Comment les journalistes peuvent-ils encore détester les bloggueurs?

amour haine complementarite oppose pole
Pas de bien sans mal et pas de mal sans bien. Les pôles sont nécessaires.

Tous ceux qui ont déjà eu l’occasion de tâter des RP vous le diront : les journalistes voient encore majoritairement les bloggueurs d’un mauvais oeil. D’abord parce qu’ils ne sont pas du sérail, ensuite parce qu’ils les considèrent comme des amateurs, finalement parce qu’ils perçoivent une forme de concurrence déloyale.

L’exemple de l’industrie de la mode illustre ce point : les rédactrices et les bloggueuses passent aujourd’hui plus de temps à se tirer dans les pattes qu’à observer le marché. On commente plus le placement des bloggueurs devant les podiums que les collections exposées.

Ce débat dit la détresse des journalistes.

En refusant de participer à des évènements où sont conviés des bloggueurs, ils ne font que leur donner du crédit. Si les journalistes sont aussi convaincus de leur autorité, pourquoi ne voient-ils pas les blogs comme un faire-valoir? En acceptant de travailler côte à côte, ils pourraient aisément attester de leurs qualités et même pointer – par effet de comparaison – la médiocrité des écrivaillons digitaux.

Les journalistes dissimulent mal leur crainte des bloggueurs.

Ne leur jetons pas la pierre. L’immense majorité des métiers de l’information et la communication ont accueilli internet froidement. Aujourd’hui, ceux qui s’en sortent ont réussi à transformer le digital en caisse de résonance. Prenons l’exemple de la TV dont on prédisait encore la mort il y a 3 ans. Le développement fulgurant des usages sociaux lui redonne une seconde jeunesse et ouvrent des perspectives fabuleuses, contre toute attente.

Les journalistes gagneraient à se comparer aux blogs pour légitimer leur apport dans un premier temps, pour valoriser leurs travaux dans un second.

Qu’on en finisse avec ces disputes bas-de-plafond qui éclabousse tous les rédacteurs de tous bords.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #106

1. Francis Bacon est des inventeurs du code binaire.

2. Les carottes sont devenues oranges au 17e siècle, sous l’impulsion du patriotisme hollandais.

3. Charlie Parker aurait inventé le bop pour être sûr que les blancs ne puissent le copier (cf. minute 8) :

4. John Daniel Hertz est l’homme qui a inventé les taxis jaunes aux US. Il est également à l’origine du champion mondial de la location de véhicule (dont le logo est jaune).

5. La méthode des loci est une technique de mémorisation reposant sur l’association des choses à retenir avec des lieux.

6. En Chine, les riches engagent des sosies pour purger leurs peines de prison.

7. La paume de notre main peut faire office de montre :

8. Le friendship paradox : vos amis ont forcément plus d’amis que vousYou are more likely to be friends with someone who has more friends than with someone who has fewer friends.

9. L’écologie a eu un logo (un e imbriqué dans un o), créé par Ron Cobb, dont voici le drapeau :

10. En 1994, CLM organise une consultation par Minitel pour savoir si les gens veulent sauver l’égérie publicitaire Monsieur Marie. Pas de chiffre de participation mais tout l’esprit CLM en une idée.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #39

1. A Paris, 40% des inscrits dans les cours de boxe sont des femmes (source : Nouvel Obs).

2. La différence entre les adjectifs marxiste et marxien : le second a été inventé pour désigner ceux qui suivent les idées de Karl Marx sans avoir la connotation politique de marxiste.

3. En 2008, un quart des michetons ont trouvé leur bonheur grâce à Facebook. Autre fait marquant : la préférence des prostituées va aux Blackberry plutôt qu’aux iPhone.

En complément d’information, voici une courte présentation intitulée Le ‘droit de jouissance’ dans la culture du numérique : objets et représentations du netporn. Dommage que le commentaire manque :

4. Fashion est un mot migrateur : il vient du français façon. Son retour dans le vocable français en qualité d’adjectif n’en fait pas une exception. De nombreux mots ont été exportés puis réimportés dans notre langue :

  • Coule, devenu cool au UK puis revenu chez nous ;
  • Toster, devenu toast au UK et réimporté ;
  • Bacon (les geeks vont verser leur larme) est un mot d’origine francique qui désignait la viande de porc. Il est rentré en France au 19e siècle, agrémenté d’une prononciation anglaise ;
  • … (d’autres exemples dans ce petit article intéressant)

5. Nommé en l’honneur de son inventeur Alexandre Graham Bell, le bel est une unité de mesure du son. Pour des raisons de précision, elle est moins utilisée que son sous-multiple : le décibel.

6. Frère Léon Bourjade est un singulier individu. Missionnaire aviateur n’oubliant jamais son portrait de Sainte-Thérèse de Lisieux dans sa carlingue, il fut surnommé le grilleur de saucisse durant la première guerre mondiale, grâce à son incroyable talent de chasseur de Drachen (les zeppelins allemands). Merci Simon.

7. La psychophysique, discipline hybride qui cherche à déterminer les relations quantitatives qui existent entre un stimulus physique et la perception qu’on en a…

8. Les 4 vautours du Livre de la jungle de Walt Disney sont inspirés par les Beatles. Les Fab Four devaient leur donner leur voix.

9. Alphonse de Lamartine a été responsable des affaires étrangères du gouvernement provisoire de la Seconde République. Merci Chloé.

10.  Le Maghreb (le couchant en arabe) désigne la région d’Afrique du Nord située entre la mer Méditerranée, le Sahara, l’Océan Atlantique et l’Egypte. Le Machrek ou machreb (le levant en arabe) désigne pour sa part l’Orient arabe, dont les frontières sont plus floues. Selon Wikipédia :

Le Maghreb forme depuis plus d’un millénaire une unité géographique, mais pas linguistique (il y a plusieurs langues : les dialectes arabes et berbères). Il possède en effet une forte identité qui le distingue par rapport aux mondes arabe et africain du fait de son relatif isolement par rapport à celui-ci et de l’importance de l’élément berbère dans sa culture2. Bien qu’éloignés l’un par rapport à l’autre, le Maghreb et le Machrek sont toutefois particulièrement liés par la langue arabe et la culture islamique. Carrefour d’influences diverses, son histoire contemporaine est marquée par la colonisation française, espagnole et italienne mais aussi par sa proximité avec l’Europe de l’Ouest.

Et si l’on dansait le dernier slow?

L’objet de ce post est inspiré par une nouvelle qui devrait faire frétiller de joie tout ce que la planète Terre compte d’adeptes du bon goût. La firme qui produit les abominables sandales Croc est sur le point de déposer le bilan. Ouf.

Croc est était un des symboles du mouvement fast fashion, ces marques capables d’imposer un rythme d’achat effréné. A titre d’exemple, Zara et H&M sont pour beaucoup dans le développement du fast fashion. Pour illustrer le propos, une griffe mettait sur le marché 2 à 3 collections par an il y a encore quelques années. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à 7 collections par an (en moyenne).

En clair, Croc est un exemple typique de produit hype disponible en 1000 coloris, 1000 tailles et 100 000 magasins différents en l’espace de quelques semaines, le temps pour la marque de submerger le marché puis s’en retirer aussi rapidement, croulant sous la dette gigantesque constituée pour imaginer de nouveaux motifs d’écrase-merde de chaussures.

Face à la cadence infernale imposée par les marques telles que Croc, une tendance se développe : le slow. En opposition au fast, le slow invite ses adeptes à vivre plus lentement = dépenser moins, consommer moins, se déplacer moins, communiquer moins, prendre le temps de réfléchir, prendre du recul…

Cette tendance nous enseigne une autre chose intéressante. La fast fashion, en nous imposant son rythme, nous impose également un style et la manière dont nous nous habillons. Nous en sommes les victimes consenties. La slow fashion promulgue des achats moins fréquents mais de meilleurs qualité, plus réfléchis, plus responsables et surtout plus personnels. En s’affranchissant du rythme imposé, on peut laisser parler sa personnalité et exprimer son propre style.

Le slow a commencé à faire parler de lui il y a quelques années dans le cadre de l’alimentation (en réponse au fast-food, cqfd) : plutôt que de manger sur le pouce 6 fois par jour, reprenons le temps de cuisiner, faire les choses nous-mêmes, se réunir en famille pour partager un repas et ses anecdotes quotidiennes. En somme, remettre au goût du jour le rôle de ciment social du repas dans une famille.

Le slow existe aussi en communication, sous l’effet des SMS, emails, pokes, twitt’… Réapprenons à communiquer oralement, tranquillement, à échanger des idées plutôt que de « rester connecté » frénétiquement sans autre forme d’intérêt que de faire gonfler sa base de friends

Et si finalement Joe Dassin avec tout compris depuis le début?

Source : Washington Post

Heelarious : des stiletos pour bébés

Dans la série des objets inutiles s’adressant aux mamans-modasses gagas, Heelarious propose de relooker vos bambins âgés entre 0 et 6mois de fantastiques chaussures à talons.

Depuis les santiags jusqu’aux escarpins, une vaste palette de produits aide à transformer son bébé en égérie fashion miniature.

Qui a dit : « on ne nait pas femme, on le devient »?

Je ne suis pas certain que Simone aurait apprécié…

De là à imaginer que les mamans habillent modèlent leurs enfants en fonction de ce qu’elles auraient voulu être…

Tout communique : le rejeton est un média comme les autres.

Pauvres gosses: