The Hornbach hammer is the new Diamond Shreddie

This case is perfect example of the abstract value of things (recently promoted by the Art Directors Club of Europe).

It’s all about perception and symbols. As Jean Baudrillard said: “we buy objects, we consume signs”. Here a former weapon (with a special signification within a country torn by war till 25 years ago), a limited serie, a handcrafted object, an artifact of the DIY trend.

Imagine that: a branded hammer! Brilliant.

Without mentionning its ability to drive trafic.

Really smartass.

Found on the also brilliant Next Gag Newsletter

Le tuning est-il une forme de hacking?

Sous le capot d’un PC moddé

Une discussion récente avec un collègue a mis sur la table un sujet qui titille les geeks. Le tuning automobile est-il une forme de hacking?

Dans un sens large, le hacking concerne les activités visant à détourner un objet de sa fonction première.

Selon Wikipédia, aucun doute n’est permis, le tuning rentre dans la catégorie. Tout dépend de ce qu’on entend par détourner de sa fonction première.

S’agit-il d’adapter un objet à son goût (coller des stickers sur son laptop) ? De l’utiliser à d’autres fins (repasser ses chemises sur son laptop) ? Le combiner à d’autres objets (relier à son laptop à un grille-pain pour programmer ses toasts) ? Depuis les mini modifications chères aux DIYers* en passant par les gros moddings compliqués, le hacking se décline sur une palette aussi vaste verticalement qu’horizontalement.

On peut ainsi considérer le tuning auto comme une forme de hacking. Malgré les connotations recelées par cette communauté, ils font partie de la grande famille des hackers, voire des makers (les plus mordus ré-usinent carrément des pièces). L’informatique n’est d’ailleurs par épargné par la vogue de la customisation. Cerise sur le gâteau, les tuners ont petit imposé leur griffe chez les marques qui leur font du pied un peu honteusement mais avec grand succès.

En espérant que cette mince contribution participera du changement de regard sur cette communauté pionnière, grassroots et bottom-up, qui n’a pas attendu le web 2.0 pour faire la nique aux marques.

La passion tuning vivra.

cf. cette veille sur le sujet :

L’effet IKEA : de l’intérêt d’impliquer les gens dans la communication

Trouvé dans l’excellente revue de liens de Françoise Fassin, la théorie de l’effet IKEA a tout pour séduire.

Ce principe explique que les gens tirent une plus grande gratification de l’usage d’un produit lorsqu’il l’on construit eux-mêmes.

Cette étude en profite pour rappeler une des grandes mythologies du marketing moderne, l’histoire des gâteaux pré-préparés. Lancés dans les années 50 aux USA, ils rencontrent un succès mitigé. Les cuisinières n’arrivent pas à faire confiance à ces préparations. La martingale arrive quelques mois plus tard : en demandant aux ménagères d’ajouter un oeuf à la préparation, la consommation décolle. La participation des gens dans la confection du gâteau doit le succès de ce produit.

En plus d’augmenter le sentiment d’accomplissement, l’ajout d’une petite touche perso est une cerise sur le gâteau, au sens propre comme figuré.

Une bonne illustration de l’IKEA effect et plus généralement de l’intérêt d’utiliser le marketing et la communication en impliquant les gens : des études montrent que cette rapproche renforce le lien entre les gens et les marques.

Quand on constate le désamour grandissant des Français pour la pub trop bruyante, on se dit que :

  1. Le passé a du bon, les vieilles recettes demeurent parfois les bonnes, y compris dans un environnement ou le jeunisme sévit.
  2. Les gens qui continuent à penser pouvoir intéresser les gens par la pub sont bien naïfs.
Les exemples ne manquent pourtant pas :

Le cupcake : human after all

On en entend parler à tous les coins de rue, c’est le nouvel objet à la mode à apporter dans les diners : le cupcake. Tout a commencé il y a quelques années, lorsque les scénaristes de Sex and the City ont eu la bonne idée de faire dévorer des cupcakes aux héroïnes lors d’une scène de confidence, associant brutalement cette alternative anglo-saxonne à nos petits fours à des instants de partage et de proximité.

Difficile de ne pas penser en parallèle à l’augmentation fulgurante de la consommation des macarons depuis leur featuring entre les doigts délicats de Kirsten Dunst by Sofia Coppola mais ceci est un autre débat…

Le cupcake nous raconte en outre la problématique de la cognition alimentaire. Ou comment les hommes (et les femmes) préfèrent manger des choses belles et bien disposées plutôt qu’un salmigondis d’aliments mal arrangés. C’est une des explications du nombre incalculable de publicités qui “jouent avec la nourriture” (sourires en ketchup, escargot dans le potage à l’aide de crème fraiche liquide, bonhommes en légumes…) afin de donner envie…

Le cupcake, c’est une petite gourmandise, qui rassure par ses dimensions modestes et son ornement chouchou/cuty/kawaï, opposées aux imposantes parts de gâteau disposées dans les vitrines de pâtisseries.

Le cupcake contribue à humaniser les héroïnes télévisuelles. Il révèle la relation qui les unit (on ne mange pas un cupcake, on se retrouve sur un banc pour gossiper) et atténue leurs images de sex symbol anorexiques et sculpturales.

En outre, ces gourmandises résonnent avec la tendance du Do it yourself rabattue à l’envi en temps de crise. Les gens restent chez soi et font la cuisine.

Cerise sur le gâteau, le cupcake est allègrement personnalisable. Il devient média personnel de son auteur.

En clair, le cupcake est un objet très humain. Il est fabriqué par des gens “comme nous” et nous rassure par son apparence friendly, inoffensive et sur mesure.

Miam Miam. Bravo aux malins qui contribuent à réconcilier la mode et la gourmandise. La route est longue mais on dirait que la décennie des 00’s placée sous le signe de la taille 34et de la perfusion s’éloigne…

Bonus : une petite galerie de cupcakes rigolos :

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091112_cupcake-garfield

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I got a feeling : ce que nous apprennent les Black Eyes Peas

Incroyable ce nouveau clip des BEP. Léché, beat universel, paroles sophistiquées. On va  se remuer le boule sur ce mondo-tube tout l’été, à coup sûr. Outre ses qualités intrinsèques, cette vidéo est une petite pépite contemporaine, un témoignage unique et riche sur notre époque.

Qu’est ce qu’on lit à travers ces 5 minutes de bonheur pur?

  • Le placement produit a de beaux jours devant lui. Nokia et Asus s’en donnent d’ailleurs à coeur joie. On voit apparaitre le dernier né de la marque scandinave au tout début du clip, puis un netbook de la marque coréenne quelques secondes (2’52)
  • Autotune, le plus ringard des logiciels branchés, n’a pas encore été lâché par les producteurs, malgré toute la peine que se donne l’hypocrite Jay-Z (ça ne m’étonnerait pas qu’il soit de près ou de loin derrière les BEP).
  • En 2009, la récession impose un train de vie modeste, on est en pleine mode du Do it Yourself : on fait la teuf à la maison (Adidas ou la série britannique Skins ne sont pas innocent dans ce regain d’intérêt pour les salons parentaux), on prépare soi-même ses cookies (4’23) ; sans pour autant être chiant. On peut encore s’asperger d’alcool. La Kronenbourg a juste remplacé le Roederer.
  • En 2009, on est OUVERT : on festoie entre gens de toutes les couleurs – façon Mickeal Jackson dans les années 90 – on ne rejette pas les freaks – on se déguise comme les Misfits (3’01), Busta Rhymes ou le Mr Jack de Tim Burton – et on se roule des pelles entre meufs. Sarah Palin l’homophobe a démissionné et même Darkplanneur en parle, c’est dire si les gays sont tendances. Cerise sur le gâteau, on case des Mazeltovs à droite à gauche, histoire de surjouer encore un peu plus l’oecuménisme (vers une résolution du conflit israelo-palestinien?) de la pop musique.
  • Mais d’où provient toute cette belle énergie? Du nouveau président bien sûr, pour qui Will.I.Am, un des chanteurs du groupe, a bossé, travaillant par là même sa notoriété. Le drapeau américain circulaire en arrière-plan ne vous rappelle rien? Pas même le logo de la campagne de Barack?
  • La Production rajeunit, elle a baigné dans les mêmes influences kitsch et mémétiques que nous…  Vous ne connaissiez pas encore Hooked on a feeling?
  • L’avenir sera radieux et va changer, la preuve, The End est écrit en lettres de lumières… Le futur ne sera pas dark, mais lightfull.

Ouf ! Grâce à BEP, on en a appris des choses. Au fait, c’est quoi leur chanson déjà?