Concrétiser le lien qui unit une marque à ses consommateurs

Le grand dada du marketing des 10 dernières années, c’est le communautaire. Largement soutenu par l’essor des sites participatifs et autres réseaux sociaux, la notion de marque communautaire a irrigué 99% des Power Point publicitaires des noughties (la disponibilité de stock shots insipides comme l’image ci-dessus est une preuve supplémentaire).

Bon nombre de marques cherchent donc à mettre en place des dispositifs physiques ou virtuels pour sinon rassembler du moins donner un semblant d’existence à leur communauté de marques : lieux de vie ou de vente, évènements, sites web…

Le vice manifeste de cette approche désormais moutonnière, c’est le coup d’épée dans l’eau. Outre les milliers de sites recevant 45 visites par jour (dont 34 de l’équipe marketing en interne), on a vu sur nos écrans des tas de spots vomissant les bons sentiments, suintant le consensus mou : Orange, La Banque Postale, Renault, BMW…

L’approche britannique de T-Mobile me parait toutefois plus pertinente que le reste du troupeau. L’opérateur a réussi a donner une vraie street credibility a ses opérations qui par ricochet, ne sont pas perçues comme de maladroites approches commerciales mais comme des divertissements appréciés des consommateurs.

Leur crédeau : tout ce qui touche à la musique. Pas si bête. Après tout, des tas de téléphones sont également utilisés comme des Walkmans (qui a dit iPhone?).

T-Mobile a commencé par enflammer la toile avec un flash-mob totalement ouf à Liverpool Station à Londres :

Ils ont poussé le bouchon un peu plus loin quelques semaines plus tard en organisant le plus grand karaoké du monde à Trafalgar Square :

Leur dernier coup d’éclat est franchement excellent. Sentant la mayonnaise prendre avec la musique, T-Mobile a lancé une campagne en proposant à un de leur client de réaliser son rêve. Comme le hasard fait bien les choses – j’espère que cela n’est pas une conspiration, ça foutrait par terre cette note – un musicien amateur du nom de Josh Ward a été tiré au sort.

Il a donc monté un grand concert de rue, réunissant à chaque fois plus de 1000 participants à Glasgow, Londres, Edinburg et Manchester.

Universal a produit son disque qui doit sortir dans les jours à venir. Je vous laisse juger du résultat.

Comme quoi, illustrer une promesse peut être aussi simple que ça : les opérateurs téléphoniques sont des générateurs de lien social.

Source : Contagious

Zombie forever

Zombie forever
Partageons nous le même sentiment d’être envahi par les zombies ces derniers temps ?
Certains experts s’amusent à expliquer ce phénomène à travers le prisme de la crise. L’état de putréfaction de certaines entreprises – automobile, finance, publicité… – tend à façonner un imaginaire d’entité entre la vie et la mort, zombifiée.
D’autres voient dans l’omniprésence du zombie une simple peur de la mort. Il n’est ni vivant, ni mort, il incarne une phase de transition entre les deux états.
Quoi qu’il en soit, l’industrie ne s’y trompe pas. Films, flash mob, jeux vidéo, disques, jouets en tout genre familiarise le monde avec la zombification…

Partageons nous le même sentiment d’être envahi par les zombies ces derniers temps ?

Certains experts s’amusent à expliquer ce phénomène à travers le prisme de la crise. L’état de putréfaction de certaines entreprises – automobile, finance, publicité… – tend à façonner notre imaginaire d’individus entre la vie et la mort, zombifiée.

D’autres voient dans l’omniprésence du zombie une simple peur de la mort. Il n’est ni vivant, ni mort, il incarne une phase de transition entre les deux états, ce qui est rassurant.

L’industrie ne s’y trompe pas. Films, jeux vidéo, disques, jouets en tout genre familiarisent le monde avec la zombification… Certains fans relaient la tendance et organisent des flash mob.

Dans la tête de certains, la crise, ça donne donc ça :

MaJ

Un post prémonitoire… S’il y avait un bien un individu emblématique de ce phénomène du zombie peureux de la mort, c’était bien lui. Mickael Jackson nous avait d’ailleurs donné une très belle visualisation de cette tendance dans le clip de Thriller en 1983.