La délation institutionnalisée : le Canard Enchaine, Mediapart et Wikileaks

L’affaire Bettencourt/Woerth embarrasse l’état en France, au même titre que les dizaines de milliers de fichiers confidentiels de l’armée américaine font du tort à l’institution martiale yankee (française aussi).

Ces deux situations portent au pinacle le rôle de contre-pouvoir des médias, digitaux a fortiori.

Outre l’impérieuse nécessité d’exister par le biais d’une vérité produit (ie. de l’information, un contrat éditorial de base pour la presse), la question qui se pose, c’est : “à qui profite le crime?”

Edwy Plenel, à qui on prédisait un futur ombrageux chez Mediapart après son départ du Monde, tout comme Julian Assange de WikiLeaks ou Michel Gaillard du Canard Enchainé on un point commun : leur organe de presse est financé par les dons.

D’où la question : qui donne ? Qui finance ces projets ?

Méthodes douteuses, flirt avec les règles de déontologie et éthique olé-olé sont pourtant unanimement dénoncés.

Ne tirons pas sur le pianiste : ce ne sont pas les véhicules des rumeurs et des scoops qu’il faut dénoncer (même s’ils ont leur part de responsabilité dans la publication des données) mais les mains qui les nourrissent.

N’oublions pas que le meilleur moyen de lutter contre l’opposition, c’est de la contrôler…