Comment utilisez-vous les outils 2.0?

C’est en scrutant les habitudes de collègues et amis qu’on s’en rend compte : personne n’utilise les sites 2.0 de la même manière.

Pour le plaisir d’échanger, voici un rapide panorama des services que je trouve pratique.

Netvibes ou iGoogle. Élémentaire me direz-vous ? Pas si sûs. Certains l’utilisent en guise de fourre-tout à favoris. De mon côté, je l’utilise comme une revue de presse personnalisée et dynamique, classée par thèmes (actu, internet, publicité, planning, culture, etc.)

Qui dit agrégateur dit RSS. Ses habitués semblent être inversement proportionnels au nombre de sites qui proposent cet outil. Principal intérêt : mettre à jour les flux d’informations presque en temps réel.

Facebook : on ne le présente plus. Pratique pour rester en contact avec ses amis, il l’est aussi pour échanger des liens susceptibles de divertir nos contacts.

Twitter : parmis les 35 manières d’utiliser Twitter, je considère comme un Facebook bis riche d’une communauté propre où j’échange de lien et suis des sources intéressantes.

Différences majeures entre les RSS/FB/Twitter : les communautés sont différentes. Je les classe uniquement en fonction de leur fréquence de publication (on pourrait par ex. les segmenter par nature de contact : amis, boulot, inconnus… Les dragueurs en ligne en savent certainement quelque chose)

Autres services :

Delicious : outil de bookmarking. Malgré sa dimension sociale, je l’utilise surtout pour sauvegarder les liens (personnels ou professionnels) intéressants.

Bit.ly, Petitlien… : principalement réservés aux utilisateurs de Twitter, il existe des add-ons Firefox/Chrome permettant d’avoir un raccourci rapide pour accéder à ces services.

LinkedIn/Viadeo : un CV + un répertoire en ligne doté d’une communauté propre. Point barre. Les New Biz vous expliqueront toutefois que c’est un outil de drague rêvé.

SlideShare : utile pour charger des présentations PowerPoint en ligne, il permet également de sauvegarder les documents qui vous intéressent voire d’en télécharger certaines.

Les milliards d’autres sites existant ne m’ont pas encore séduit.

Ces usages vous paraissent-ils correspondre aux vôtres ?

Pourquoi Ségolène n’aurait pas pu être conseillée par un publicitaire

 

Lol, ah ah ah, mdr. Depuis le lancement de Désirs d’avenir par la candidate malheureuse en 2007, la toile s’esclaffe littéralement de la désuétude de son nouveau site web.
Attendez un instant. Est-ce vraiment un problème ? Peut-on juger Ségo à l’aune de son mauvais goût en design graphique ? il faut tout de même bien reconnaitre que sa capacité à créer du buzz laisse rêveur. Royale risée du web ? Non non, coqueluche du web.
Beaucoup de marques rêveraient de créer un tel bruit. Très peu de pubards y parviennent.
Petite leçon de buzz marketing :
Premièrement, personne ne peut nier ou faire l’impasse sur les prophéties annonçant la prise de pouvoir du consommateur. Les mass médias étaient le royaume des marques, elles contrôlaient leurs messages. Les médias digitaux signent la revanche des utilisateurs qui peuvent désormais s’emparer des marques (commentaires, comparaisons, recommandation, etc.)
L’excellent planneur digital Faris Yacob le défend mieux que quiconque : nous sommes entrés dans l’ère du remix. Les gens échangent, partages, mash-up, crée à partir d’existant… il suffit de compter les occurrences « postmoderne » ou « vintage » dans de nombreux magazines pour se convaincre de la bipolarité – un côté vers le passé, l’autre vers le futur – des consommateurs.
Résultat : les marques doivent accepter d’être malaxée, mélangée, mémétisée pour passer à la postérité. Qui semble l’avoir compris avant les autres ? Ségolène of course. Entre les milliers de parodies ou les générateurs ayant fleuri quasi instantanément, c’est du beau boulot. Très peu de marques non-geeks peuvent se targuer d’être aussi parodiées et remixées.
Le design de Désirs d’avenir est vintage ? Et alors ? Le label Kitsuné a fait le pari du web vintage et low tech depuis son lancement il y a quelques années, cela ne le pénalise pas, loin de là. Il y a d’ailleurs des tas d’études qui montrent que le succès des sites comme Google, Digg, Delicious ou Flickr dépendent étroitement de leur design moche, simple et immuable. Preuve supplémentaire ? Google vient de breveter le dessin de sa page d’accueil. Cerise sur le gâteau : le fond d’écran du site est open-source. Qui peut affirmer que cela n’est pas une conception juridique d’avenir ?
On a beau dire ce qu’on veut, mais le lancement du nouveau site de Ségolène est un succès énorme. Il a attiré plus de visites en quelques jours que bon nombre de sites de politiciens. Pas besoin de lever au ciel à propos du non-référencement des zones de textes en jpeg, le buzz a fait son travail. Reste à définir si cette stratégie paiera, on ne choisit pas un candidat présidentiel – ou lors de primaires dans un premier temps – comme un yaourt.

Lol, ah ah ah, mdr. Depuis le lancement de la nouvelle version de Désirs d’avenir par la queen des Charentes, la toile s’esclaffe.

Attendez un instant. Est-ce vraiment un problème ? Peut-on juger Ségo à l’aune de son mauvais design graphique ? Il faut tout de même reconnaitre que sa capacité à créer du buzz laisse rêveur. Royale risée du web ? Une coqueluche du web, vus voulez dire (et non pas rire) !

Beaucoup de marques rêveraient de créer un tel bruit. Très peu y parviennent. Petite leçon de buzz marketing à la sauce poitevine à l’adresse des marketeurs en herbe ou confirmés :

Premièrement, personne ne peut nier la prise de pouvoir du gens. Les mass médias étaient le royaume des marques, elles contrôlaient les messages émis. L’avènement des médias digitaux signe la revanche des utilisateurs qui peuvent désormais infléchir les discours des marques (commentaires, comparaisons, recommandation, etc.) :

L’excellent planneur Faris Yacob – Chief Technology Strategist chez McCann – défend cette nouvelle défintion de l’advocacy mieux que quiconque : nous sommes entrés dans l’ère du remix. Les gens échangent, partages, mash-up, crée à partir d’existant… Tout cela au bénéfice des marques avec qui les utilisateurs sont en interaction. Explications :

Résultat : les marques doivent accepter d’être malaxées, mélangées, mémétisées pour passer à la postérité (repensez au rick rolling ou aux millions de trips vidéos avec des figurines Lego). Qui l’a compris avant les autres ? Ségolène. Entre les milliers de parodies ou les générateurs de pages ayant fleuri quasi instantanément, c’est du beau boulot. Très peu de marques non-geeks peuvent se targuer d’être aussi remixées ou parodiées (depuis quand la parodie fait systématiquement du mal à une marque?). Reconnaissance absolue : Ségo est félicitée par une parodie très 4chan-esque du film La chute :

+ bonus :

Le design de Désirs d’avenir est vintage ? Et alors ? Le label Kitsuné a fait le pari du web vintage et low tech depuis son lancement il y a quelques années, cela ne le pénalise pas, loin de là. Il y a d’ailleurs des tas d’études qui montrent que le succès des sites comme Google, Digg, Delicious ou Flickr dépendent étroitement de leur design moche, simple et immuable. Preuve supplémentaire ? Google vient de breveter le dessin de sa page d’accueil. Cerise sur le gâteau : le fond d’écran du site est open-source. Qui peut affirmer que cela n’est pas une conception juridique d’avenir ?

[MàJ] La nouvelle version du site de Ségolène ajoute une brique à sa stratégie 2.0 : suite à un message posté (checker le post de Zeina Bourdais) il y a deux jours sur la page Fan de Facebook (marketing communautaire !), Ségolène intègre le crowdsourcing à sa stratégie. Une graphiste lui propose sur sa page de lui refaire un site, 2 jours plus tard, mission accomplie. Ahh, elle est fortiche !

On a beau dire ce qu’on veut, mais le lancement du nouveau site de Ségolène est un succès énorme. Il a attiré plus de visites en quelques jours que bon nombre de sites de politiciens. Pas besoin de lever les yeux au ciel à propos du non-référencement des zones de textes en jpeg, le buzz a fait son travail et le site caracole en tête du page rank.

Reste à définir si cette stratégie paiera, on ne choisit pas un candidat présidentiel – ou lors de primaires dans un premier temps – comme un yaourt.

Désirs d’avenir demeure dans tous les cas un cas d’école en matière de marketing en ligne. Le site ne semble plus répondre actuellement, serait-il sur le point de sortir de sa phase bêta en vue de nous surprendre à nouveau ?

[MàJ2] Trendhunter semble d’accord avec Ségo… Checkez la prévision #4 (merci Mathilde pour la vidéo)