Les Meaningful brands 2017 sont toujours aussi rares mais variées

J’étais passé à côté de la livrée 2017 de l’étude globale Havas Meaningful brands 2017.

Cette étude s’était fait connaitre il y a quelques années en étant la première à poser que près de 80% des gens se moqueraient de la disparition des marques. Ils sont toujours 74%.

Cette nouvelle édition – dont voici un extrait, pas moyen de mettre la main sur la version complète – produit un certain nombre d’informations intéressantes :

  • S3 : le décalage monumental de la confiance vis-à-vis des marques entre les « continents matures » et les « continents émergents ».
  • S4 : le premier bénéfice d’être une marque meaningful est de pouvoir vendre plus cher ses produits
  • S4 : le classement des marques meaningful dans le monde est inédit, ça change des éternels BrandZ et Interbrand qui continuent de féliciter Marlboro et Microsoft.

Le reste est un peu plus basique mais quoi qu’il arrive cette étude fait sens, ce qui ne manque pas d’ironie.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #315

1.Le velcro a été inspiré par une plante : la bardane. Merci Simon

2. Renault a inventé la boîte de vitesse manuelle moderne.

3. Deep Blue battit Garry Kasparov à cause d’un bug.

4. Paul Valéry a bossé chez Havas.

5. Un film dont la trame tient sur l’ignorance d’une situation par un ou un groupe d’individus est appelé un idiot plot.

6. Historiquement, le tiret underscore servait à souligner un mot sur les machines à écrire.

7. La revue J’aime Lire est la plus forte audience presse des moins de 20 ans en Europe.

8. La passion de la nature pour les hexagones.

9. Dans les années 60, plusieurs députés travaillaient chez JWT à Londres (source : 98% pure potato).

10. Les innombrables caricatures disséminées dans les albums d’Astérix. Merci Mathieu

Le mouvement de Publicis vers sa digitalisation est super

J’y vais de mon petit commentaire sur le mouvement d’Arthur Sadoun chez Publicis : suspendre la participation aux prix créatifs pendant un an pour développer une plateforme digitale de partage de la connaissance.

1. Le knowledge sharing est un sujet éminemment compliqué. Le sujet idéal faire la démonstration de la créativité conjuguée des ingénieurs de Sapient et des créatifs de Publicis. Au bout de 5 boites, je n’ai jamais rien trouvé de mieux que de passer voir Jean-Mi du compte X ou Y pour obtenir une info. La publicité est un métier d’amnésiques qui entretiennent l’ignorance pour régner sur les prés carrés.

2. La digitalisation du groupe doit passer par des décisions fortes. Les groupes qui ne font par leur mue (Havas [temporairement mis à l’abri chez Vivendi], Interpublic et Dentsu notamment) vont douiller dans années à venir. Le projet de fusion Publicis/Omnicom affichait une excellente compréhension des enjeux marché : en matière de digital, le plus gros ramasse la mise. Non pas pour des questions de pouvoir d’achat auprès des régies mais pour des raisons de R&D mutualisée (la raison pour laquelle les GAFAs nous font d’ores et déjà marcher au pas).

3. Arthur Sadoun affirme vouloir faire de Publicis une plateforme. Il a raison. Une plateforme est un outil informatique interopérable avec tous les métiers de la communication, scalable et transnational. Autrement dit : c’est ce qui donne de la valeur à une entreprise. Aujourd’hui, 90% des entreprises de communication ne valent pas plus que leur chiffre d’affaires multipliés par 2 ou 3 (durée moyenne estimée d’un contrat) : autrement dit pas grand-chose.

4. Cette décision doit mener – in fine – au gain de nouveaux budgets, à l’obtention de nouveaux types de prix. Si les créatifs – qui se sentent bousculés, à juste titre – ne comprennent pas l’enjeu de se positionner sur de nouvelles récompenses, alors cette décision était d’autant plus justifiée.

5. C’est un peu violent mais cela valorise certains profils en interne : notamment digitaux. Les vieilles agences sont aujourd’hui tenues par des personnes qui ne s’intéressent pas et ne comprennent pas le web. Il est temps de passer le bâton de parole.

6. Comme dirait mon pote et associé François : c’est courageux. Plus un groupe est gros et plus il est difficile de prendre des décisions. Donc lâcher ça au bout d’un mois est un acte souverain fort. Et on aime quand les Français ont des idées fortes.

La quête de bonheur individuel conduit-elle à un repli individuel?

Cette édition du rapport Prosumer consacrée au sentiment national est la plus flippante jamais vu.

Je n’ai personnellement jamais été un fan du besoin de bonheur que je trouve égoïste. Ici, on le voit associé étroitement un sentiment de repli individuel et national.

Corrélation ne veut pas dire causation évidemment, mais ça donne de la matière pour essayer de trouver des voies promptes à faire société.

Le grand jeu de rôle Virgin Mobile inspiré d’Ingress

starcom virgin mobile australia

Vu dans le dernier rapport Warc consacré à l’innovation, ce cas australien Virgin Mobile opéré par Starcom impressionne et fait honneur aux ambitions créatives des agences médias.

La marque est repartie de son programme CRM Family Rewards pour créer Game of Phones, un grand jeu de rôle de plusieurs semaines où les clients étaient invités à chasser des cadeaux géolocalisés dans la ville, notamment en boutiques.

Une idée (qui rappelle Ingress de Google*) ultra maline pour valoriser la qualité du réseau en mouvement ainsi que valoriser l’expérience client Virgin Mobile.