La différence entre médium et média expliquée par Instagram

Il y a deux écoles en matière de distinguo media/medium.

Les anglo-saxons qui voient la même chose au singulier et au pluriel. Un medium, des media. Sans accent (alors qu’en français on média a un accent et s’accorde en nombre).

Et ceux qui à la manière de Marshall McLuhan y voient deux objets différents.

  • Le média est le véhicule d’une information : le papier, un écran, un haut-parleur…
  • Le medium c’est l’outil qui permet de produire le langage sur ce même véhicule : la peinture, la voix, l’écriture, la vidéo…

Pour corser un peu les choses, certains objets sont des médias ET des médiums en même temps. Par exemple Instagram est un média : on y diffuse des messages, payants ou gratuits. Instagram est aussi un médium, qui produit sa propre écriture : les hashtags, les thigh gaps, les selfies …

10 things I didn’t know last week #198

do you know camel

1. A series of Do You Know? cards were added to cigarette packs in the 1800s to push brand advertisement.

2. Spam messages promoting pornography are 280 times as effective in getting recipients to click on them as messages advertising pharmacy drugs, which are the next most effective type of spam (5.6% CTR vs. 0.02%).

3. Snoozing is useless, try sleeping 15 minutes more instead.

4. Half of Viking Warriors Were Female.

5. The way we smell involves a quantum physics effect (a controversial theory).

6. The number of folds on chef’s hat historically depended on the number of ways he knew how to cook eggs.

7. Microsoft Paid The NFL $400 Million to Use Its Tablets, But Announcers Are Calling Them iPads.

8. The hashtag is Also Called An Octothorpe.

9. The Mercedes G-class was developed as a military vehicle from a suggestion by the Shah of Iran.

10. Gouda accounts for over half of the world’s cheese consumption.

Creative technologists should’nt despise media planners

Uselessness is gorgeous
How many artists question our functionalism thru uselessness? Are you willing to be part of the club?

The brand new job of creative technologist isn’t that new.

It’s basically knowing about your tools to come up with stuff never done before or brilliantly smart and savvy.

Everyone working with some kind of tools is a creative technologist: the plumber, the carpenter, the sewer, the powerpointer.

Thus, creativity is a matter of constraint. A good idea marks a sweet spot between people, context, timing, content.

Snapzheimer is a sheer case of creative technology. This is almost perfect.

What makes it imperfect is a matter of audience.

Smartphone + Snapchat + hashtag is probably the worst combination ever to get in touch with people willing to help / be informed of Alzheimer risks, aka seniors.

This very little matter makes this perfect case of creative technology a perfect case of irrelevance.

Maybe you’re into chindogu?

Dix bonnes raisons de ne pas avoir envie de vous suivre

énervement enfant violence agressivité punk

Parfois ça fait du bien de faire sa pute.

Je ne suis pas beaucoup de gens sur Twitter, uniquement ceux qui ont un rythme de publication humain, ie. qu’il est possible de lire intégralement.

Pour le plaisir d’être sot, voici une liste non-exhaustive de bonnes pratiques pour ne pas me donner envie de vous suivre (si vous n’avez pas envie que je vous suive, tant mieux, vous venez d’économiser 3 minutes).

  1. Retweeter des articles creux via des sources dégueulasses, genre 01.net ou Stratégies
  2. Retweeter des racistes, réactionnaires ou crétins au nom du buzz, de la liberté d’expression ou pire, des convictions
  3. Avoir un compteur de tweets supérieur à 20K, ie : vous êtes un flooder qui va me pourrir mon fil
  4. Tweeter plusieurs fois les mêmes contenus. Je ne sais plus quel gourou a dit que si vous aveiz vu une personne tweeter deux fois la même chose, c’est que vous n’avez pas de vie. Pertinent si on suit plus de 100 personnes.
  5. Les gens qui tweetent pour gagner des trucs gratuitement via des hashtags promo sales
  6. Les gens qui tweetent – que – des photos de leurs soirées RP ou des gadgets que leurs envoient les « agences de e-réputation »
  7. Les gens qui relaient sur Twitter leurs check-in Foursquare (Dieu merci une espèce en voie de disparition). Le réseau social le plus inutile de la décennie passée, malgré toute la littérature existante sur leur valorisation aidant les annonceurs à balancer des BR.
  8. Les gens qui se plaignent de leurs « problèmes de riches » : taxis pas à l’heure, Air France pas sympa, pas inscrits sur la liste, PAF merdique, ah si tout le monde utilisait Uber… L’enfer
  9. Les fayots qui RT les âneries qui raconter des sottises
  10. Les gens qui cherchent les scoops et qui se lèvent à 4h du matin pour être les premiers à RT les nouvelles d’Asie. Oui ça existe.

Et vous? Quelles sont les choses qui vous agacent?

Loi des grands nombres et opinions en ligne : Forrest Gump aurait adoré faire du social listening

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J’ai toujours eu des doutes sur la pertinence de la loi des grands nombre dans le cadre d’études de conversations en ligne. Ce n’est pas parce qu’un échantillon est valide statistiquement qu’une discussion arrêt d’être anecdotique.

A partir de quand un sujet anodin devient un objet digne d’intérêt? Un nombre d’occurrence? Un nombre de participants? Un nombre de lieu de conversations? De hashtags?

Le social listening est d’abord et avant tout un outil d’étude qualitative. Idéal pour trouver des pépites, découvrir des usages improbables.

Je ne vois en revanche pas comment l’utiliser seul. A moins de tomber sur un phénomène massif : le twerking, un énorme défaut produit ou le genre de sujets qui animent les réseaux sociaux. Quelque chose qui peut éclore sur les réseaux sociaux mais qu’on aurait fini par entendre dans les médias.

Le grand intérêt du social listening, c’est son côté « cour des miracles ». On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Un vrai levier d’inspiration poétique.