What Instagram taugh us about aesthetics consideration

Criticism has finally been vanished during the past few months, but these pieces of news were mandatory just 2 or 3 years ago.

Instagrams is killing photography

Photo filters are fake art

Is instagram ruining photography?

Neo vintage is the opposite of authenticity

bla bla bla shit shit …

As usual, the diligence effect wasn’t sweet to innovation. It stopped us for embracing new grammars and kept us in the past, as suggests Regis Debray.

Today, it’s almost impossible not to figure that photo filters deeply inspired photographs, from every region or every sort in the world.

Take these examples, extracted from my Feedly during the past weeks:

portraits 03-Colour new erotics

Cary_Fagan_Photography_01 Marianna_Jamadi_01 Mariell_Amelie_Photography_04 normengadiel14793017044 oasis desert

Next time you consider a new medium, think twice before shooting dumb things.

The internet we don’t know yet

Fatima Al Qadiri is selling cater thru Instagram
Fatima Al Qadiri is selling cater thru Instagram

Yesterday, French fashion brand Comptoir des Cotonniers proudly announced a tactic to roll out 9000 new French showrooms in a single night, thru interactive billboards.

Even if most of us are sceptical, these initiatives should be at least considered for their ability to push out walls.

But, wait for it, compared to this, we’re far far far away.

This awesome deck from Yiibu showcases in 100 slides how cold feet we are regarding innovation, mobility, business and innovation.

In fact, it’s absolutely delightful to feel fresh air coming from the Far East. This is jugaad, design thinking, unpredictable and absolutely inspiring.

What’s the point of awareness besides being known?

Funny how these good old talks about brand funnels invite us to disrupt rules of thumb.

A while ago I wrote that funnels weren’t cascading but go upstream.

Here is another good example of social networks in France where awareness level aren’t exactly related to penetration rate:

notoriete penetration reseaux sociaux france ifopTwitter is one of the best examples.

Beside a massive consideration issue, I’m sure preference rate are correlated to penetration and I would have been interested to see how awareness and adoption evolved.

After that it becomes a business model issue: do you want a big share of wallet with a small community or a smalll one with the whole country?

En adoptant une logique de flux, le web n’a pas pas réinventé la télévision

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La seule variable valorisée sur le marché pour un produit digital, c’est l’audience. Nombre de membres (actifs), récurrence des visites, etc. Aucun éditeur / network ne valorise le taux d’engagement.

Ce dogme explique pourquoi Snapchat refuse 3 milliards de dollars ou qu’Instagram a été absorbé pour un milliard. Une audience jeune et fidèle vaut de l’or (il faudra qu’on se penche plus sérieusement sur la question un jour, le voile est en train de tomber).

La logique de valorisation d’un média, avec ou sans digital, c’est son audience. C’est sur cette base que sont calculés les tarifs publicitaires : creux en journée et pleins durant les périodes de peaks.

Si la volatilité des jeunes vis-à-vis des médias n’est pas à démontrer, l’enjeu principal des sites consiste à les fidéliser, en masse. Autrement dit, le digital cherche à créer une logique de flux, à la manière de la TV, pour que nous ayons toujours une bonne raison d’ouvrir Youtube ou Facebook.

Je ne suis pas très fort en maths mais les derniers chiffres de la régie Google indique que la viralité génère 92% de vues supplémentaires sur Youtube. Mathématiquement, cela signifie que chaque séquence vue est partagée une fois pour être vue par une personne. Plus probablement, 80% des vidéos sont vues sans générer aucun partage.

Si Youtube ne cherchait pas à créer un flux, elle n’aurait pas de homepage. Elle n’aurait qu’une barre de recherche façon Google. Les plateformes digitales veulent des rendez-vous, veulent des chiffres d’audience stables. Si YT demeure le 2e moteur de recherche mondial, son ambition est d’abord de sédentariser les internautes avec un algorithme de recommandation efficace, façon Netflix.

Cette évolution naturelle du média donne un nouvel élan à la publicité passive. Les prochains formats interactifs et participatifs s’écriront avec les derniers pionniers de la consommation de contenus à la demande – les undigital natives – ie. des gens qui vont sur internet pour faire une recherche précise, pas comme si elles allumaient leur poste de télévision.

Les gens se fichent de votre marque, avec ou sans les internet. Pourquoi les vieux médias défendent le meilleur modèle d’engagement

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Si le naked cowboy fait des efforts pour être écouté, il ne vous force pas à l’aimer

99% des gens se fichent de votre marque, 99% du temps. Le pourcentage restant est composé de la somme des micro-phases de décision sur un million de catégories : bananes, auto, assurances et fer à repasser (il faut bien un minimum s’y intéresser une fois tous les 5 ans).

1% des gens s’intéressent à votre marque, 99% du temps. Ils sont rarement influents et souvent flippants. Les marques en ont peur.

La télévision offre la possibilité – ringarde mais opportune – de parler à des gens qui se fichent de votre marque. Qui n’ont pas fait l’effort de vous liker sur Instagram pour recevoir de manière opt-in des “sollicitations désirées”.

Le “marketing individuel pull” concerne 1% des gens qui vous connaissent déjà, qui vous aiment et vous adorent. Sans doute les gens auprès desquels vous avez le moins besoin de communiquer, malgré tout le charabia des agences qui vous forcent à payer des idiots menaçant de bitcher vos marques sur leurs blougs.

Le “marketing impersonnel push” concerne 99% des gens qui se fichent de vous, donc à qui il peut être possible de raconter quelque chose attirant leur attention, même si vous partez de loin.

Oui, la télévision et les grands médias offrent l’occasion de toucher à leur insu les gens, mais dans un environnement où la pub est admise, contrairement aux endroits cools (réseaux sociaux ou “magazines sympas”) où les gens hurlent à la moindre bannos.

En outre, on a tendance à oublier que les environnements engageants sont d’un opt-in difficile à dénoncer (une marque vous propose-t-elle d’unliker sa page au bout d’un certain temps?) alors que le télévision ne vous empêche pas d’aller au bout du couloir à la mi-temps…

La médias de masse sont peut-être un des derniers bastions respectueux.