Dans 5 ans, le e-commerce aura peut-être disparu. Dans 10, on s’en souviendra comme une utopie.

E-Commerce

Suite à cet article sur la vision marketing du patron de Waitrose, cet article Digiday vient ajouter une pierre à l’édifice des doléances de la technologie et du retail à travers 5 enseignements clefs :

  1. The technology isn’t there just yet. Impossible de savoir quel canal contribue à quel niveau des ventes.
  2. Storytelling is more important than ever. Des marques, des marques, des marques.
  3. Where should I put my money? Le mix média se complexifie. Un problème rencontré par toutes les marques.
  4. Digital is meeting the physical in futuristic ways. Essentiellement pour des raisons de contenus de marque et/ou d’expériences type cabine d’essayage en 3D.
  5. Internal organizational issues are especially a problem for legacy retailers. L’intégration des compétences on et off est un échec. Bienvenue dans la vraie vie.

Ces enseignements sont riches et tristes à la fois. D’abord parce qu’ils font état d’une exploitation des technologies qui patine dans la semoule. Ensuite parce qu’ils racontent une innovation digitale  cantonnée à un rôle de gadget. Finalement parce que ces nouvelles compétences – que les technologies existent ou non – ne parviennent pas à infuser dans les organisations.

Les 5 années qui viennent vont être cruciales pour l’avenir du e-commerce, qui pourrait tout bonnement disparaitre, rattrapé et absorbé par les acteurs du brick and mortar qui maitrise historiquement le métier.

Dix bonnes raisons de ne pas avoir envie de vous suivre

énervement enfant violence agressivité punk

Parfois ça fait du bien de faire sa pute.

Je ne suis pas beaucoup de gens sur Twitter, uniquement ceux qui ont un rythme de publication humain, ie. qu’il est possible de lire intégralement.

Pour le plaisir d’être sot, voici une liste non-exhaustive de bonnes pratiques pour ne pas me donner envie de vous suivre (si vous n’avez pas envie que je vous suive, tant mieux, vous venez d’économiser 3 minutes).

  1. Retweeter des articles creux via des sources dégueulasses, genre 01.net ou Stratégies
  2. Retweeter des racistes, réactionnaires ou crétins au nom du buzz, de la liberté d’expression ou pire, des convictions
  3. Avoir un compteur de tweets supérieur à 20K, ie : vous êtes un flooder qui va me pourrir mon fil
  4. Tweeter plusieurs fois les mêmes contenus. Je ne sais plus quel gourou a dit que si vous aveiz vu une personne tweeter deux fois la même chose, c’est que vous n’avez pas de vie. Pertinent si on suit plus de 100 personnes.
  5. Les gens qui tweetent pour gagner des trucs gratuitement via des hashtags promo sales
  6. Les gens qui tweetent – que – des photos de leurs soirées RP ou des gadgets que leurs envoient les “agences de e-réputation”
  7. Les gens qui relaient sur Twitter leurs check-in Foursquare (Dieu merci une espèce en voie de disparition). Le réseau social le plus inutile de la décennie passée, malgré toute la littérature existante sur leur valorisation aidant les annonceurs à balancer des BR.
  8. Les gens qui se plaignent de leurs “problèmes de riches” : taxis pas à l’heure, Air France pas sympa, pas inscrits sur la liste, PAF merdique, ah si tout le monde utilisait Uber… L’enfer
  9. Les fayots qui RT les âneries qui raconter des sottises
  10. Les gens qui cherchent les scoops et qui se lèvent à 4h du matin pour être les premiers à RT les nouvelles d’Asie. Oui ça existe.

Et vous? Quelles sont les choses qui vous agacent?

La social TV transforme toutes les émissions en programmes live

Parmi les phénomènes que la vieille télévision a encore du mal à appréhender, on trouve la social TV : ie. des tweets, du facebook, des check-ins effectués par les spectateurs d’un programme.

Mis à part quelques dispositifs très encadrés et très ponctuels (type The Voice sur TF1 ou X Factor/Superbowl), les chaînes ne savent pas quoi faire de ces productions textuelles échangées durant les émissions.

En y regardant bien, cet immobilisme est doublement déconcertant.

D’abord parce qu’on a longtemps pensé que la télévision ne survivrait pas au raz-de-marée digital et qu’on se rend compte que les chaines n’ont finalement jamais compris leur rôle anthropologique (faut-il préciser que dans n’importe quelle langue, on ne dit jamais regarder un programme mais regarder la télévision).

Surtout parce que la social TV transforme n’importe quel contenu en live : la météo, le JT, le talk-show, le film, le télé-achat. Jadis, à peine 10% des contenus étaient live (le sport, parfois le JT et quelques émissions de variété). Aujourd’hui et demain, l’expérience live peut se propager à tous les contenus grâce aux conversations qui s’y greffent.

Pour les producteurs et diffuseurs de contenus, c’est une aubaine.

La personnalisation de nos produits change nos comportements par la pression des pairs

Les slides 67 et 70 présentent des cas d’école du pouvoir magique du mot et des pairs sur la responsabilité des individus.

Dans le premier cas, un fast-food écrit le nom des clients sur les packagings (façon Starbucks) pour les décourager de jeter leurs déchets par terre. La présentation ne précise pas si cette tactique fonctionne mais la slide 70 nous livre une preuve potentielle.  Elle relate une expérience des années 70 où des habitants d’un immeuble reçurent un autocollant we are saving oil (la diapo ne précise pas s’ils étaient tenus de leur coller sur leur porte). Au bout d’un moment, on observa une diminution de 10% de la consommation d’essence chez les gens qui avaient affiché le sticker sur leur porte d’immeuble.

Ces deux exemples illustrent un phénomène typique des mécaniques de groupe : la pression des pairs. La même que certains convoquent pour aller jogger ou éviter de rappeler son ex.

Plus les objets nous ressemblent et plus notre moi y est lié aux yeux de nos pairs, entrainant une modification des comportements. C’est ce qui motive l’idéologie sous-jacente des badges sur Foursquare (en affichant un lien avec un lieu, je suis tenu de m’y trouver plus souvent aux yeux des autres). De la même manière, il ne serait pas étonnant qu’un propriétaire de Toyota Prius adopte un mode de conduite économe sans même s’en rendre compte.

Les produits standardisés riment avec anonyme. Les produits personnalisés riment avec attribution.

Si quelqu’un dispose d’informations sur le sujet, je suis preneur.

Electronic wingman

En matière de marketing et d’innovation, on ne répètera jamais assez que tout est question d’usages. Faciliter une pratique déjà existante en fournissant à ses utilisateurs les moyens d’enrichir leur expérience est un gage de succès.

Le blog de Mother signalait récemment plusieurs applications surfant sur la vague des rencontres géo-localisées, basées sur la pratique consistant à cibler différents bars avec sa bande de potes puis prévenir les autres par téléphone du taux de partenaires potentiels disponibles dans les lieux visités…

Voici comment quelques outils permettent de faciliter ce genre d’approches :

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