Que nous enseignent les jardiniers de la créativité?

jardin_anglaise

[Salut la forme?NLQ est de retour]

Les idées neuves sont des parasites.

Elles naissent sur le dos des vieilles idées et développent leur existence propre, souvent à leur dépens.

La première étape de la créativité est d’accepter d’être parasité. D’être mis en doute, en danger, en dehors de sa zone de confort, ie. son petit capital d’idée accumulé avec les années.

Etre parasité n’est pas toujours très agréable. Notre fonctionnement est chamboulé, on transpire, les anticorps s’activent. La fièvre est la manifestation de notre adaptation au changement, qu’elle rejette ou qu’elle accepte le parasite. La fièvre est un état de transition pénible mais salutaire.

Les idées ne naissent ni dans les chou, ni dans les fleurs. Elles se greffent tant bien que mal à notre végétation présente.

Les jardins les mieux protégés sont souvent les plus mortifères. Contrôler la nature est une vaine ambition de l’homme qui a au final plus d’effets négatifs que positifs. Ce doit être pour cela que les anglais sont plus créatifs…

Laissons la nature, le hasard, la providence  et les parasites s’introduire dans notre écosystème. C’est le meilleur moyen de s’enrichir, se remettre en question, s’ouvrir à la nouveauté.

Cultiver son jardin, c’est aussi le laisser en friche.