La décentralisation souhaitée par les crypto-monnaies est-elle un danger pour les états?

Il y a quelques jours Le monde publie un riche portrait de Vitalik Buterin, l’inventeur de l’Ethereum, une crypto-monnaie concurrente du bitcoin.

Deux éléments m’inquiètent dans cet article. D’abord la genèse de son invention :

Il confie d’ailleurs que la création d’Ethereum a germé dans son esprit à la suite d’un événement traumatisant pour lui : en 2010, la société propriétaire de World of Warcraft modifie la règle du jeu (en limitant les super-pouvoirs d’un sorcier), sans consulter les fans : « J’ai longuement pleuré avant de m’endormir, et ce jour-là j’ai découvert les horreurs provoquées par les systèmes centralisés. Peu après, j’ai décidé d’abandonner ce jeu. »

Autrement dit Vitalik se méfie des systèmes centralisés, aka. états ou institutions.

Ensuite son affinité politique :

Il se définit comme un cuckservative (terme inventé par les militants d’extrême droite américains pour désigner les conservateurs modérés contaminés par les idées libérales).

On a donc à faire à un Pether Thiel bis qui cherche à améliorer le monde en se débarrassant des instances traditionnelles de contrôle, comme la plupart des libertariens de la Valley.

Je n’avais jamais analysé l’obsession de la décentralisation des crypto-monnaies de cette manière.

Décentraliser c’est tout simplement supprimer les instances de contrôle au bénéfice d’un algorithme qui gèrerait soi-disant de manière neutre la société comme de la bande passante, tandis que les sujets vaqueraient à leur occupation, quels que soit leur nature.

Désolé mais merci non merci.

Voici l’article complet :