10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #147

1. Vendre de la salade chez McDo dédramatise l’achat de burgers caloriques.

2. La margarine est le fruit d’un concours lancé par Napoléon 3 pour trouver un substitut bon marché au beurre.

3. Le mythe de la business class = vendre l’assurance de prendre de bonnes décisions face aux risques du jet lag.

4. En 1910, Blédine dépense 5 millions de francs en pub pour un chiffre d’affaires de 18 millions de francs.

5. Les 3/4 des Rolls-Royce produites depuis un siècle sont encore sur la route.

6. On surnomme sapin les taxis par métonymie depuis les fiacres.

7. Signe de la crise du retail, même Amazon se retire progressivement de certains marchés.

8. Les femmes produisent 66% du travail mondial mais ne perçoivent que 10% des revenus.

9. La coupe de Pythagore, design de la modération.

coupe pythagore

10. Le granite de la Maison Blanche est si radioactif que le site pourrait être référencé comme un réacteur nucléaire.

Petit restaurant pour gros consommateurs

Dans le food, la tendance est à l’allégement. Lancés dans les années 80, les produits light on envahit les linéaires de nos supermarchés. Depuis quelques années, on allège les produit à outrance, faisant fi des promotions et pourcentage offert au profit d’articles sans sel, sans graisse transfat, sans cholestérol… C’est très vrai en Europe, un peu moins aux Etats-Unis, patrie historique du fast-food.

Le documentaire Supersize Me a bien tenté de jeté un burger dans la marre, certaines municipalités ont même initié des programmes d’amaigrissement général afin de lutter contre les problématiques de santé publique liées à l’obésité… En vain.

La gourmandise et la culture du more de l’oncle Sam triomphe en cette année de crise à travers une formule de restaurants défiant les lois de la santé : Heart Attack Grill.

Le principe de ces restaus est très simple : tout y est vendu en quantités gargantuesques, le tout arrosé d’une sauce cynique. Les serveuses sont pulpeuses et déguisées en infirmières, les sandwiches énormes, les frites sont disponible à volonté et clou du spectacle : les clients dont le poids dépasse 175 kilos sont invités gratuitement…

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Un lien dédié à deux fantasmes prégnants : la nourriture et la sexualité. Fantasmes qui ne sont finalement rien d’autre que 2 des éléments les plus indispensables à la survie de l’homme, ce qui devrait cautionner le succès de ces endroits…

Une façon un peu trash de rappeler que la nourriture, contrairement à ce que les nutritionnistes veulent essayer de nous faire gober, c’est avant tout du plaisir, pas de la médication.

Cette vidéo détaille le concept :

Merci à Chloé pour le lien.

Source : Easyfood

Et si l’on dansait le dernier slow?

L’objet de ce post est inspiré par une nouvelle qui devrait faire frétiller de joie tout ce que la planète Terre compte d’adeptes du bon goût. La firme qui produit les abominables sandales Croc est sur le point de déposer le bilan. Ouf.

Croc est était un des symboles du mouvement fast fashion, ces marques capables d’imposer un rythme d’achat effréné. A titre d’exemple, Zara et H&M sont pour beaucoup dans le développement du fast fashion. Pour illustrer le propos, une griffe mettait sur le marché 2 à 3 collections par an il y a encore quelques années. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à 7 collections par an (en moyenne).

En clair, Croc est un exemple typique de produit hype disponible en 1000 coloris, 1000 tailles et 100 000 magasins différents en l’espace de quelques semaines, le temps pour la marque de submerger le marché puis s’en retirer aussi rapidement, croulant sous la dette gigantesque constituée pour imaginer de nouveaux motifs d’écrase-merde de chaussures.

Face à la cadence infernale imposée par les marques telles que Croc, une tendance se développe : le slow. En opposition au fast, le slow invite ses adeptes à vivre plus lentement = dépenser moins, consommer moins, se déplacer moins, communiquer moins, prendre le temps de réfléchir, prendre du recul…

Cette tendance nous enseigne une autre chose intéressante. La fast fashion, en nous imposant son rythme, nous impose également un style et la manière dont nous nous habillons. Nous en sommes les victimes consenties. La slow fashion promulgue des achats moins fréquents mais de meilleurs qualité, plus réfléchis, plus responsables et surtout plus personnels. En s’affranchissant du rythme imposé, on peut laisser parler sa personnalité et exprimer son propre style.

Le slow a commencé à faire parler de lui il y a quelques années dans le cadre de l’alimentation (en réponse au fast-food, cqfd) : plutôt que de manger sur le pouce 6 fois par jour, reprenons le temps de cuisiner, faire les choses nous-mêmes, se réunir en famille pour partager un repas et ses anecdotes quotidiennes. En somme, remettre au goût du jour le rôle de ciment social du repas dans une famille.

Le slow existe aussi en communication, sous l’effet des SMS, emails, pokes, twitt’… Réapprenons à communiquer oralement, tranquillement, à échanger des idées plutôt que de “rester connecté” frénétiquement sans autre forme d’intérêt que de faire gonfler sa base de friends

Et si finalement Joe Dassin avec tout compris depuis le début?

Source : Washington Post

Nintendo Zone : hamburger wi-fi

Voilà qui devrait réjouir les nomades geeks. Le Japon est le théâtre d’une opération co-brandée entre McDonald’s et Nintendo. La Nintendo Zone offre aux possesseurs de la console de jeux vidéo portable de Nintendo connectés au wi-fi des contenus exclusifs : vidéos, mangas, bons de réduction… Le dispositif demeure limité à quelques restaurants et une ligne de métro pour le moment.

Amusant de penser à toutes les connexions entre les addicts du fast food et les joueurs de jeux-vidéos. Il y a toujours eu des tentatives pour fusionner les deux univers. Depuis des jeux brandés – cf. le jeu de Nintendo DS ci-dessus – en passant par des plate-formes internet, les bonus, les add-ons… Il faudra les recenser un jour.

Je vous laisse la vidéo explicative de la Nintendo Zone :

Plus d’informations, malheureusement en japonais, ici.

Via : JdG