10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #284

1.Donner des iPad à ses pilotes de ligne = faire des millions de dollars d’économie par an en carburant.

2. Le Canard enchainé est officiellement le gossip girl – aka le blog anonyme crowdsourcé de potins – des politiciens qui avouent l’alimenter.

3. Carrefour devait s’appeler Agora. Carrefour fut choisi car la direction avait peur que les clients y cherchent des chats (source LSA). Merci Etienne

4. Hillary Clinton serait une lointaine cousine de François Hollande. Merci Charlène

5. Les Américains votent le mardi pour des histoires de chevaux. Merci Vincent

6. Les Tic Tac ont le droit de dire qu’ils sont sans sucre car la dose de sucre qu’ils contiennent est inférieure au standard requis par les autorités sanitaires.

7. Les deux peurs universelles : les chutes et les grands bruits.

8. Plus on entend une information et plus on considère qu’elle est vraie.

9. On peut faire mûrir un avocat en le passant au four.

10. L’histoire de l’invention du high five. Merci Neil

Comment les fausses informations auraient pu inverser la tendance de vote alors que les filter bubbles nous tiennent prisonniers dans nos idées existantes?

Un sujet me taraude depuis l’élection de Donald Trump.

On accuse Facebook d’être – partiellement – responsable de son élection à cause de deux phénomènes :

  1. Les filter bubblesnos bulles socioculturelles nous conduisant à interagir avec des contenus qui nous confortent dans nos opinions donc qui finissent par s’imposer dans nos newsfeed sans laisser de place aux idées alternatives (n’oubliez pas que edgerank est un modèle basé sur l’intérêt individuel manifesté).
  2. Les fausses informations envoyées depuis de faux sites. Elles auraient permis de faire de l’intox à grande échelle, d’autant plus que les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter ont reconnu avoir désactivé leur modération durant les élections afin d’assurer une liberté optimale de la pluralité d’opinion.

Le problème : si les filter bubbles favorisent la reproduction sociale, elles maintiennent le statu quo. Que ces infos qui maintiennent le statu quo soient vraies ou fausses ne changent rien : les filter bubbles nous empêchent d’être exposés à des contenus qui ne nous intéressent pas.

On accuse Trump d’avoir utilisé des fausses informations mais les conséquences de cette démarche ne peuvent donc que renforcer le statu quo, donc n’expliquent pas son succès inattendu. Les filter bubbles ont du empêcher les démocrates d’être exposées aux inepties de Trump.

Que s’est-il passé? Plusieurs hypothèses s’offrent :

  1. Avec de vraies ou de fausses informations, l’électorat de Trump était sous-évalué sur les réseaux sociaux : soit tous les électeurs n’étaient pas sur Facebook, soit ils n’étaient pas sortis du bois sur Facebook.
  2. Les sondeurs ont effectivement mal calibré la représentativité de leurs échantillons, eux-mêmes biaisés par leur croyance en Hillary Clinton.
  3. Les journalistes ne comprennent décidément rien à rien et blâment Facebook – comme on blâmerait la société – alors qu’ils sont également responsables de la situation en ayant accordé une place dingue et gratuite à Trump dans leurs colonnes (2.5x fois exactement), ce dont NLQ s’inquiétait il y a 2 mois.

Quoi qu’il arrive, je ne comprends toujours pas comment on peut accuser Facebook d’être en même temps une machine à production de statut quo et une machine à produire de l’inattendu…

Les fausses informations n’ont pu que confirmer le sentiment de ras-le-bol sous-jacent. Les gens n’auraient pas autant partagé ces fausses infos s’ils n’étaient pas en colère. N’oublions jamais que :

“L’autonomie et le fonctionnement en réseau ne sont pas des inventions d’Internet, ce serait plutôt Internet qui serait le produit de l’autonomie et du fonctionnement en réseau.”

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #222

1. En arrivant sur le continent américain, Christophe Colomb confondit les lamantins avec des sirènes.

2. Hillary Clinton signe ses tweets d’un “-H”, conformément à son logo de campagne. Merci Mott

gar_denfert rochereau

3. La gare de Denfert-Rochereau était originellement circulaire pour permettre aux trains de faire demi-tour.

4. L’histoire de Jennifer Ringley, qui il y a 19 ans, transmettait pour la première fois sa vie en direct sur sa webcam.

dorcel porno bureau france

5. Selon une étude Dorcel, c’est en France que le porno est le plus consommé au bureau.

6. Certains films prompts au piratage portent des noms de code – working titles – : Titanic c’était “Planet Ice”, Pulp Fiction “Black Mask”, Le Seigneur des Anneaux “Changing Seasons”. “Projet X” n’a pas changé de nom.

7. Le brief de création de la bouteille de Coca-Cola en 1915 c’était de la reconnaître au toucher, et même dans le noir. Le gagnant s’inspira des rainures d’une fève de cacao.

8. L’ordinateur open-source italien Arduino tient son nom du bar où se rassemblait ses fondateurs. Arduino désignait le nom d’un roi italien du 11e siècle. Merci Thomas

9. L’histoire d’Hollywood, c’est l’histoire de l’évasion face au cartel de Thomas Edison.

10. Le marché de la seconde main de Nike est estimé par eBay à 230 millions de dollars, soit 8,5% du bénéfice de la marque.