The Hornbach hammer is the new Diamond Shreddie

This case is perfect example of the abstract value of things (recently promoted by the Art Directors Club of Europe).

It’s all about perception and symbols. As Jean Baudrillard said: “we buy objects, we consume signs”. Here a former weapon (with a special signification within a country torn by war till 25 years ago), a limited serie, a handcrafted object, an artifact of the DIY trend.

Imagine that: a branded hammer! Brilliant.

Without mentionning its ability to drive trafic.

Really smartass.

Found on the also brilliant Next Gag Newsletter

Thing Dameon, Facebook des objets

5 tribus de lycéennes britanniques, définies par leur "look"

Dans La Société de Consommation, Jean Baudrillard explique que nous achetons des produits et nous consommons des signes, ce qui sous-tend :

  1. Nous sommes des agents économiques dotés d’un pouvoir d’achat,
  2. Les objets que nous achetons sont des signes, ie. ils envoient des messages.

Contrairement aux économistes, Baudrillard ne définit pas uniquement la société de consommation par un modèle de croissance reposant sur la demande mais par un système où chaque agent économique émet des messages (sur sa personnalité, sa religion, sa profession, son niveau de vie…) par les objets/signes qu’il achète.

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Le mot qui tombe à point nommé : le murketing

Murketing est une contraction de murky et marketing = un marketing sombre et/ou trouble, qui se cache.

Une tendance de plus en plus prégnante tant les moyens et canaux se multiplient, les technologies et les usages aussi, les comportements se fragmentent, les frontières entre le digital et le réel se confondent, les stratégies de détournement et de parodie pullulent…

L’absence d’éléments contextualisant (un jingle publicitaire à la télévision ou à la radio, un cadre d’affiche dans le métro, l’espace délimité d’une bannière interactive) fait sortir la publicité de son cadre de réception traditionnel. On ne sait plus quand nous avons à faire à de la pub.

Du coup, on voit des placements de produits partout, on se met à guetter chaque signe, on se demande s’il y a de la bonne ou de la mauvaise pub, ça vire à la parano.

Certains appellent ça de l’hyper-réalité, d’autre des situations.

Le murketing au sens propre, c’est utiliser des outils de communication inhabituels et cools pour parler aux nouvelles générations afin de dynamiter la “pub à la papa”.

Au sens figuré, le murketing exprime le lien qui unit la communication et les publics : en sortant des films viraux bizarres, en lançant des messages difficiles à comprendre ou en enjoignant les publics à faire un travail de décodage et d’engagement , le murketing défie notre réception et nous dit : “vas-y, essaie de me comprendre maintenant, suis-je de la pub ou pas?”

Une tonalité adaptée aux jeunes pour le moment mais qui pourrait avoir dans les années à venir un impact assez énorme sur la manière de considérer la pub.

Le murketing nous tient aux aguets et nous prépare à voir un message n’importe où, n’importe quand, n’importe comment.

Bienvenue dans l’hyperréalité

Concept développé (entre autres) par l’ami Baudrillard, l‘hyperréalité caractérise les sociétés réservant une place telle aux images qu’on ne distingue plus la réalité de la fiction.

Il aurait été aisé d’aborder le sujet sous l’ange des mondes virtuels (WoW, Second Life, Habbo, etc.) ou de la séduisante version des frères Wachowski mais je préfère le traiter par le prisme de la publicité.

Est-ce la maturité des consommateurs? Est-ce les marques qui ont poussé le bouchon trop loin? Est-ce ce que plus personne n’est dupe de rien?

On a jamais autant vu de fictions gravitant autour de la publicité : Culture Pub a lancé le mouvement il y a des années, Mad Men triomphe aux Golden Globe, The Gruen Transfer (un talk-show sur la pub) a fait des scores exceptionnels en Australie, le SNPTV fait de la pub pour la pub… Sans parler des campagnes UGC…

Bientôt, plus un citoyen ne sera ignorant des rouages et techniques de la pub.

Les vieilles frontières sont définitivement brouillées. Preuve ultime que l’opinion ne considère plus les consommateurs comme des cibles mais comme des interlocuteurs capables de décoder et comprendre les rouages de la réclame. Des partenaires en somme…

Etonnant non?

Pour le plaisir, voici le case study du lancement du Gruen Transfer par l’agence australienne Three Drunk Monkeys :