Les cabinets de conseil offrent la publicité pour remonter sur la data

Ca fait une paire d’année qu’on parle de l’irruption des cabinets de conseil dans le monde de la publicité.

Ca a commencé il y a une quinzaine d’années pour auditer les coûts. Et puis petit à petit ces cabinets se sont dits qu’ils pourraient faire le job eux-mêmes. Résultat : PWC, Deloitte et Accenture ont des filières digitales et rachètent des agences créatives.

McKinsey estime d’ailleurs que la quantité de datas qui transite sur la planète en une journée a plus de valeur que tous les échanges économiques. Ces cabinets sont donc essentiellement attirés par la data et leur analyse, pas les vieilles pub TV. Dans la mesure où les directions marketing vont progressivement fusionner avec les DSI, la data est le nouveau pétrole.

Ce qui ne les empêche pas, comme révèle cet article, de faire des incursions sur le marché de la création. Mieux : ils offrent la publicité pour mettre un pied dans la porte et remonter sur les gros sujets data dans un second temps. De la même manière qu’ils offrent le conseil pour mettre en régie des auditeurs. Ce qui en dit long sur leur perception de notre métier.

Vos employés sont votre premier atout. Accenture, 2015.

ennui indifference consommateur personne panneau message

Parmi les milles et unes fables qui circulent dans l’univers de la net-économie, cette tendance liée à l’investissement sur les salariés est une des plus importantes, une des plus étonnantes aussi.

Pas uniquement pour les mêmes raisons qui poussèrent les industriels du 19e siècle à développer une approche paternaliste – les employés étaient journaliers et nomades à l’époque // un peu comme les développeurs chasseurs de prime de nos jours – mais surtout pour leur capacité à délivrer une expérience consommateur de qualité.

“We had a customer experience but wanted an employee experience”. AirBNB’s Mark Levy’s Global head of employee experience

Il aura fallu attendre 2015 pour qu’un grand cabinet de conseil préconise dans ses “tendances digitales 2015” de mettre des humains derrière les téléphones, de prendre le temps de discuter avec les clients, de créer du lien entre marques et consommateurs.

Mieux vaut tard que jamais non?

Plz stop predicating advertising future, you’re drunk

avenir futur pessimisme

Typical example of a blank, empty interview.

What’s the point of delivering an opinion regarding the future of advertising by gathering all the micro clichés we don’t give a fuck about?

So you really think Google, Vice and Funny or Die will kill ad land? Come on. For the past century, there always have been tons of actors gravitating around advertising agencies without killing them. Media warehouse selling creative ideas have always been around. I can’t tell you about that, I’m currently working for an ad agency which uses to be a press agency…

I also strongly disagree with this bad predicament:

When Rei Inamoto, AKQA’s Chief Creative Officer, was recently asked what the advertising industry would look like in five years time, he answered, “There will be less of it”.

Do you really think a guy working on a digital agency will give you a vision of the future where what he fights against is still as powerful as it is today? No, of course. Don’t ask the fisher monger what you’ll have for dinner.

But yes, there’re some changes. Yes there’re creative directors outside of adland, Accenture bought of a digital agency, yes young peeps no longer want to work in advertising (reading this kind of article, is it really surprising?).

But isn’t the greatest proof of advertising success? Look ahead and open your eyes. Every fucking company are now trying to catch a piece of the advertising business. Banners are the single most popular start-up business model. The coolest companies in the world such as Google or Facebook are advertising-based.

Is it really frightening?

For old sods managing advertising agency yes.

For people eager to create and spread ideas, this is totally exciting.