. The roquette salad is supposed to be aphrodisiac.

3. The Snickers candy bar was named after the favourite horse of the Mars family.

4. Matthew McConaughey renaissance is labelled McConnaissance.

5. ID Magazine is owned by Vice.

6. All these African dances.

7. The Straw Hat Riot in 1922 in NYC: people wearing straw hats past the unofficial date that was deemed socially acceptable, September 15.

8. Vladimir Putin appears in a martial arts video called Let’s Learn Judo with Vladimir Putin.

9. Another massive bunch of clichés: drinking alcohol doesn’t kill brain cells, you can’t see the Great Wall of China from space and you do not use only 10% of your brain (you use 100%)…

10. Diogenes was son of a banker.

Le paradoxe de Maurice Allais ou les limites de notre rationalité

En ces temps de célébrations publicitaires, voici une petite théorie à garder en tête à l’heure où des comptes sont demandés sur l’efficacité marketing.

D’un certain point de vue, les observations de Byron Sharp et de l’Ehrenberg-Bass Institute alimentent le paradoxe de Maurice Allais, théorisé dès les 50’s. Cet exercice remet en cause l’axiome d’utilité espérée et montre à quel point les gens opèrent des choix illogiques.

La démonstration du paradoxe est la suivante.

Dans un premier cas, on demande aux gens de choisir entre deux loteries :

  1. La loterie A offre un gain sûr à 100% de 10 000 euros.
  2. La loterie B offre un gain de 15 000 euros sûr à 90%, les 10% restant étant synonymes de gain nul.

Ici, les gens préfèrent l’option A, ou l’assurance d’un gain à court terme sur l’attente d’un gain potentiel à moyen-long terme (alors que l’option B représente un gain de 13 500 euros).

Dans une seconde situation, on demande aux gens de choisir entre deux autres loteries :

  1. La loterie C offre un gain de 10 000 euros sûr à 10% et 90% de chance de ne rien gagner.
  2. La loterie D offre un gain de 15 000 euros sûr à 9% et 91% de chance de ne rien gagner.

Dans ce cas, les gens préfèrent la loterie D à la C parce que D procure en cas un gain significativement plus important que C pour une probabilité de non-gain à peine plus forte.

Autrement dit, en situation de sécurité, on choisit la sécurité. En situation de risque, on peut opter pour la décision la plus risquée… Exemple typique : l’euromillion. Les chances de gagner sont plus faibles (compte tenu du nombre de participant au tirage au sort) mais le lot est tellement énorme que les gens remplissent des bulletins.

La preuve de ces variations entre sécurité et risque apporter une énième brique à l’irrationalité décisionnelle des agents économiques (acquise aujourd’hui mais révolutionnaire à l’époque) et laisse relativiser le succès des opérations dont le marketing serait responsable…