Le démon de Laplace est une super métaphore de l’intelligence artificielle

Dégotée hier lors d’une conversation animée, l’expérience de pensée dite du Démon de Laplace illustre parfaitement la vision animant les enthousiastes de l’intelligence artificielle.

« Une intelligence qui, à un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était suffisamment vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome ; rien ne serait incertain pour elle, et l’avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. »

La quantité de données produite par les milliards de produits connectés au web (aujourd’hui ordinateur et smartphones, demain objets, voitures, maisons…) va produire une telle quantité de donnée que des super-calculateurs pourront à tout moment « connaitre toutes les forces dont la nature est animée ».

Donc en déduire le futur à partir des évènements passés et présent.

A titre d’exemple, c’est de cette manière dont fonctionne les prévisions météorologiques. Demain, la puissance et la complexité des calculs de la météo seront accessibles au plus grand nombre : banquier, assureur, e-commerçant, industriels en tout genre.

Qu’en pensera la théorie du chaos ?

Merci Grégoire pour la découverte.

Valoriser la recherche française par le marketing

L’article Mashable résumant les engagements d’Emmanuel Macron pour l’industrie numérique nous rappelle à quel point la France dispose d’atouts solides pour l’avenir.

Emmanuel Macron a émis le souhait de voir émerger une stratégie nationale pour l’intelligence artificielle […]. Les chercheurs français sont bien armés pour y jouer un rôle majeur. La première étape sera d’évaluer ses usages potentiels et ses enjeux pour le travail et l’emploi de demain. Pour cela, il compte adopter un cadre fiscal qui encourage l’investissement dans l’innovation […].

La qualité de la recherche fondamentale hexagonale est reconnue à l’international.

A tel point qu’elle est parfois jugée hérétique par les Américains qui – quand ils n’attirent pas nos talents à coups de dollars – considèrent le CNRS comme une fantaisie idéologique.

L’IA constitue un double enjeu d’avenir pour le développement international de la France et sa souveraineté intellectuelle.

Chez Artefact, nous produisons des applicatifs d’intelligence artificielle au service des marques.

C’est notre créneau business et notre manière de valoriser nos talents, avec ou sans PHD.

Les millenials ont l’air assez chauds à l’idée de mettre de l’intelligence artificielle dans le marketing

On adore ce genre d’informations (peut-on encore appeler ça une infographie?) issues d’une étude de l’agence média digitale Rocket Fuel.

Inutile de préciser que les personnes interrogées n’étaient sans doute pas vraiment au courant que Rocket Fuel vend des bannos mais bon. On passe également sur le focus un peu gratuit de l’étude sur les millenials (les résultats sur l’ensemble de la population ayant probablement été mauvais).

Premier insight : les jeunes sont plus excités qu’effrayés par l’IA même s’ils perçoivent un potentiel effet boomerang à cette technologie.

Deuxième insight : l’Internet des objets est un puissant accélérateur de la compréhension du potentiel de l’IA. Smartphone, chaudières/thermostats connectées, assistant vocaux…

Troisième insight : les gens sont également conscients de la présence d’IA dans les médias que dans l’armée… Il faudra tôt ou tard faire une distinction entre l’IA légère et l’IA profonde…

Quatrième insight : les bénéfices principaux de l’IA sont relatifs à la productivité et au gain de temps. L’IA c’est d’abord *la machine qui fait à ma place quelque chose que je faisais autrefois*.

Dernier insight : les gens sont très partagés sur la capacité de l’IA à produire de l’émotion ou de la créativité.

Tant mieux, on va vous surprendre !

L’intelligence artificielle rejoue au quotidien le débat Voltaire-Rousseau

La dispute historique entre Voltaire et Rousseau semble se rejouer quotidiennement dans les communautés des praticiens de la data et de l’intelligence artificielle.

Les voltairiens croient en la capacité de la machine à élever l’homme à l’état de raison pure, tandis que les rousseauistes nous rappellent à quel point la machine ne peut devenir rusée qu’à la solde d’un programmateur chafouin.

Les premiers défendent la singularité – moment où la machine va penser plus vite que l’homme – à la manière de Musk ou Hawking prévenant l’humanité d’un risque de révolte robotique.

Les seconds apprennent aux machines à ruser (cf. DeepBlue de IBM ou Alphago de Google), reconnaissant que dans la data ou l’informatique, il faut faire confiance à ses émotions et ses intuitions.

La vérité est sans doute ailleurs.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #301

1.L’intelligence artificielle de Youtube favorise la propagation des fake news. Merci Le club

2. Le célèbre ourse en peluche appelé teddy bear tient son nom de Theodore Roosevelt. Merci Etienne

3. Pourquoi les disques durs Windows sont labellisés C.

4. La mafia tiendrait son nom d’un acronyme anti-français hérité des vélléités napoléoniennes face à l’unification de la botte : Morte Alla Francia Italia Anella ( « L’Italie aspire à la mort de la France »). Merci François

5. Roxanne de Police a été écrite à Paris, dans un hôtel voisin de péripatéticiennes, décoré d’un tableau de Cyrano de Bergerac.

6. Guilty, l’album le plus célèbre de Barbara Streisand, a été écrit et produit par Barry Gibb des Bee Gees. Merci Chloé

7. Etymologiquement, la carrière est l’espace où l’on fait courir les chevaux.

8. Le programme d’un cours à Sciences Po est appelé syllabus, emprunté à un terme ecclésiastique.

9. La marque Hotmail fut choisie car elle contenait HTML. Elle s’appelait originellement HoTMaiL.

10. Epouser un homme plus vieux réduit l’espérance de vie d’une femme. Epouser un homme plus jeune la réduit encore plus.