Le midi art ponce avec brio la synesthésie digitale musique/dessin

Je n’arrive pas à décrire à tel point l’hebdo du Club est une précieuse mine d’informations. La dernière édition dresse le portrait d’un nouveau format artistique : le midi art.

L’idée est simplissime yet brillantissime : dessiner un truc sur les partitions de son logiciel midi. Et puis voir le son qui sort.

Florilège :

Là où le truc devient vraiment beau, c’est quand Mari Lesteberg commence à en faire des petites histoires :

Je n’avais pas été aussi ébloui par une tendance depuis le datamoshing.

Merci le Club.

Unplugging is the new texting threat: why brands shouldn’t disclose their lack of consumer understanding

 

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This recent French survey indicating that texting isn’t a threat for orthograph is a blessing.

Despite being widely popular, texting has been considered dangerous for our kids since 160 characters ask for tricks to tell the most in the tiniest space (remember when we were billed one text at the time?). Even if this deal has been evolving with smartphones, texting was a ideal target for tech sceptics, as for others scapegoats such as video games or e-cigarettes.

Don’t get me wrong, it’s not that new technologies cannot harm anything. iTunes killed music majors and Amazon killed books majors. But from a consumer perspective, people still crave listening to new bands and reading books. Because new players fight for empty spots, they offer alternatives, new forms show up, new grammar flourish.

For the music it was streaming, downloading, socializing, scrobbling, co-creating, playlisting, datamoshing, lib dubbing, youtubing… For reading it was e-books, e-comics, texting, tweeting, abbreviating, OMGing, LOLing, second screening TV shows…

We shouldn’t fear novelty, it’s always bringing something fresh and engaging.

So I’m still nervous when brands mock people using smartphones. It’s the same as fearing texting. Even if the iPhone came out 7 years ago, lots of brands try to get people to unplug.

Are they stupid? Besides showing everybody that ad men don’t get us and fear the change, it’s just pissing consumers off.

Brands shouldn’t be reactionary, especially when they all whine for lacking innovation and momentum. So sorry to be abrupt but these kind of stunts are stupid (even the UNICEF one):

Le datamoshing fait des petits : l’idiosyncrasie de Youtube

Il y a quelques mois, on parlait du datamoshing, une pratique consistant à laisser volontairement apparaitre des défaut d’encodage sur un fichier vidéo. Pour les curieux, voici un rapide guide d’usage :

D’abord considéré comme un défaut, ce mécanisme est devenu une expérimentation à part entière. En témoigne ce test réalisé par un certain Canzona :

Selon la note de BoingBoing, cette vidéo est le produit d’un millier d’encodage/décodage réalisé avec Youtube (en clair, le type a uploadé puis downloadé 1000 fois d’affilée le fichier). Le nom de la vidéo rend hommage à Alvin Lucier, un composeur de musique contemporaine connu pour ses travaux acoustiques.

Canzona et Alvin travaillent sur les idiosyncrasies des outils d’enregistrement, ie. leur capacité à modifier leur comportement en fonction d’influences extérieures.

Par exemple, une des oeuvres majeures d’Alvin, I am sitting in a room, consistait à enregistrer et réenregistrer le même message dans une salle. Au fur et à mesure de l’évolution de l’expérience, le morceau perdait en qualité sonore mais s’enrichissait des propriétés électro acoustiques de la salle :

Un postmodernisme 2.0 : le datamoshing

Il y a quelques semaines, une vision me saute à la gorge : si les petites vidéos “I’m a mac” ou “I’m a PC” utilisent une direction artistique aussi épurée, ce n’est pas QUE pour simplifier au maximum le message, c’est SURTOUT pour faciliter les réutilisations, parodies et détournements qui donne de la profondeur et de l’ouverture d’esprit à la marque. Pour en savoir plus, c’est sur le blog de Né Kid que ça se passe.

Le datamoshing s’inscrit dans la lignée de ces usages propres au web. L’esthétique DM s’inspire des connexions bas-débit ou du DivX mal compressé. En plus de connoter l’artisanat et le home made – THE révolution du web – il joue la connivence avec le streaming et le piratage, un autre bouleversement de l’ère numérique.

Dans l’ancien monde, le datamoshing était un défaut parce qu’on le comparait à la télé ou au ciné, ie. des symboles de l’ère hertzienne ou pré-digitale.

Dans la nouveau monde, le datamoshing est un jeune postmodernisme qui transforme les antédiluviennes moqueries en expression artistique assumée.

Exactement le même switch culturel que lorsque la photographie a décidé à s’affranchir des codes picturaux inventés par la peinture pour définir son propre champs artistique : formats différents, travaux sur les temps d’expositions, hors-champs, etc.

De fait, rien de surprenant au fait que les musiciens usant de cette technique pour réaliser leurs clips incarnent à leur manière l’innovation : Kanye West ou Chairlift.

Source : Voxpop