Innovation roundup : chewing-gum, éolienne et peinture…

Petit panorama d’innovations glanées ça et là…

Des chewing-gums stimulants, à base de taurine et de caféine. Les bulles Blitz doivent être explosives :

Une potentielle solution à l’absence d’eau potable dans le tiers-monde : cette éolienne récolte la vapeur d’eau présente dans l’air :

021009SDT01

De la peinture anti-wifi, parfaite pour certaines écoles qui ne tolèrent pas Facebook dans les amphis :

Un lave-vaisselle supersonique : pas besoin d’eau, les ultra-sons se chargent de détruire les résidus de vos assiettes. Les étudiants vont adorer :

091015_sonicdishwasher

Une marketplace dédiée aux MP3 d’occasion, sans DRM évidemment… Allez jeter un coup d’oeil à la plateforme Bopaboo.

Last but not least, le rationalizer, un instrument Philips qui permet d’informer son entourage de son humeur. Un bracelet façon montres Polar mesure le rythme sanguin et communique l’état de stress de son propriétaire à une sorte de saladier lumineux, à disposer dans le salon… Pratique pour devenir le bon moment pour apporter son carnet de notes. Ironie, ce produit aurait été conçu pour les traders…

Rendez-vous dans quelques jours pour quelques autres brillantes inventions !

Quelques innovations : musique, lunettes et dentifrice…

Comment aborder plusieurs sujets qui n’ont aucun point commun sinon leurs caractéristiques innovantes? Voici un court panorama des inventions récentes ou moins récentes qui changeront peut-être le monde.

1) L’ampli spécial MP3

Le développement du MP3 a démocratisé l’accès à la musique. Pirates et adeptes du gratuits s’en donnent à coeur joie. Le revers de la médaille : la qualité de la compression – même quand elle est bonne – n’égale pas les CD pour une raison simple. Nos enceintes sont pourries.

Cet ampli à tube convertit nos mp3 en fichiers FLAC – format non compressé – pour nous offrir une expérience sonique chanmé. Ca donne furieusement envie de l’essayer… (Merci Dvice)

2) Les lunettes qui permettent de se mettre dans la peau des vieux

090923_lunettes_old-people

Les marketeurs, jamais avares d’inventions tarées pour comprendre les gens ont inventé les lunettes 3D de vieux. une fois posées sur votre nez, elles permettent de se mettre dans la peau d’un papy. Le but avoué de cette invention est de comprendre comment le troisième âge se comporte dans les linéaires de supermarché… Eh oui, le papy-boom est en marche… Explications :

3) La boîte de nuit autonome


Sans verser dans la promo gracieuse, l’initiative soutenue par EDF mérite d’être mentionnée. Loin d’être le pionnier du genre, le patron de club Michel Smit a le mérite de faire savoir qu’il a équipé la piste de son dancing de capteurs qui récupère l’énergie produite par les pas de danses. Les watts récoltés permettent de faire tourner la boule à facettes. Trop cool. Voir la vidéo ici.

4) Le dentifrice somnifère

090923_pearly-dreams-toothpaste

Last but not least, ce dentifrice porte peut-être en germe le futur du marketing de la dent propre. Pourquoi? Le marché du dentifrice n’est pas encore segmenté par moments de brossage. Pourquoi ne pas inventer un dentifrice du matin et de la soirée? Les produits cosmétiques (crème de jour et de nuit) ont bien réussi, pourquoi pas la pâte à dent. De fait, la recette ce dentifrice Pearly Dreams de nuit est dotée d’une petite dose de somnifère, de quoi faire de beaux rêves très vite.

Et dire que les agences se plaignent de tous les beaux projets qui sommeillent dans les cartons… On ne pourra pas dire que certains ne tentent pas leur chance… Ca vous inspire?

Un point sur le steampunk

Le steampunk – punk à vapeur – est un sous-genre de science fiction apparu à la fin du 19e siècle, impulsé par des auteurs comme Jules Verne. Il qualifie une esthétique artistique mêlant de la littérature, de l’art, du cinéma et… des technologies. Grosso modo, la plus belle incarnation du steampunk grand public est la reproduction du Nautilus à Disneyland.

La définition de Wikipédia donnée est suffisamment riche pour que nous nous penchions plus particulièrement sur le versant informatique du steampunk.

Chaque mouvement esthétique produisant ses fans, des doux dingues inventeurs fous s’amusent à modder leurs engins à la sauce steampunk. Depuis leurs ordinateurs jusqu’à leur clef USB en passant par leur console de jeux vidéo. Les résultats sont aussi réussis que surprenants.

Le steampunk, en clair, est une des émanations des plus manifestes de la postmodernité : on imagine l’avenir en puisant dans les ressources historiques. Une de plus pourrait-on croire. Peut-être, en tout cas celle-ci m’ébloui de créativité, on n’a pas fini de s’étonner des fans

Quelques images :

Une montre

Un iPod

Un ordinateur

Une Vespa

Des lunettes

Une guitare

Le clou du spectacle : un chargeur iPod qui fonctionne à la vapeur…

Plus d’images steampunk ici.

Source : wikipédia

MàJ : suite au regain d’intérêt suscité par cet article, voici un document complémentaire réalisé sur le sujet du steampunk, chez Né Kid :

 

Les formidables machines de Rube Goldberg

Ca faisait plusieurs mois que ce brouillon de note sommeillait profondément dans mon WordPress… Je me lance, je vais  brièvement exposer le cas Rude Goldberg, un touche-à-tout américain partiellement responsable de bon nombre de vocation de bricoleurs… et de geeks.

Histoire de planter le décor, Rude était initialement dessinateur humoristique, d’abord célèbre pour ses contributions journalistique. Ironique et passablement lassé par les lenteurs administratives – il aurait été inspiré en France – l’homme se décide alors a développé une proposition critique tout à fait inédite.

Il s’amusait ainsi à construire des machines toutes plus saugrenues les unes que les autres – ayant inspirées selon la légende l’expression usine à gaz – en vue de remplir une fonction simplissime de la manière la plus compliquée possible. Une sorte d’ode en pied-de-nez au non-progrès. Amusant comme cette idéologie nous fait aujourd’hui encore rêver, à l’heure où une – mince mais grandissante – partie de l’industrie s’essaie timidement à des stratégies de la simplicité.

Toujours est-il que le compliqué nous plait. Souvenez-vous du mécanisme infernal mis en place par les Goonies pour ouvrir leur portail de jardin. C’était déja Rude Goldberg. Nos jeux favoris des 90′ : Attrape-Souris ou Domino Cascade : typiquement goldbergesques. Et le film Honda Accord grassement récompensé, encore Rude…

Amateurs, adeptes, pros ou publicitaires, le monde est Rude.

Mais qu’est ce qui nous pousse à nous passionner pour ces mécanismes? Le besoin de reconnaissance de nos pairs  passant par des prouesses technologiques? Une frustration exprimée par rapport à un environnement incontrôlable?Quid des fans de la simplicité?

Une dichotomie qu’on pourrait in fine résumer à celle en place dans l’univers de l’informatique :

  • Chez IBM, l’homme doit s’adapter à la machine ;
  • Chez Apple, c’est la machine qui doit s’adapter à l’homme.

On retrouve bien évidemment cette antinomie entre des gens soucieux de comprendre le fonctionnement de leurs achats et les autres, attirés par la simplicité d’utilisation.

Aux vues de :

  • L’écrasante domination du PC (imputable – ne nous méprenons pas – à bien d’autres paramètres stratégiques) ;
  • Une récente expérience tragique face aux branchements d’un téléviseur HD et d’une neuf box ;
  • La prise de pouvoir des geeks et des digital natives ;

Je crains que les hommes ne soient systématiquement séduits par la difficulté. C’est déprimant.