10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #153

1. Le digital ne représente que 3,3% de la circulation de la presse US, gratuite ou payante. Merci Olivier

2. L’effet Dunning-Kruger : moins on connait de chose, plus on croit en connaitre.

3. Les technologies numériques consomment 50% d’énergie en plus que l’ensemble du trafic aérien mondial.

4. Les fenêtres pop up de comparateurs de vols sont fake. Merci Olivier

5. La théorie de la fenêtre brisée : surveiller la petite délinquance risque de faire apparaitre des formes plus sophistiquées de criminalité. Merci Olivier

6. En 1995, on dit que Doom était le logiciel le plus installé au monde, devant Windows 95.

7. La “blancheur grecque” instrumentalisé pour justifier la suprématie des blancs (photo prise au Mucem) :

blancheur grecque

8. Du brand content stylé : Vilmorin by Dior (photo prise au musée Dior de Granville).

dior vilmorin granville

9. L’anglicité du nom K-Way est une pure invention. Merci Olivier

10. “L’insulte suprême ici”. Source : Le Parisien. Merci Matthieu, merci Coco

le parisien egypte

Les jeux vidéos dans la vraie vie

Il y a quelques mois, Electronic Arts répond de très belle manière à un bug de ses jeux de golf, décrié par ses consommateurs. EA sort un film où Tiger Woods marche sur l’eau (cette idée prend un brutal coup de vieux compte-tenu de l’actualité…)

En Allemagne, on assiste depuis quelques semaines à une forme de réaction analogue. Face à la fronde des associations de familles contre les jeux vidéo violents, un collectif d’artistes s’amuse à détourner des affiches dans la rue. Le procédé consiste à coller l’interface du jeu Doom (un jeu de tir en vue subjective) sur des panneaux publicitaires.

Outre la modernité très 00’s du détournement publicitaire, il est amusant de constater comment les jeux vidéos s’invitent dans la vraie vie.

Une fois passée barrière de l’adoption du jeu (parfois aidée par une campagne de Familles de France), on voit apparaitre du vocabulaire (cf. langages vernaculaires des jeux en ligne par exemple), des communautés physiques (cf. Zombie parade ou soirées Wow dans des bars), des t-shirts reprenant des gimmicks visuels (logo atari, système de vies) puis des éléments de sens réutilisés.

La référence est pointue mais le message passe bien, on imagine assez facilement que les médias ont joué le rôle de vulgarisateur auprès des publics non-initiés.

Quelle sera la prochaine étape? Une mention game over à la fin des films? Des débats politiques dans Wow? Une guilde se présentant aux élections?

Plus d’images ici.

Via : Fluctuat et Ufunk

Quand les développeurs tripent entre eux…

On s’en rappelle tous avec émotions : quelle joie nous ressentions lorsque les revues spécialisées divulguaient les codes secrets des jeux vidéo. Ces combinaisons de touches invraisemblables permettaient de tricher en toute impunité et profiter des jeux en profondeur.

Sans réussir à le prouver, je pense que l’apparition des cheating codes faisaient partie de la stratégie des éditeurs de jeux. Ils participaient à la notoriété et au plaisir ressenti de certains opus, parfois trop difficiles ou quasi impossible à exploiter dans leur intégralité.

Mon ami Alex m’expliquait que seul 20% des joueurs avancent vraiment dans les jeux, les autres restent souvent bloqués au début (cela ne pose pas nécessairement problème, un jeu comme GTA se jouent autant au premier niveau que dans les niveaux avancés…). Un code permet simplement de débloquer une situation, continuer à jouer et éventuellement devenir fidèle à une sage (GTA, Fifa, Final Fantasy…)

Au passage, je serais curieux de tomber sur une étude démontrant l’impact des vies dans les jeux vidéo. Elles ont vraisemblablement contribué à angoisser les joueurs vis-à-vis de la mort > “si je peux mourir et ressusciter ad lib dans un monde virtuel, notre impossibilité à “gagner des vies” et à les dépenser dans la vraie vie dramatise profondément mon rapport à la faucheuse”. Mais c’est un autre débat…

La mythologie des codes a la dent dure. Certains développeurs et nerds continuent à les faire vivre à travers des petits secrets intégrés aux programmes, aux sites web ou aux jeux vidéo.

On trouve par exemple le Konami Code sur certains sites (essayez au moins celui-ci grâce à la page WP ci-avant qui donne une liste des sites dotés de cette fonction).

Il existe en outre des easter eggs sur certains sites. “L’oeuf de Pâques” s’inscrit dans la même lignée que la Konami Code (à quelques nuances près). Il débloque des bonus ou des fonctions cachées.

Exemple dans Doom :

Exemple dans Excel (oui oui!) :

Que nous apprennent les Konami Codes ou Easter Eggs? Que lorsque les gens/clients ont l’occasion de creuser un lien avec un produit ou un service via une petite manip réservée aux fans, l’interaction devient magique.

On devrait évidemment y penser plus souvent pour les marques, qui réussissent dans les meilleurs cas à dialoguer, parfois créer des expériences, rarement faire participer les gens.

L’agence Goodbye Silverstein and Partners y a pensé. Le dernier opus de la fabuleuse campagne américaine Got Milk? est totalement fou.

Visant à valoriser le lait auprès des jeunes, l’agence a eu la bonne idée d’intégrer un Konami Code à sa campagne : il offre un mini jeu rigolo. L’intérêt n’est pas dans le jeu en lui même mais dans la relation que le syndicat du lait US créé avec ses clients.

Offrir l’opportunité de découvrir quelque chose est formidable, presque mystique.

Quelle marque vous a fait découvrir quelque chose récemment?

Le sel dans les céréales ne compte pas…