Un exemple de reconversion : Steve Nash

Steve Nash est un joueur de basket canadien brillant. Après avoir illuminé les parquets de sa vision du jeu (2 fois MVP, la récompense suprême du meilleur joueur de l’année), il mène une seconde carrière professionnelle dont beaucoup de sportifs rêveraient.

Réputé pour sa discrétion (son agent le surnommait the reluctant icon), Steve multiplie les initiatives. Attention, ceci est un cas d’école de personal branding, ie. d’entrepreneur capitalisant sur son nom pour promulguer des grandes causes, des services ou des produits.

  • Généreux et philantrope Steve a monté une fondation venant en aide aux enfants. Elle est financée grâce au réseau de Steve qui déleste régulièrement ses potes joueurs de quelques milliers de dollars. Elle finance également le projet Football for good, luttant pour les droits de l’homme par le prisme du football.
  • Sensible aux problématiques environnementales, Steve a milité pour faire installer des panneaux solaires sur le toit du stade de Phoenix. Il a également lancé une paire de tennis en matériaux recyclés avec le concours de Nike. Last but not least, il en a écrit, coproduit et filmé la pub :
  • Sportif invétéré, il a co-produit un documentaire – avec son cousin Ezra Holland – sur Terry Fox, un handisportif canadien ayant traversé le pays à pied.
  • Fan de football (son père jouait au soccer), Nash a donné de sa personne pour aider l’équipe des Whitecaps de Vancouver à rejoindre la Major League canadienne.
  • Un peu geek sur les bords, il a monté une boîte de conseil spécialisée dans le marketing viral à destination des joueurs : Apoko. Il s’occupe du joueur de baseball Nick Swisher (New York Yankees), du basketteur Roger Mason (San Antonio Spurs) ou de son coéquipier Alando Tucker dont voici un film (featuring Jared Dudley, Amare Stoudemire et Grant Hill) :
  • Branché 2.0, il possède une participation dans la marque de compléments alimentaires OneBode. Sa notoriété a permis à la marque de fédérer 600 000 fans sur Facebook…
  • Réticent au sponsoring traditionnel, il accepte son premier endorsement lorsque Vitamin Water lui laisse la main sur la stratégie 2.0 du produit. Résultat : il donne l’idée de laisser les internautes proposer des nouveaux goûts :
  • Steve a aussi des billes dans Mission Skincare, une marque testée par des athlètes de haute-volée parmi lesquels Serena Williams, excusez du peu. Une partie des bénéfices de la marque est reversée à des associations caritatives en faveur du sport.
  • Steve a lancé à Vancouver sa salle de sport : le Steve Nash Sports Club.
  • Il est copropriétaire d’une sorte de LinkedIn dédié aux jeunes sportifs à la recherche de bourses : MakeltPro.
  • Il a participé avec Verizon au développement d’une application mobile payante qui distribue en exclusivité de l’information sportive aux fans : Playmaker Mobile.
  • Le dimanche, quand il a un peu de temps, il écrit des chroniques Santé/Nutrition dans le Men’s journal.
  • Finalement pas si discret, Nash va jouer son propre rôle dans le film Life as we know it.

Qui a dit que les retraités se la coulaient douce… Ça calme non?

Source : Fast Company

La perfection au masculin

Vous n’êtes pas sans savoir que 2 des 3 égéries stars de Gillette sont dans la tourmente.

Thierry Henry d’une part, à la suite de sa main durant la rencontre France/Irlande. La marque s’est empressée de changer de visuel car on voyait le champion français tenir un ballon à la main… Impression de déjà vu.

Tiger Woods d’autre part, fait les choux gras de la presse people américaine à la suite de multiples révélations concernant sa vie privée. On lui prêterait au moins 10 liaisons extra-conjugales.

Gillette s’est bien entendue gardé de résilier leurs contrats publicitaires. Elle garde la tête haute à grands coups de communiqués de presse, les dents serrées…

La pub pour le cabinet de conseil Accenture dont Tiger est également le porte-étendard a quelque chose de prophétique… D’autant plus qu’Accenture est une société habituée aux scandales… Elle est née sur un cimetière indien : la dissolution d’Arthur Andersen suite au scandale Enron… La guigne quoi.

[MàJ] Dans la newsletter Stratégies d’aujourd’hui :

Les spots utilisant l’image de Tiger Woods ne sont plus programmés aux Etats-Unis depuis que le golfeur a défrayé la chronique il y a quelques semaines avec ses frasques conjugaux, relève l’agence de presse américaine Bloomberg. Selon l’institut d’études Nielsen, aucun film publicitaire avec Tiger Woods n’a été diffusé depuis le 29 novembre. Le golfeur, dont les revenus annuels sont estimés à 110 millions de dollars (75 millions d’euros), est en contrat avec Accenture, Nike, Gatorade (Pepsico), Tag Heuer, Electronic Arts et Gillette (Procter & Gamble).

Même pas mal…

On attend avec impatience la bourde de Roger Federer. Que nous réserve l’avenir? Une affaire de fraude fiscale ? De la complicité dans les secrets bancaires suisses? Un match truqué?

Wait and see…