Blogueurs poules mouillées

La newsletter Stratégies datée du 17 novembre 2009 signalait le silence inhabituel de la blogosphère spécialisée dans le traitement des opérations de buzz face à l’affaire Mailorama. Les « bloggeurs influents » useraient-ils du mutisme propre aux conflits d’intérêts entre annonceurs et médias ?

 

Dans l’immédiat, ce n’est pas tant le projet de distribution d’argent dans la rue qui est à honnir mais le silence des blogueurs. Jamais à cours de réactivité pour relayer n’importe quel « bruit » dans une course à l’audience aussi vaine que pauvre pour les utilisateurs, les bloggeurs influents n’ont jamais aussi mal porté leur nom.

 

Ils n’avaient pourtant pas lésiné sur la couverture de l’annonce de l’évènement il y a 3 semaines. Aujourd’hui, c’est le calme plat. Pas bêtes les guêpes. Inutile de se fâcher avec un partenaire business potentiel.

 

Dans un second temps, il semble important de revenir sur l’opération Mailorama : sans sombrer dans la critique facile d’un projet maladroit, Stéphane Boukris semble essentiellement victime de ce qu’il conviendrait d’appeler le « buzz pour le buzz », une mécanique motivée par des agences moins portées par la culture du résultat et l’articulation stratégique du message et des moyens que par leur propre publicité.

 

Cet échec fait lumière sur les limites d’une méthode de communication à la hype inversement proportionnelle à son efficacité. Voilà qui devrait remettre en question bon nombre de recommandations.

 

Il n’est jamais trop tard pour remettre à plat les stratégies marcomms des annonceurs. Une fois encore, il aura fallu attendre un scandale pour réagir. C’est déprimant.

Une tendance venue du froid : le yarnbombing

Voici une tendance qui sans être totalement neuve et inédite, nous rappelle à la froidure de ces premiers jours de mai. Le yarn bombing – également connu sous le nom de knit graffiti – consiste à recouvrir d’un tricot les éléments constitutifs du milieu urbain : panneaux, poteaux, transports en communs, peintures…

Une manière décalée et poétique de dénoncer en creux le réchauffement climatique et la nécessaire prise de position relative à la prochaine disparition – si tout va mal – de la laine et des vêtements chauds.

On y aperçoit par ailleurs une pique adressée aux autorités pour lutter contre la précarité et les personnes sans domicile fixe.

Sans parler de la dimension poétique du yarn bombing, qui réinjecte de la couleur et de la gaité dans la ville.

Phildar est-il sur le coup?

Plus d’infos ici.

Pop-up stores : le virtuel s’invite dans la vie réelle

Difficile de passer à côté d’une tendance très prisée du moment : les pop-up stores.

Dérivé anglais des « fenêtres jaillissantes » – merci encore messieurs les académiciens – le pop-up store occupe de façon provisoire un emplacement trop petit pour être un vrai magasin mais suffisamment bien placé et utilisé pour jouer un petit rôle stratégique.

On a ainsi vu la marque japonaise Comme des Garçons installer place du marché Saint Honoré une vitrine presque vide, dotée de quelques flacons. Le concept s’inspire des Guerilla Stores de la marque éponyme, très pratiques pour lancer des séries limitées ou initier des sessions de personnal shopping. Azzaro à Londres, Colette à NY – accueillie par GAP – ou Vuitton à LA sont déjà fans.

Ce lien vous mènera vers des explications plus intelligentes, celles de Trendwatching.