Aura of fame now elvoves toward tech too

somebody miranda july miu miu

During the past few weeks, a weirdly high amount of tech news was trusted by celebrities:

  • Tom Hanks launched an iPad typewriter app: Hanx Writer
  • Kim Kardashian released a now famous mobile game: Kim Kardashian Hollywood
  • Jessica Alba just raised 70 million before IPOing Honest, her eco-friendly baby products brand
  • Miranda July launched last week Somebody, a messaging app, sponsored by Miu Miu (see below)

Compared to these fancy innovations, big names endorsing cars or even creating their own perfume are out of date (and less and less efficient).

Yet, this is basically more or less the same process playing here: these products are success partly because of mojo and fame.

What if your next mobile app was sponsored by a singer?

Avant d’avoir une vision il faut avoir quelque chose à regarder

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Aucun marketeur ne niera l’importance de construire des marques ambitieuses.

A vrai dire, cette démarche a tellement de succès qu’elle précède de plus en plus souvent la création d’un bon produit. C’est notamment le cas dans les start-ups où on se creuse les méninges pour voir loin, pour être scalable et pour être racheté avant d’avoir un craché un centime ou sorti un prototype.

Il est fondamental de se doter d’une bonne plateforme de marque. Après avoir lancé son premier produit.

Une marque fait sens à partir du moment où elle possède une gamme composée d’au moins deux références. Autrement, c’est un produit (ou une marque-produit).

On peut avoir un produit sans marque mais pas de marque sans produit.

C’est ces erreurs que commettent les start-ups, en produisant un fossé énorme entre les attentes et la réalité. C’est une bonne tactique avant une introduction en bourse. C’est moins long termiste quand on souhaite créer du lien avec des gens ordinaires.

Repensez à la manière dont Facebook gagne sa vie (du gros CPM dégueulasse). Voilà, vous avez compris.

Les start-ups et le cool : quelles leçons à retenir des groupes indies?

L’introduction en bourse de Facebook fait jaser, tout comme le rachat d’Instagram ou les levées de fond actuelles (Spotify, Pinterest… même Quora s’offre un tour de table).

Si la Valley se pique désormais de projets industriels (énergie, transports…), la hype dont jouit le social donne à penser – corrigez-moi si je me trompe – que le seul objectif de ces sociétés est de devenir populaire.

Une fois engagées dans cette voie, la plupart des sociétés signent leur arrêt de mort : créditées par le cool le temps d’un claquement de doigts, leur succès éclair les condamne à une obsolescence rapide. C’est l’histoire des Myspace et consort.

Contrairement à bien d’autres univers, les start-ups ne considèrent pas le cool comme un stock mais comme un flux. Le cool est un tremplin qui conduit au mainstream. Deux phrases du film The Social Network en témoignent :

  1. Zuckerberg évoque avec un camarade le caractère inestimable du cool de son premier site de notation d’étudiantes,
  2. Sean Parker à Zuckerberg : you know what’s cool? Not a million dollars. A billion dollars (à 1’27 » du trailer ci-dessous)

L’emploi d’une chanson de Radiohead – saint patron des groupes indie devenues mainstream – pour le trailer n’est sans doute pas un hasard

Les start-ups se foutent du cool. A quelques exceptions près, elles en usent et abusent le temps d’être connues et se plient ensuite aux exigences des fonds en vue d’une levée de fonds voire d’un rachat (cf. cet étonnant centre de rehab pour mauvais projets).

Dans les années 80/90, le mouvement indie revendiquait son caractère anti-commercial. Contrairement aux start-up à la mode, le top du cool consistait à s’autofinancer et s’enregistrer dans un garage. Le cool était considéré comme un stock, pas un flux, un capital à entretenir précieusement à coup de t-shirts troués, de soirées clandestines et d’histoires d’amour tourmentées.

Si la crédibilité indie a fini par s’éroder (certains groupes étant devenus commerciaux…), elle incarne le changement de statut du cool chez les start-ups. De stock à flux.

Dans la musique comme dans le web, tous les groupes ne devraient pas chercher à devenir mainstream. Leur force, c’est leur indépendance, leur petite communauté (on verra qui sera encore sur Instagram l’année prochaine quand Tata Jacqueline l’aura utilisé en masse cet été sur son wall).

On ne devrait pas faire l’amalgame entre social, démocratique et populaire. On ne doit pas plaire à tout le monde.