Les moins de 30 ans ont-ils un sens commun du NOUS?

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Cultivating the ‘age of we’ : cette belle tribune de Jim Carroll – un des VP de BBH – évoque la question perpétuellement en mouvement de notre identités individuelle et collective.

Sa manière de restituer la génération X comme une étape intellectuelle transitoire entre le monde d’avant les années 60 et celui d’aujourd’hui est éclairante. Alors que nos grands-parents étaient définis par leur classe sociale ou leur religion (grosso modo), nos parents se sont défaits de ces chaines traditionnelles pour les recréer à travers des groupes non plus traditionnels mais affinitaires : musique, activités politiques, mode, sports…

De nos jours, le principe même de regroupement semble battu en brèche par les enfants des Xers. On appartient à une bande un jour, une autre le soir-même. Aucun jeune de moins de 25 ans ne semble décidé à consacrer le sens qu’il veut donner à sa vie à un unique mouvement.

Les punks étaient finalement plus proches d’un groupe de scouts que d’une bande de twittos.

Cela ne signifie pas que la génération Y ne partage pas un caractère et des aspirations en commun (cf. slides 11, 12 de l’étude Hashtag Nation infra) : cela signifie plutôt que cette convergence de point de vue se justifie pas selon de se mobiliser, de faire groupe.

La question que cela pose : une marque peut-elle parler à un groupe de jeunes en les adressant en leur qualité de groupe ou séparément pour flatter leur désir d’empowerment? Peut-on invoquer le sens commun pour parler au jeune de 2015 ?

Les moins de 30 ans ont-ils un NOUS?