Le café suspensu : un usage au service de la générosité

tasse café amour

Voilà le genre d’idée qui fait plaisir : le café suspendu.

Il ne s’agit ni d’architecture, ni d’une nouvelle offre produit.

Le café suspendu est un usage.

Il consiste à doubler le prix que vous payez pour petit café du matin au bistro. A qui profite la deuxième partie de la somme? A ceux qui en ont besoin. Lorsqu’un déshérité demande un café suspendu dans un estaminet, ceux qui ont payé des breuvages en avance régalent anonymement et généreusement des inconnus dans le besoin.

Génial.

Merci Tom pour la trouvaille.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #108

1.  Le Fictional crossover est un genre artistique où deux héros d’univers distincts se retrouvent le temps d’une ou plusieurs aventures : Avengers, Marvel vs. Capcom (mais aussi dans Astérix ou les séries)… Merci Olivier

2. Le MacGuffin désigne le prétexte au développement d’un scénario.

3. L’usage d’Internet par les SDF (cf. hobo signs).

4. La baïonnette a été inventée par des paysans fauchés à… Bayonne.

5. Jean est le prénom le plus attribué du XXe siècle. Début 2006, 1.151.668 Français portaient ce prénom. Merci Xavier.

6. Il y a moins d’automobiles par habitant aux USA qu’en France (correction, ces données ne prennent pas en compte les SUV… En fait, les US ont 801 véhicules par habitants…). Merci Olivier pour la correction

7. Johnny Rotten a fait une pub pour du beurre. Merci Maud

8. Depuis son 250e anniversaire en 2009, Guinness a institué une journée alternative à la St. Patrick en l’honneur de son fondateur : le Arthur’day.

9. L’hypocoristique est un adjectif visant à signifier l’affection : Jeannot à la place de Jean, quenottes à la place des dents… Merci Maud

10. Alan Cumming, connu pour ses rôles dans GoldenEye ou la série The good wife, a lancé son propre parfum à l’aide d’un film assez mythique :

Hobo signs

Le hobo est une figure vagabonde née aux USA durant le 19e siècle, fruit de l’industrialisation forçant des milliers de travailleurs saisonniers à prendre la route, migrant vers les régions capables de les employer.

Le hobo est une figure emblématique de la culture alternative américaine.

Depuis Le Hobo de Nels Anderson donnant le coup d’envoi aux méthodes d’observation participante de l’école de Chicago dès 1923 jusqu’aux écrivains de la Beat Generation dont Jack Kerouak, Allen Ginsberg et William Burroughs furent les plus célèbres représentants, en passant par Des souris et des hommes de John Steinbeck, Take a long way home des Supertramp ou le sublismissime Les moissons du ciel de Terrence Mallick (rediffusé en ce moment au Max Linder Panorama, à voir absolument) :

Le hobo est une mythologie liée à la crise ou à la récession (cf. Steinbeck), nous rappelant le caractère contingent de nos existences. Un sentiment ayant refait son apparition depuis quelques mois. Pas étonnant que Charlie Winston ait rencontré un tel succès avec son titre Like a hobo il y a quelques mois :

Sans parler de Home d’Edward Sharpe and the magnetic zeros :

Updated : on trouve également des références aux hobos dans un épisode de Mad Men et chez John Lee Hooker (thx Aymeric et Hugo):

Tout ça pour en venir à un caractère singulier du hobo : la communication. Communauté non-institutionnalisée et volatile, les hobos parvinrent toutefois à mettre en place un système vernaculaire de communication visuelle, leur permettant d’indiquer à leurs camarades de fortune quelques informations : fermier généreux, chien méchant, travail bien payé, propriétaire armé, ville sans alcool

Pour une version plus grande, rendez-vous sur cette page.

Plus récemment, The Pavement a lancé une nouvelle version des hobo signs afin d’aider les gens à lire la ville :

Une sorte d’alphabet de pictogrammes urbains, surfant sur les tendances du 2.0. Passionnant.

Source : Geoffrey Dorne