The day wanking became useful

kpcb mary meeker twitter tv brand impact

For a long time, I thought people working in advertising were bad caricatures of themselves.

I still do.

But even if sometimes mad men aren’t that representative of a population for their tendency to be either pioneers or early adopters, brands need to lead the change.

Thus need advices from people at the forefront of product adoption, services and tech.

Everything has already been said on the latest KPCB Mary Meeker deck.

Slide 118 shows the effect of plugging technology on daily objects such as TV. It’s like a magic wand. So even if this wand is hold by wankers, let’s assume that it’s for brands sake.

Here are other great examples of second screening applications:

50% du «display» n’est jamais vu : le progrès, parfois, c’est savoir regarder en arrière.

time square advertising OOH billboard

Ce n’est un secret pour personne : selon Comscore, près d’une pub display sur deux n’est jamais vue

(Pour info, Comscore détermine qu’une annonce en ligne est « visible » si 50% de ses pixels sont en vue d’un visiteur du site pendant au moins une demie seconde. C’est le standard également retenu par le Media Rating Council.)

« Half the money I spend on advertising is wasted; the trouble is I don’t know which half. » (on se fiche de qui a dit ça)

Cette maxime publicitaire n’a plus cours en matière de display. On connait la moitié de l’inventaire invisible.

Mieux, la profession s’est enfin décidée à mesurer le taux d’impression au détriment du taux de clic (le moment où on a commencé à considérer la 3e décimale du CTR a été une révélation). Assumons enfin la bannos comme de l’affichage et prenons un peu de hauteur par rapport aux metrics médias.

On peut mesurer ce qu’on veut avec tout. Tout est question de choix. Qu’est-ce qui vous empêche de mesurer l’implication d’une campagne de retargeting sur votre taux d’agrément de marque? Rien. Le faites-vous? Non (et vous avez bien raison).

Une nouvelle illustration de notre tendance à s’inféoder aux technologies (il faut dire qu’on y peut parfois pas grand chose) avant d’en faire naître des usages natifs.

Le progrès, parfois, c’est savoir regarder en arrière.

Les marques sont des fichiers torrent : leur succès dépend de leur capacité à se faire partager

John Willshire donnait hier une intervention à la conférence IAB x Hyperisland.

Dans sa présentation (voir infra) sur le besoin de repenser la métaphore du rôle des médias (sans préciser le risque de la dictature des mots), sa comparaison entre les marques et les fichiers torrents sort du lot.

Comment mieux comparer le rôle de chacun dans l’existence d’une marque qu’avec celui d’un protocole d’échange de fichier ou la qualité du transfert est corrélée au nombre de ses participants?

Cela ne veut pas dire que se penser comme un fichier torrent est une condition sine qua non de succès.

Cela signifie que dans un environnement où le partage n’a jamais été aussi aisé (ceci n’est pas un dogme attention), penser sa marque comme un objet cherchant à générer de l’intérêt (comme un film ou une chanson) dont la popularité est la conséquence de la propension de ses usagers à la partager (plus j’autorise mon fichier à être partageable et plus l’échange est facilité) sonne très juste.

A recaser en reco.

Fesses, boucs et soutiens-gorge

Aujourd’hui, lien quotidien spécial, assuré par mon ami Alexandre (fréquemment cité sur ce blog).

C’était le buzz du week-end dernier sur Facebook: les statuts des membres féminins se sont mis à pulluler de la mention de telle ou telle couleur.
Sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Pas de pot cependant: la mention « vert » sous le nom d’Anne Lauvergeon ne témoignait pas de sa nouvelle passion pour l’écologie, mais plus probablement de quelque chose de bien plus trivial.
La couleur de son soutien-gorge.

L’hypothèse la plus couramment retenue (qui a donné lieux à divers articles sur le web – voir ici ou là) est en effet qu’il s’agissait d’une action virale de sensibilisation à la cause de la lutte contre le cancer du sein.

La couleur mentionnée par vos amies correspondait donc à celle du soutif’ qu’elles portaient au moment de l’update de leur statut.

Quant à savoir si celles qui ont laissé la même couleur pendant trois jours rentabilisent leur sous-vêtements en les portant tout le week-end…

On peut douter de l’efficacité de cette « campagne » de sensibilisation, comme l’ont d’ailleurs déjà fait de nombreux observateurs.

Pas vraiment de message derrière cette simple action (ou alors personne n’en a fait explicitement mention); choix de l’action virale pas forcément très appropriée et visibilité mise à mal par un manque de lisibilité (on a vite fait de retenir  la couleur du soutif’ de ses copines; moins les raisons qui les motivent à la donner – a fortiori quand ces raisons n’étaient pas mentionnées, la plupart du temps).

Mais là n’est pas le débat – vu qu’en réalité, personne n’est vraiment certain qu’il s’agisse bien d’une quelconque initiative lancée par Dieu sait quelle association ou agence.

Même pas l’ombre d’un communiqué cherchant à s’en attribuer la paternité.

Et ce n’est peut-être pas un hasard.

Car bien davantage que du marketing viral, tout cela ressemble à une autre forme de buzz qu’on connaissait déjà sur Internet, mais via l’e-mail: le hoax (cf. , et )et ses chaînes pour des causes fictives.

Soit tous ces mails a priori bien intentionnés qu’on recevait (reçoit ? dans ce cas, il est peut-être temps de changer d’amis) par dizaines alors qu’Internet entrait dans la sphère du grand public.

Dans le doute, chacun faisait suivre – des fois que ce bébé teckel nécessitant un don d’organes de toute urgence existe vraiment.

Que tous ces messages inutiles aient pu saturer la bande passante du Web – ou même empêcher les vraies chaines de solidarité de recevoir l’attention qu’elles méritaient à force de crier au loup à tout bout de champ – ça, c’est bon pour ces rabats-joie d’Hoaxbuster.

Quelles leçons tirer de tout ça ?

Peut-être pas grand chose: après tout, on n’a jamais vraiment su pourquoi ces hoaxes/chaines fleurissaient sur le Net.

Qu’on les fasse suivre parce que ça ne coûte rien (en apparence), ça se conçoit.

Mais l’intérêt que pourrait avoir quelqu’un à les initier est tout de suite moins évident – campagnes de diffamation mises à part.

Néanmoins, on peut remarquer que ce genre de phénomène ne peut apparaître qu’avec un média de masse.

En effet, il faut suffisamment de gens capable de croire au message, puis ensuite de le faire suivre etc.

Et c’est en ça que la transposition de ce phénomène de l’e-mail vers Facebook est signifiante : elle témoigne de nouveaux usages d’Internet, et du déplacement des audiences et du temps passé sur une partie du Web vers une autre partie du Web.

Ainsi c’est une des preuves supplémentaires que Facebook (et les réseaux sociaux en général) sont en train de devenir des médias de masse à part entière, puisqu’ils ont atteint la taille critique à partir de laquelle peut émerger et vivre sur ces plateformes ce genre de phénomènes.

Ce que tout ça souligne donc, ce n’est ni plus ni moins que Facebook et les réseaux sociaux ne sont définitivement plus restreint à une niche d’utilisateurs, mais deviennent des pratiques aussi courantes que l’e-mail (dont ils récupèrent les bons comme les mauvais cotés).

Preuve en est que selon certaines estimations, Facebook représenterait jusqu’à 1/4 des pages vues par les Internautes aux USA, et aurait réussi à convaincre grosso modo 1/4 des internautes mondiaux de s’y créer un compte (350-400 millions d’utilisateurs Facebook fin 2009 selon le site VS 1,5 à 2 milliards d’internautes dans le monde selon les estimations).

Reste qu’encore maintenant, côté marques et annonceurs, on est loin d’avoir exploité tout le potentiel de ces réseaux où se concentre l’audience.

1/3 des annonceurs seulement les prendraient en compte dans leurs stratégies web, selon l’IAB.

La faute au manque de modèles économiques… mais aussi de méthodologies permettant de mesurer le sacro-saint ROI sur ces supports – où se jouent peut-être moins des enjeux de ventes immédiates que d’image de marque et de réputation (et ça, c’est vachement plus coton à mesurer !).