Le Financial Times a demandé à ses abonnés d’arrêter leur ad-block. Avec succès.

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La semaine dernière, on se parlait de DevaCurl et leur idée simple pour inciter les gens à créer du earned media : leur apprendre à poster des beaux selfies.

Dans le même registre d’idées où il suffit de demander, le Financial Times a récemment tiré les fruits d’une expérience de même nature : demander à ses lecteurs de désactiver leur ad-block pour accéder aux contenus du journal.

Résultat : entre 40 et 69% des lecteurs ont accepté de white lister le FT, selon la manière de présenter le sujet (soit tout le contenu était bloqué, soit juste les mots manquants en proportion aux revenus amputés par les bloqueurs, soit les pub apparaissaient comme si de rien n’était).

Comme quoi, il suffit parfois juste de demander.

Source : cette excellente newsletter de l’agence LDV.

Is repetition dead? Certainly not. Especially on social media.

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From an personal point of view, we almost all feel infobesity. Lost in the forest of content, we strive to find good reads and spot the stuff we engage with.

From an empiric point of view, why do you click on something?

Do you trust the issuer? You want to please him? You blindly open with everything he shares? What difference does it makes if it’s media brand? A friend? A relative? A new comer?

Have you ever experienced repetition before opening a piece of content? How much impression does it take you to open a content? Does it get more or less on a social platform? On a media site?

When that occurs, do you feel more or less engaged with content? 

Please give me the theory naming that moment when you finally watch this stoopid Youtube video everyone is talking about: the click of shame?

Non, les jeunes n’apprennent pas plus vite. Gloire à l’évolution de l’intelligence

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A force d’entendre dire que les enfants apprennent tout plus vite, on finit par se demander si la vie n’est pas une lente marche vers la stupidité.

Pourtant, pas la peine d’être scientifique pour se rendre compte qu’en plus d’être multi-dimensionnelle, l’intelligence évolue avec le temps.

L’intelligence pure dont dispose un enfant laisse petit à petit place à une intelligence plus empirique où l’accumulation de notre savoir faire permet de prendre des décisions ou établir des connexions invisibles jusqu’alors (exemple : après avoir vu 100 tableaux, on finit par associer instantanément un tableau à un mouvement pictural).

Focus sur les comportements de consommation.

La dernière étude Brand Experience Monitor de TNS porte sur l’influence déclarée des points de contact.

Elle révèle qu’avec le temps, les gens se disent de moins en moins influencés (que les touch points soient paid owned et earned ne change pas grand chose), ce qui révèle une augmentation des capacités de jugement.

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Bref, entre un jeune vis-à-vis duquel on jouera sur la soif de découverte et une personne plus mature à qui on flattera la connaissance, il y a donc deux approches fondamentalement différentes pour flatter l’intelligence de nos concitoyens.

Si quelqu’un possède l’étude ventilant les résultats par points de contact je suis preneur.

Si les seniors ont un rapport bizarre aux marques, ce qu’ils absorbent les 3/4 des messages publicitaires.

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Cette petite présentation signée Xav Mod interrogeant les tactiques publicitaires s’applique tout particulièrement aux seniors.

Les gens n’écoutent pas la publicité qui ne les intéressent pas ou qu’ils connaissent déjà. Pourquoi leur forcer la main? Aux seniors pas moins que les autres.

Le cas de la répétition en télévision est frappant. Gros consommateurs de petite lucarne, (oserait-on dire engagés) et bien ancrés dans leurs habitudes de consos médias, les seniors sont les gens qui connaissent et comprennent le mieux la TV. Ils l’ont vu naître, ils l’ont connu à ses débuts. S’ils étaient plus jeunes, on les appellerait des fans.

De fait, en leur qualité de gros téléspectateurs, ils sont en contact avec la plupart des plans TV. Demandez la démonstration à votre agence média : dans la majorité des cas, le tertile des gros exposés se compose de seniors. Qu’on ne les retire pas des plans TV est une paresse pardonnable, très decoy. Que les annonceurs délivrent la majorité de leurs impressions sur des gens qui ne sont pas censés être leur cible principale (du earned media selon les chaines) est regrettable.

In fine, une cible non désirée se trouve être la plus au courant de vos messages. Ce qui explique peut-être pourquoi les seniors ont un rapport étrange aux marques. A la fois fidèles et volatiles, à la fois publiphiles et publiphobes (données sur demande). Ils sont en overdose.

Faire changer la perception d’une marque en transformant ses produits en objets de décoration : le cas Skol

Skol-Bière-Horloge

C’est con mais c’est malin et plutôt cool pour générer du earned media : transformer ses produits en objets de décoration.

La marque s’intègre dans le quotidien de manière un peu moins dégueu qu’un pack au fond du frigo, la marque se créer une nouvelle source de revenus et premiumiser sa perception.

A priori tout est bon.

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