Stop confusing cause and effects to catch eyeballs, it makes you look like a dumbass

homer bart stupide cerveau blague insolence

It’s crazy how often we confuse cause and effects. Especially among these shitty content farms such as HuffPo or Slate. There’s almost one example a day.

Look at this one (coming from the respected Guardian): traveling makes you smarter, open-minded and creative. The typical situation. There’s just more travellers among rich peeps, which appears to be smarter, open-minded and creative. We won’t comment on the fact that this piece of trash is written by a well know bullshiter who happens to also be counterfeiter. Oups.

This is one is magic as well (no joke): Harry Potter readers are more tolerant. What the fuck. As for above, young blokes reading books have a greater chance to belong to privileged socio groups, which are generally speaking more tolerant. Harry Potter has no magic power.

Television won’t make you fat. Yachting won’t make you rich. Bowling won’t make you racist.

Look around bro.

Les souvenirs ne sont pas fiables et la mémorisation n’a plus aucun sens : que veut prosécogénie aujourd’hui?

Comme un pavé supplémentaire dans la marre des instituts : cet article de l’omniprésent Jonah Lehrer fait état des risques de trop compter sur notre mémoire.

L’examen de témoignages produits lors de procès montre que nos souvenirs, lorsqu’ils sont convoqués trop fréquemment, peuvent s’emmêler les pinceaux : 75% des inculpations américaines erronées reposent sur des témoignages oculaires.

C’est pour cette raison que certains préfèrent les flash focus ou qu’autres privilégient les sondages instantanés par téléphone (IPSOS s’en gargarise dans le dernier Challenges) : le premier souvenir d’un évènement est souvent le plus fiable.

Par extension, il y a de quoi remettre en question l’intérêt des enquêtes de perception ou des post-tests vendus aux annonceurs/agences…

On comprend aussi mieux l’intérêt du test de la secrétaire, dont l’intérêt réside moins dans l’analyse de la réception d’un message par la ménagère type que dans sa rapidité de compréhension.

Si la mémoire n’aime pas la complexité, on peut émettre l’hypothèse que la mémorisation nécessite des messages simples.

Ce qui justifie, au dépend de tous, l’emploi d’approches behavioristes et passéistes (répétition, notoriété, prosécogénie…). L’esprit humain ne pousse pas toujours à la prise de risque et à l’innovation. Adopter une approche bottom-up au service des gens, gérer plusieurs cibles simultanément requiert un effort.

Au nom de la nature physiologique de l’homme (je vous invite à relire cette colonne de Jon Steel), l’économie de l’attention ne devrait pas reproduire sottement la logique média en place. Le lancement du GRP par Google (répondant à une pratique empirique éprouvée de longue date en agences médias) ou les standards actuels de mesure de l’efficacité média (totalement calquée sur l’avant digital) ne font pas avancer les choses.

Les marques qui s’en sortent le mieux (des points de vue du business et de la reconnaissance des gens) sont celles qui prennent le plus de risques, osent se planter (où on reparle de la règle des 70/20/10 de Coke) et bousculent le statu quo. Même Procter s’y met.

Le mode de fonctionnement de la mémoire ne devrait plus travestir les stratégies des marques. D’ailleurs, à quoi correspond la mémoire aujourd’hui? Voici deux éléments de réponse, par Amber Case et Michel Serres.

Une preuve supplémentaire des vertus des contraintes sur les capacités créatives

A ceux qui en doutaient encore, voici un excellent article de Jonah Lehrer (un habitué du lien quotidien) publié dans Wired expliquant comment la créativité nait des contraintes.

Plus nous sommes gênés (par un obstacle sur un parcours, un inconnu dans une équation, le bruit d’une perceuse nous empêchant de nous concentrer), plus nos capacités cognitives entrent en mode big picture (je vous épargne le résumé des expériences menées pour arriver à ce type de résultat) et réussissent à se détacher des petits détails parasites. Nous prenons de la hauteur et réussissons (cela demeure une probabilité) à créer des connexions inattendues.

De quoi relativiser les vices du multitasking ou des théories catastrophistes des 12 minutes de concentration, voire des open spaces tueurs.

Un autre argument militant pour des stratégies de communication intégrées (ça faisait longtemps), pensant moyens et messages de concert.

Auriez-vous l’idée de cuisiner un tian avant de connaitre les ustensiles et plats dont vous disposez en cuisine? Possible. En ce cas, vous adapteriez-vous en cas de mauvais équipement ? Sans doute. Serait-ce in fine meilleur? Possible.

Arrêtons de mettre la charrue avant les boeufs (sans connaitre la force motrice dont nous disposons).

L’effet slibard et les tours que nous jouent notre mémoire

Posté il y a quelques jours dans Wired, la théorie du slip fait lumière sur un aspect du darwinisme psychologique.

Cette théorie raconte la capacité de notre esprit à oublier – trop rapidement – ce qui lui semble efficace. Si nos sous-vêtements ne nous obnubilent pas au quotidien, c’est que notre cerveau s’y est habitué. Le temps de s’adapter, il nous autorise à nous concentrer sur d’autres sujets.

Nous nous habituons extrêmement vite à ce qui nous plait. Après avoir goûté à l’iPhone, difficile de repasser au vieux Nokia. Après avoir essayé un nouveau vélo, notre ancien apparaît comme un abominable biclou, etc.

Comme le remarque l’auteur de l’article – Jonah Lehrer – la théorie du slip explique également pourquoi la première gorgée de bière est toujours meilleure que la seconde. De quoi rebondir sur cette idée de communication intéressante : the best bit of the muffin.

Non seulement l’image a de quoi marquer les esprits (cette petite pince qui va extraire le parfait parallélépipède est géniale), mais elle s’inspire de sensations psychocognitives réelles.

Voici la vidéo explicative :

La paralyse de l’analyse : la rencontre entre l’économie behavioriste et la psychologie cognitive

Le néologisme paralyse fait allusion à l’appellation d’un phénomène qualifié de paralysis-by-analysis, traité dans Wired il y a quelques jours.

Cette expression réfère au paradoxe du choix (voir cette note sur le sujet) : plus il y a de possibilité, plus il est difficile de prendre une décision (à moins d’avoir envie de pipi).

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