A la surprise générale, il trouve un truc intéressant dans le *design in tech report*

Je ne sais pas quoi penser des rapports Design in tech de John Maeda. Ah si. De manière générale je les trouve mal construits et aussi inspirants qu’une séance d’astrologie. Je ne comprends surtout pas leur popularité… Mais après 350 000 vues, ça méritait un petit examen.

Voici quelques trucs intéressants :

Une taxonomie simple des 3 grandes familles de design. Je suis sceptique vis-à-vis du design thinking (un énième repackaging de méthodes empiriques ancéstrales) mais le computational design attire l’attention, a fortiori quand on travaille dans l’IA…

…Ce petite comparatif aide d’ailleurs à comprendre les différences entre le design objet et le design computationnel. Cela ressemble à l’idée qu’on peut se faire d’une big idea à l’èpoque d’internet : un socle idéologique commun, une multitude de cas d’usage d’activation, une capacité infinie à muter et s’adapter aux interactions qu’elle héberge.

Last but not least : cela n’a rien à voir avec le sujet (John Maeda n’est clairement pas designer de ppt) mais ces résultats expliquant l’échec des startups est amusant. A fortiori quand on les entend raconter comment elles réinventent les process, les métiers et les marchés…

Bisous bonne journée.

Le design est-il un gage de succès pour une entreprise?

Je ne suis habituellement pas fans des powerpoint de gourous mais celui-ci donne quelques points intéressants, au-delà de vendre assez grossièrement l’importance du design (dont la définition est attrape-tout au possible) dans le succès des entreprises.

Slide 13 : le design est-il un investissement? Peut-être. Garantit-il le succès? Certainement pas. Gros raccourci déplaisant à cet endroit.  Les premiers retours d’expérience de Nest sont mitigés.

Fin : l’informatique est définitivement devenue un sujet mainstream et qu’on ne peut plus imaginer un objet ou un service pour des geeks mais pour quasiment l’intégralité de la population mondiale.

Je serais extrêmement curieux de savoir quels sont les points que vous trouvez intéressants dans ce doc.

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Le bonheur est-une vision d’entreprise?

happiness likely return

happiness recommendations

happiness better Je ne sais pas quoi penser d’autre que cette présentation de @paminthelab ferait une très jolie vision agence. Tout simplement.

La technologie est neutre. Seul les usages leur prêtent des intentions.

religion arme crucifix canif couteau lame

Depuis la France, les tueries collectives américaines paraissent stupides et évitables. Pourtant, voici un argument des pro guns qui ne manque d’interpeller : ce n’est pas le pistolet qui tue mais l’usage que l’on en fait. La technologie est étrangère aux actes de violences, seuls les gens peuvent leur conférer des intentions meurtrières.

Au premier coup d’oeil cela ne manque pas de culot. Au second, on réfléchit. Tout est dans tout sans aucun doute. On peut tuer au nom du bien et faire le bien au nom du mal.

Cet exemple sordide montre qu’il est malhonnête de se cacher derrière la technologie – aussi affordante soit-elle – pour justifier un comportement.

L’essor du mobile, des réseaux sociaux et des QR Codes est-il donc une seule et unique raison pour en vendre à ses clients? Non. Seuls les usages devraient motiver l’emploi d’une techno, jamais l’inverse.

A discuter.

Le paradoxe de l’innovation : savoir se faire oublier pour réussir

Tombant sur cette image sur Ffffound, il est difficile de ne pas attribuer le champ sémantique de ce t-shirt à une personne exerçant un métier créatif. Au cinéma, en littérature, au théâtre, en peinture, à la TV ou même dans la publicité, il y a une prime à l’inédit. C’est souvent selon ce critère que l’on se figure les ambitions des artistes : apporter une pierre à l’édifice de la sagesse humaine par leur empreinte personnelle.

Néanmoins, corrigez-moi si je me trompe, le désir de nouveauté de la créativité peut être un piège. Je pense évidemment aux cas de la pub ou du design.

On répète à l’envi l’axiome no design = good design. Une expérience réussie devrait être à ce point intuitive qu’on ne remarque pas qu’elle a été savamment conçue. Idem pour la publicité parfaite qui n’est rien d’autre que de l’information (au sens journalistique du terme) par sa capacité à apporter une donnée informative à la bonne personne au bon endroit au bon moment et de la bonne manière.

De fait, la peur du déjà vu chez les créatifs devrait être une ambition plutôt qu’une hantise.

Le déjà vu peut être sinon synonyme de familiarité du moins de bonne compréhension (une vertu rare en communication).

Ce t-shirt fait état de l’agenda du personnage créatif, pas de l’objectif du dessein qu’il sert. C’est dommage. La vraie créativité ne cherche pas à se faire remarquer.