La leçon d’investissement médias d’Hotels.com : moins mais mieux

Presque trop belle pour être vraie cette stratégie média d’Hotels.com. Le distributeur assume jouer avec les formats pour générer plus d’impact avec moins d’investissements.

Après les vidéos Facebook silencieuses, le dernier exemple en date est un easter egg dans les mentions légales d’un film TV.

350 personnes ont participé au jeu concours.

Un résultat modeste mais capable de générer quelques retombées.

Capable de montrer que la TV sait engager.

Capable d’exploiter deux fois un slot : le message TV + le message engagement.

Habile.

10 things I didn’t know last week #192

1. Caesar Salads come from Tijuana, Mexico, invented by Caesar Cardini.

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2. A113 is an Easter egg in animated films created by alumni of California Institute of the Arts.

3. A 30 SPF means you would need 30 times the dose of UV to get a burn relative to no sunscreen.

4. The Portia Hypothesis: in competitive fields that have classically been dominated by men (law or engineering), women with sexually ambiguous names tend to be more successful.

5. Algeria lead the pack regarding professional parity.

6. Goodbye is an abbreviation of God be with ye.

7. Roald Dahl wrote erotic novels published by Playboy.

8. The original name for Dos Equis beer was Siglo XX (Twentieth Century). The current name simply means “Two Xs”.

9. L’esprit de l’escalier: a French term used in English that describes the predicament of thinking of the perfect retort too late.

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10. For legal reasons, TV shows and movies display fake newspapers, produced by specialists.

10 things I didn’t know last week #181

1. Beastie Boys had another band called Triphammer. They used to open their own gigs.

2. Difference between parfum, eau de parfum, eau de toilette and eau de cologne is a matter of concentration.

3. In the last 3500 years, there have been only 230 years of peace.

4. As an alcoholic pilot, Thomas Fitzpatrick Landed twice in Manhattan in front of his favorite bar to impress colleagues.

Thomas Fitzpatrick plane nyc

5. French expression “semer la zizanie” comes from zizania – a kind of wild rice – wich is weed.

6. Devil’s advocates are real: they test the ability of a candidate to be canonized by the Vatican.

7. Lobsters used to be considered cockroaches of the sea.

8. 40 easter eggs.

9. The Chonmage haircut was designed to properly hold samurai’s helmets.

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10. Some Nepalese bees produce hallucinogen honey:

Au cinéma comme dans la grande consommation, le produit n’est qu’un pitch. A vous d’écrire son scenario

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Cette note est née d’une coïncidence dont seuls les internets ont le secret : une conversation avec Jérémie sur le cinéma suivie d’un tweet de Fibre Tigre.

Avant l’avènement de la vidéo, le cinéma a longtemps été un format solitaire. Les films ne pouvaient être projetés que dans des salles spéciales. Rares étaient les particuliers qui avaient du matériel de projection à domicile. Les films n’étaient donc écrits que pour être vus dans des contextes bien définis.

Le développement des techniques de diffusion et d’enregistrement ont alimenté la mutation du cinéma au 20e siècle. La télédiffusion a donné une seconde vie aux films tandis que la petite lucarne enfantait ses propres formats : téléfilms, émissions de variété, programmes live. Le magnétoscope a introduit l’enregistrement dans les foyers et la VoD a parachevé la logique de linéarité des contenus (c’est le moment de relire Benjamin).

Chacune de ces innovations ont modifié le statut initial du cinéma, le faisant passer d’un produit fermé à un produit ouvert. Aujourd’hui, un film c’est :

  • En amont : des annonces de casting, des fuites, des acteurs/réalisateurs qui tweetent, des trailers, des road shows d’avant-premières, des tonnes d’interviews, des pré-ventes…
  • Pendant : des opérations marketing à l’entrée des salles, parfois dans les salles, des animations, de la communication sur le box-office…
  • Après : la sortie en VoD, puis en DVD, les diffusions sur les chaines, payantes, puis gratuites, puis les rediffusions, les bonus DVD, les versions uncut, les prequels, les sequels, les 25 remises de prix, les resorties en salle, le merchandising, les ARG, les jeux vidéo, le transmedia (qui commence même parfois avant la sortie du film)…

Attention : chaque film ne bénéficie pas d’un traitement de luxe. Le cinéma étant un produit comme les autres, les productions bénéficient de moyens de promotion adaptés à leurs ambitions : les blockbusters en grandes pompes, les petits films de manière plus discrète.

Pourtant, malgré un siècle d’innovation et de création de valeur périphérique, les films sont encore majoritairement produits pour être vus une fois. Les occasions de revoir un film confirment ce constat : les niveaux de lecture complémentaires, les easter eggs ou les découvertes sont rares.

Que déduire de ces observations pour les marques?

Comme les films au cinéma, il y a deux grandes catégories de produits/services. Ceux qu’on va voir le vendredi soir un peu crevé et ceux qu’on attend, qu’on voit au cinéma, puis en VoD, puis en blu-ray et dont on achète les figurines.

Pour un produit comme pour un film, la qualité est un pré-requis indispensable mais n’est qu’un point de départ pour créer de la valeur périphérique avant, pendant et après. Si les succès ne s’expliquent pas par l’armada marketing, cette dernière saura en cas de succès tirer le meilleur de vos productions.

Le marketing est un moyen, jamais une fin.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #78

1. La Paida (enfance en grec) désigne un état d’esprit capable de transformer tout en espace de jeu. Merci Maud.

2. Rien de tel que de déboulonner un mythe : voici une collection de cochonceté sans nom, signée Apple. Tout un album de chansons corporate. Le tube : Apple II for ever.

3. Le blocus continental, décrété par Napoléon en 1806 pour étrangler le commerce du Royaume-Uni, eu des conséquences bénéfiques pour la France, qui, pour combler la demande inassouvie, inventa la fabrication du sucre de betterave, la filature mécanique du lin ou la préparation de la garance et du pastel. Parallèlement, les ports La Rochelle, Nantes, Bordeaux ou Marseille en pâtirent sévèrement.

4. Le responsive design. Merci Laure, merci Olivier

5. Le bloop, bruit préféré de Lovecraft.

6. Les 800M£ annuels de CA de Zynga sont réalisés par 680 000 “baleines”, soit 2,2% des joueurs.

7. Eric Charden, du mythique duo Stone & Charden, a fait HEC (peu de temps) :

8. Selon l’Institut Français de la Mode, les femmes européennes représentent en moyenne 50% des sommes dépensées dans l’habillement. Dommage que nous n’ayons aucune info sur les actes d’achats pour comparer avec les hommes.

9. Inventée par Romain Rolland, le sentiment océanique se définit comme la volonté de faire un avec le monde hors de toute croyance religieuse.

10. Figurant le dernier souffle de la folie humaine, Bruegel intégrait à chacune de ses toiles des déféquants :