Quand les développeurs tripent entre eux…

On s’en rappelle tous avec émotions : quelle joie nous ressentions lorsque les revues spécialisées divulguaient les codes secrets des jeux vidéo. Ces combinaisons de touches invraisemblables permettaient de tricher en toute impunité et profiter des jeux en profondeur.

Sans réussir à le prouver, je pense que l’apparition des cheating codes faisaient partie de la stratégie des éditeurs de jeux. Ils participaient à la notoriété et au plaisir ressenti de certains opus, parfois trop difficiles ou quasi impossible à exploiter dans leur intégralité.

Mon ami Alex m’expliquait que seul 20% des joueurs avancent vraiment dans les jeux, les autres restent souvent bloqués au début (cela ne pose pas nécessairement problème, un jeu comme GTA se jouent autant au premier niveau que dans les niveaux avancés…). Un code permet simplement de débloquer une situation, continuer à jouer et éventuellement devenir fidèle à une sage (GTA, Fifa, Final Fantasy…)

Au passage, je serais curieux de tomber sur une étude démontrant l’impact des vies dans les jeux vidéo. Elles ont vraisemblablement contribué à angoisser les joueurs vis-à-vis de la mort > “si je peux mourir et ressusciter ad lib dans un monde virtuel, notre impossibilité à “gagner des vies” et à les dépenser dans la vraie vie dramatise profondément mon rapport à la faucheuse”. Mais c’est un autre débat…

La mythologie des codes a la dent dure. Certains développeurs et nerds continuent à les faire vivre à travers des petits secrets intégrés aux programmes, aux sites web ou aux jeux vidéo.

On trouve par exemple le Konami Code sur certains sites (essayez au moins celui-ci grâce à la page WP ci-avant qui donne une liste des sites dotés de cette fonction).

Il existe en outre des easter eggs sur certains sites. “L’oeuf de Pâques” s’inscrit dans la même lignée que la Konami Code (à quelques nuances près). Il débloque des bonus ou des fonctions cachées.

Exemple dans Doom :

Exemple dans Excel (oui oui!) :

Que nous apprennent les Konami Codes ou Easter Eggs? Que lorsque les gens/clients ont l’occasion de creuser un lien avec un produit ou un service via une petite manip réservée aux fans, l’interaction devient magique.

On devrait évidemment y penser plus souvent pour les marques, qui réussissent dans les meilleurs cas à dialoguer, parfois créer des expériences, rarement faire participer les gens.

L’agence Goodbye Silverstein and Partners y a pensé. Le dernier opus de la fabuleuse campagne américaine Got Milk? est totalement fou.

Visant à valoriser le lait auprès des jeunes, l’agence a eu la bonne idée d’intégrer un Konami Code à sa campagne : il offre un mini jeu rigolo. L’intérêt n’est pas dans le jeu en lui même mais dans la relation que le syndicat du lait US créé avec ses clients.

Offrir l’opportunité de découvrir quelque chose est formidable, presque mystique.

Quelle marque vous a fait découvrir quelque chose récemment?

Le sel dans les céréales ne compte pas…

A tous les travailleurs en groupe…

…Réveillez-vous ! Etudiants, collègues de bureau ou comploteurs de toutes espèces, cette note veut vous aider. Voici venue l’heure du travail collaboratif en ligne. Les allers-retours interminables sur les clefs USB vous fatiguent, vous avez perdu la version 2.4.9.3_bis_bis_gilbert_corrigée de votre dossier sur la stratégie marketing de Cadburry-Schweppes, impossible de la retrouver parmi vos 4500 spams, vous vous êtes jurés de ne plus jamais envoyer un mail sans objet…

Première étape de votre nouvelle vie : créez un Google Group pour votre wild bunch de bosseurs avertis. Avantage immédiat : vous avez désormais un mail commun, tout est centralisé.

Seconde étape : découvrez Google Document ou Zoho. Avantage : une suite bureautique – Word, Excel, PowerPoint – complète en ligne offrant la possibilité d’être partagée – évidemment – mais également éditée par plusieurs camarades en même temps. Double avantage : un gain consubstantiel de temps, finie les 36 versions du document.

Les fonctionnalités sont basiques mais suffisent amplement à avancer sur le gros du projet, les détails de mise en page, indexation et compagnie sont à votre libre appréciation si vous conservez jalousement vos petites habitudes sur votre logiciel.

PS : pour les dingues de présentations, je ne saurais que trop vous recommander d’aller jeter un coup d’oeil chez SlideShare, SlideRocket, SlideBoom, 280 Slides, FlyPaper ou encore Animoto.