10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #145

1. Au Japon, le tatami natte (ou Jo) est une unité de mesure de la superficie. Merci Olivier

2. Le combiné de téléphone à la française (source McLuhan) :

mcluhan combine telephone francaise

3. CEDEX = Courrier d’entreprise à distribution exceptionnelle.

4. Le nouveau World Trade Center mesure 1776 pieds de haut. Tout communique.

5. L’histoire du Scrabble.

6. Le monocle tiendrait son succès de la mode de se tenir très droit durant l’Angleterre victorienne (source McLuhan).

7. Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde est une métaphore de la drogue.

8. En Thaïlande durant les 50’s, les stars du cinéma ne vivaient pas à l’écran mais derrière lui. Ils sous-titraient en live les films américains (source McLuhan).

9. Le téléphone et le langage braille son nés par accident du désir des Bell de rendre visible la parole.

melville bell telephone mcluhan

10. Dans un sous-marin, une journée dure 18 heures.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #139

1. A la fin du 19e siècle, la Poste belge essaie sans succès d’employer des chats pour distribuer le courrier. Merci Edouard

2. L’entreprise PC Pitstop s’amusa à cacher dans ses contrats une clause offrant mille euros au premier qui la lirait. Après 5 mois et 3000 ventes, la récompense fut donnée.

3. Le glanage, ancêtre antique des aides sociales toujours en vigueur de nos jours.

4. Doté de 120 mg d’aspartame au lieu de 40 grammes de sucre par boîte, le Coca Light flotte là où le Coke red coule.

5. Payé en partie de sa poche, Psycho de Hitchcock devint profitable grâce à une astucieuse suggestion interdisant tout spectateur de rentrer dans les salles après le début du film. Merci Alex

6. La signature de McDonald’s vient de Justin Timberlake. Merci Chloé

7. En 1931, Time désigne homme de l’année Martin Laval. A ce jour, le Général est le seul autre Français distingué par le magazine.

8. Au Japon, on compte 3000 écoles consacrées à l’art floral, rassemblant quelques 20 millions d’adeptes.

9. Jusqu’en 2000, Alan Smithee était le nom d’emprunt qu’un réalisateur adopte en cas de non-agrément avec le producteur sur le résultat final. Voici sa filmo.

10. “Dans la couronne incluant l’hyper-centre et une bande de 10 kilomètres autour, aucune augmentation de la population parisienne n’a eu lieu de 1962 à 2009″.

Le business des conférences

Leurs bannières fleurissent un peu partout, leurs mailings pleuvent, leurs vidéos tournent sur la toile. Les conférences ont ouvert un marché plutôt prospère. Elles combattent à coup de peoples recrutés à des millions d’euros, font payer leur accès très très cher et ne laissent en général pas d’autres traces que le mal de crâne qui vous ravage le lendemain matin.

Parmi les conférences au concept original, commençons par les Pecha Kucha. Imaginées au Japon par des designers (sans doute un peu trop obnubilés par la contrainte ceux-là…), ces présentations durent 6 minutes et 40 secondes, pas plus, soit 20 images et 40 secondes par image. Plus d’infos sur les PK à Paris ici.

Un peu dans cette veine, comment ne pas parler de TED, spécialisé dans les présentations d’une vingtaine de minutes (rarement plus) sur des sujets aussi divers qu’intéressants… Tous les grands sont passés par la scène de TED, depuis Tim Berners Lee à Al Gore (son speech de Une vérité qui dérange est un spin-off d’une préz TED) en passant par Philippe Stark ou Sergei Brin. TED existe à Paris depuis quelques mois, allez jeter un coup d’oeil à leur groupe Facebook.

Pour le plaisir, voici la vidéo de la présentation de Virginia Postrel sur le glamour, attention les yeux, c’est très brillant :

Viennent ensuite des conférences qui ressemblent plus ou moins à des salons/petits-déjeuners/des semaines thématiques. Parmi les françaises les plus célèbres, il y a Le Web organisé par l’omniprésent Loïc Le Meur mais aussi Buzz the Brand dont la profession se gargarise en ce moment, et puis plein d’autres manifestations dont le but affiché est de réseauter et siffler des coupes gratuitement… Finalement établir un panorama exhaustif va être un peu long. Le plus important, c’était de vous parler de TED !

Et vous? Auxquelles conférences assisterez-vous cette année?

No money, but love

Les bonnes idées de communication ne naissent pas uniquement autour de produits ou services. Les municipalités font de plus en plus d’efforts pour améliorer leur image et leur offre, les dispositifs déployés par Paris ou Londres dans le cadre de la campagne pour accueillir les Jeux Olympiques en attestent.

La ville de Yubari sur l’île de Hokkaido au Japon a connu la déprime. En faillite en 2007 à cause d’une dette de 350 millions de dollars bien difficile à effacer compte tenu d’une situation économique plutôt médiocre, les édiles locaux ne pensaient pas pouvoir s’en sortir… Tout ça avant de tomber sur un chiffre, oui oui, une simple statistique, tout ce qu’il y a de plus banale…

La ville de Yubari dispose en effet d’une singularité : elle est la ville où le taux de divorce est le plus faible de tout le Japon. Fort de ce constat,  une agence de pub locale – l’histoire ne dit pas s’ils ont été payés… – a eu l’idée de faire de Yubari la ville de l’amour. Articulé autour du slogan “No Money but love”, la campagne est un carton, elle a généré des millions de doll de retombées PR – plus un Lion à Cannes – et une belle notoriété à la petite ville désormais envahie par les couples d’amoureux.

Une bonne nouvelle  pour les municipalités du Nord Pas de Calais – Bergues, Roubaix, Outreau… – qui voient dans ce succès de nouveau une raie de lumière…

La réalité augmentée, un monde au carré

Les plus Japan-friendly d’entre nous se souviennent certainement de l’épisode de Dragon Ball où Végéta et Nappa arrivent sur la planète terre, à la recherche de Sangoku. Issus d’une civilisation surdéveloppée, les deux Sayens portent à l’oeil gauche un monocle intelligent qui leur permet d’obtenir des informations sur chacune des zones qu’ils regardent.

Cette innovation est progressivement sur le point de prendre forme grâce à une batterie de technologies articulées autour d’un terminal unique :  le téléphone mobile. D’une part, la réalité augmentée permet de faire communiquer réel et virtuel. D’autre part, les systèmes de GPS et geotagging – et même un accéléromètre sur l’iPhone – permettent au téléphone de se repérer dans l’espace.

Résultat : un appareil qui est capable de vous indiquer votre position et vous informer sur votre environnement – sous réserve que les éléments qui vous entourent soient taggés équipés pour communiquer en réalité augmentée.

La vidéo ci-dessous vous donne un rapide aperçu de ce que pourrait être un monde augmenté, à partir d’un prototype expérimenté l’année passée :

Une autre vidéo qui résume le principe de la réalité augmentée :

On imagine dès lors avec ébahissement la richesse d’une visite au musée du Louvre ou dans la grande pyramide de Khéops à l’aide d’un appareil de ce type : photos, vidéos, anecdotes et rich contents liés – alimentés par les utilisateurs, marques ou institutionnels – feraient basculer le tourisme ou la simple promenade en expérience intellectuelle et ludique totale.

Les débouchés publicitaires sont infinis, on espère juste que le spamming et le matraquage ne pourriront pas le monde augmenté aussi violemment que le monde réel…

Pour aller plus loin, voici un excellent article richement fourni de Grégory Duquesne sur Influencia.