10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #328

1.Les oranges sont naturellement vertes. Merci Greg

2. La montagne a l’air plus silencieuse durant l’hiver car la neige absorbe le son.

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3. La marque de maquillage de Kylie Jenner a déjà réalisé 400 millions $ de CA.

4. Au départ les Vans étaient conçues comme des chaussures de pont. La double épaisseur de la semelle fut rapidement remarquée par les skaters.

5. Greenpeace, Oxfam et Amnesty International ont été fondé par des Quakers (petit nom donné aux membres de la Société religieuse des Amis).

6. Le piano tient son nom de sa capacité à moduler l’intensité du son (contrairement au clavecin).

7. L’expression à la one again serait une déviation de on the road again par l’oreille d’un francophone.

8. Le groupe SEB tient son nom original de S.E.B. : la Société d’Emboutissage de Bourgogne.

9. Les astronautes accrochent des petits patchs de velcro dans leur casque pour se gratter le nez.

10. Avant la grande dépression des années 30, Thanksgiving et Halloween étaient la même fête : ragamuffin day.

Le nouvel âge d’or de l’artisanat signale la fin de l’effet de diligence digital

curiouser-conception-creative-technologist

Pas la peine d’avoir un oeil du lynx pour observer l’état des métiers artisanaux. Les secteurs primaires et secondaires pèsent moins de 20% des jobs en France et dans la plupart des pays occidentaux. A de rares exceptions près, ils peinent à recruter et suivent un inexorable déclin depuis des années.

Chaque tendance porte en son corollaire son opposé : on assiste à l’émergence de nouveaux avatars primaires et secondaires. De l’agriculture (urban gardening, AMAP, localisme, bio, etc.) et de l’industrie (makers, arduino, impression 3D, made in France, etc.). Le tertiaire n’est pas épargné par ce besoin de faire les choses (ou du moins de se les réapproprier, façon hacking).

L’exemple des entreprises ouvrant/soutenant des incubateurs est emblématique (même Seb a un fond d’investissement pour les startups de food!), cf. ce film incroyable pour celui de Nike :

La dématérialisation des biens de consommation qui fait suite à la standardisation globalisée des 50 années d’après-guerre est en train de générer un nouvel âge d’or – ou du moins un nouvel appétit – pour l’artisanat.

Chaque seconde nous rappelle aux limites du tout-industriel. Tout ne peut pas être dématérialisé. Même si demain nous téléchargeons nos maisons sur bittorrent, il y aura toujours besoin des gens pour fabriquer des prototypes.

L’émergence du métier de creative technologist est symptomatique de ce nouvel artisanat mêlant fabrication manuelle, création de service, design d’interface.

Au passage, on constate que cette discipline se joue des frontières de classification des métiers : le CT est primaire, secondaire et tertiaire à la fois. Cela fait partie des choses qui bougent sous l’impulsion du numérique.

Le CT est symbole de la maturité de la révolution digitale. Il en signale la fin de l’effet de diligence : jusqu’à présent, le digital copiait l’industriel. Désormais, c’est l’inverse. Même les artisans s’y mettent en partageant leurs modèles, leurs API, leurs techniques. C’est l’heure du crafting open source, incarné par des nouveaux espaces de créativité façon ICI Montreuil.

Les marques qui tirent leur épingle du jeu à notre époque ont compris la valeur d’une relation d’égal à égal avec les gens. Leur marketing s’en trouve changé. Les marques inspirent, stimulent, soutiennent. Le contraire des discours unilatéraux et autocentrés. Il ne s’agit pas uniquement de passer un vernis participatif sur la vieille pub mais d’envisager les milliards d’humains comme autant de sources d’innovation et de chiffres d’affaire. La relation est gagnant gagnant.

Donner les moyens aux gens de faire des trucs qui dépassent la frime et l’égotisme (l’apprentissage d’un savoir-faire, d’un métier, donner des idées, réhabiliter des matériaux…), voici un beau projet pour les marques.