Et un truc de plus pour inciter les gens à passer du temps sur ton site

WaPo-reengage-tool

Trouvé sur le toujours très inspiré Digital Examples, ce cas d’auto relance des lecteurs sur le site mobile du WaPo est intéressant.

La fonction Re-Engage propose aux lecteurs des articles complémentaires quand « ils ont l’air de s’ennuyer ».

Le site détecte l’ennui des visiteurs par un temps anormalement long passé sur une petite quantité de texte.

Un peu le même genre que les bannières publicitaires proposant des articles complémentaires (façon Outbrain) sauf qu’ici, l’apparition de cette bannière est contextuelle + limitée à des contenus sur le site du WaPo.

On ne pense jamais suffisamment à l’enjeu de circulation des gens dans votre gamme. S’il est devenu universellement admis qu’une app c’est 1% d’acquisition et 99% de rétention, toutes les marques devraient penser de cette manière.

Dans le cas du WaPo il s’agit de faire passer du temps sur son site pour le monétiser (un KPI qui fait même foi sur les sites à longs contenus, genre The Economist) et générer des vues additionnelles.

Moralité : contrairement à la presse papier dont le job consistait à faire vendre un exemplaire (voire abonner les gens), la presse du le web ne doit pas se contenter de faire venir les gens chez elle mais surtout d’y passer du temps. Tout se joue après la porte d’entrée du magasin.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #164

1. Les tournages de film vus autrement.

2. Jeff Bezos voulait originellement nommer Amazon Cadabra. 

3. Toutes les façades de magasins GAP mis bout à bout = 16 kilomètres.

4. HBO = Home Box Office.

5. Le Viagra a été découvert par accident en cherchant un remède contre les angines.

6. La mode des bitstrips.

bitstrips facebook app friends

7. The user is drunk : une méthode de debugging :

8. Autonomous Sensory Meridian Response : la méthode à la mode pour avoir des orgasmes cérébraux.

9. Les marques qui ont déjà utilisé du neuromarketing (source : CB News novembre 2013) :

marques neuromarketing cb news

10. Comment éplucher de l’ail en 10 secondes.

Entre qualité sémantique et proposition philosophique : c’est quoi une friction?

Un terme qui devrait faire son trou dans les mois qui arrivent : la friction.

Récemment ré-employé par Jeff Bezos (les autres sources sont sans doute nombreuses) lors de la présentation du nouveau Kindle, ce mot exprime avec précision un des freins fondamentaux de l’essor accéléré des nouvelles technologies (bonne définition disponible ici).

Les frictions, on en rencontre quotidiennement par dizaines dans l’univers informatique (l’incompatibilité de devices ou de formats, le recours à des applications tierces pour opérer certains types d’échange, abandonner un processus d’inscription au bout de 5 étapes, une énième mise à jour d’une connectique hardware…) mais pas uniquement.

Les frictions IRL ne manquent pas : avis d’imposition erronés, incohérences administratives, incompréhensions communicationnelles, manques de logique…

Si – et c’est une hypothèse – les frictions constituent le sel de notre existence (comment pourrait-on connaitre le bonheur sans malheur?), l’industrie cherchent à les atténuer afin de garantir des expériences de marques fluides, voire liquides, sans obstacles ni heurs (on pense ici à l’écosystème Apple).

Faut-il choisir son camp entre les frictions créatives et les caresses ennuyeuses? Pas certain, la journée ne suffirait pas à lister les pros et les cons de ces deux visions du monde.

On se contentera donc de louer la précision et le potentiel viral de ce mot essayé et adopté.

En annexe, un documentaire signé IBM faisant allusion aux frictions à plusieurs reprises :